Pour la quatrième fois de la saison, Alejandro Galán et Federico Chingotto retrouvaient Juan Lebrón et Leo Augsburger. Et une nouvelle fois, ce sont les numéros 2 mondiaux qui ont eu le dernier mot.
Au terme d’un énorme combat, Galán et Chingotto se sont imposés 4/6 6/3 6/4 et décrochent leur place en finale du Valence Premier Padel P1. Une victoire acquise au mental et à l’expérience face à une paire qui leur a longtemps posé de gros problèmes.
Lebrón et Augsburger frappent fort d’entrée
Dans des conditions rapides parfaitement adaptées à leur jeu offensif, Juan Lebrón et Leo Augsburger réalisent une entame presque parfaite.
L’Andalou affiche un niveau impressionnant. Très concentré, il fait énormément souffrir Chingotto dans la diagonale. À ses côtés, Augsburger profite de chaque lob un peu trop court pour faire parler sa puissance.
En face, Chingotto ne semble pas dans un grand jour. Moins précis que d’habitude, parfois en retard dans ses choix et auteur de plusieurs fautes directes inhabituelles, il peine à imposer son rythme.
Logiquement, Lebrón et Augsburger prennent l’avantage et remportent le premier set 6/4.

Le tournant du match arrive dans le deuxième set
Dans la seconde manche un fait de jeu va complètement relancer Galán et Chingotto.
À 3/1, une volée d’Ale Galán est annoncée faute par Lebrón et Augsburger. Le Madrilène demande immédiatement la vidéo.
Le verdict tombe : la balle est bonne.
Une décision qui provoque l’agacement de Juan Lebrón, persuadé que la balle était sortie et qui voyait là une occasion importante de revenir au score.
Petit à petit, l’ancien numéro 1 mondial sort de son match. Son langage corporel change et la frustration s’installe.
De l’autre côté du filet, Galán et Chingotto sentent que quelque chose est en train de basculer.
Galán en patron, Chingotto retrouve ses sensations
Guidés tactiquement par Jorge Martínez, les numéros 2 mondiaux trouvent progressivement les solutions.
Chingotto retrouve de la qualité dans ses lobs et dans sa gestion des échanges tandis que Galán monte clairement en puissance.
Le Madrilène fait énormément de différences, prend la majorité des initiatives et permet à son équipe de reprendre le contrôle du match.
Face à eux, Augsburger devient moins impactant et Lebrón peine à retrouver la sérénité affichée dans le premier set.
Galán et Chingotto remportent logiquement la deuxième manche 6/3.

Une fin de match électrique à Valence
Le troisième set démarre sur la même dynamique.
Galán et Chingotto prennent rapidement l’ascendant et semblent filer vers une victoire maîtrisée lorsqu’ils mènent 5/2.
Mais la rencontre est loin d’être terminée.
Dans une ambiance exceptionnelle à la Fonteta, les quatre joueurs se nourrissent de l’énergie du public. Chaque point est célébré avec intensité et la tension monte au fil des échanges.
Lebrón et Augsburger sauvent alors une balle de match à 5/2 et relancent totalement la partie.
Portés par le public, ils reviennent à 5/4, faisant renaître le suspense dans une salle en fusion.
La tension devient palpable entre Galán et Lebrón, dont la séparation continue de marquer les esprits. Les regards se durcissent, les échanges deviennent plus tendus et l’atmosphère se charge d’électricité.
Mais au moment de conclure, Galán et Chingotto font parler leur expérience. Solides dans le money-time, ils réalisent un dernier jeu parfaitement maîtrisé pour s’imposer 6/4 dans cette manche décisive.

Une poignée de main qui n’aura pas lieu
Au coup de grâce, les émotions sont encore très présentes.
Et alors que les joueurs se retrouvent au filet, Alejandro Galán refuse de serrer la main de Juan Lebrón, symbole d’une relation toujours extrêmement tendue entre les deux anciens partenaires.
Une image forte qui vient conclure une demi-finale déjà très chargée émotionnellement.
Galán et Chingotto répondent encore présent
Cette victoire confirme une nouvelle fois la force mentale des numéros 2 mondiaux.
Depuis le début du tournoi, ils ont été bousculés à plusieurs reprises. Ils ont dû batailler face à Curro Cabeza et Mariano González, puis réaliser une remontada contre Álex Chozas et Tino Libaak, avant de retrouver un peu de sérénité en quart de finale.
Cette demi-finale constitue une nouvelle démonstration de leur capacité à renverser une situation mal engagée.
Pour la première fois, ils battent Lebrón et Augsburger en trois sets, preuve que cette paire continue de se rapprocher des meilleures équipes du monde.
Mais une nouvelle fois, lorsque le match a basculé dans la dimension tactique et mentale, Galán et Chingotto ont montré pourquoi ils occupent les sommets du classement mondial.
Ils attendent désormais leur adversaire en finale : Tapia / Coello ou Yanguas / Stupaczuk.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































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