Quelques jours seulement après avoir remporté le titre en double mixte à Roland-Garros, Sara Errani était déjà de retour sur les terrains… de padel. Invitée par l’organisation du P1 de Valence, l’Italienne s’est inclinée au premier tour aux côtés de sa compatriote, Martina Parmigiani, face à Virginia Riera et Teresa Navarro 6/4 6/4.

Dans un entretien accordé à Marca, l’ancienne finaliste de Roland-Garros en simple est revenue sur sa passion pour le padel, un sport qu’elle pratique depuis de nombreuses années en parallèle de sa carrière de tenniswoman.

Une passion née à Valence

Si sa présence sur un tournoi Premier Padel peut surprendre certains amateurs de tennis, Sara Errani n’en est pas à son coup d’essai. L’Italienne a déjà disputé plusieurs tournois du circuit FIP et Premier Padel ces dernières années.

Une histoire qui a débuté à Valence, ville où elle s’entraîne depuis plus de vingt ans.

« Le padel a toujours fait partie de mon environnement. Mon entraîneur jouait un peu et nous entrions souvent sur le terrain pour nous amuser. Aujourd’hui encore, quand je reviens à Valence, je joue presque tous les jours. »

Même lors de ses déplacements sur le circuit WTA, Errani emporte régulièrement sa pala avec elle afin de profiter des infrastructures disponibles.

« Le plus difficile, ce sont les vitres »

Habituée au plus haut niveau du tennis mondial, la joueuse italienne reconnaît que certaines spécificités du padel restent compliquées à maîtriser.

« Défendre est ce qui me coûte le plus. Mon instinct me pousse toujours à avancer vers la balle. Accepter de la laisser passer pour utiliser les vitres n’est pas naturel quand on vient du tennis. »

À l’inverse, le jeu de volée lui semble plus familier grâce à son importante expérience en double sur le circuit professionnel.

Malgré cela, Errani mesure l’écart qui la sépare encore des meilleures joueuses du circuit :

« Le niveau actuel est très élevé. Je voulais voir où je me situais et je sais qu’il me reste encore beaucoup à apprendre. »

Sara Errani : « Le padel apporte des choses positives à mon tennis »

Le padel, un modèle d’innovation ?

L’Italienne porte également un regard très positif sur l’évolution du padel professionnel.

« Le padel grandit énormément, il continue de progresser et c’est un très beau sport. »

Selon elle, l’une des forces de cette discipline réside dans sa capacité à s’adapter rapidement aux attentes du public.

Elle cite notamment le « point en or », utilisé à 40A, qu’elle aimerait voir débarquer dans le tennis :

« Le padel est plus innovant. C’est une règle que j’adore et que j’aimerais voir testée dans le tennis. »

Pour Errani, le tennis reste parfois prisonnier de son histoire, là où le padel bénéficie d’une plus grande liberté pour faire évoluer ses règles.

« Chaque sport a ses qualités »

Interrogée sur la rivalité parfois entretenue entre les mondes du tennis et du padel, Sara Errani refuse toute forme de hiérarchie.

« Certains tennismen voient peut-être le padel comme un petit frère, mais je ne suis pas d’accord avec ça. Chaque discipline a ses qualités et ses difficultés. »

Un discours qu’elle applique également aux critiques parfois formulées à l’encontre du double en tennis ou du padel.

« Je ne vois aucun intérêt à dévaloriser le travail d’autres sportifs. »

Un avenir encore partagé entre les deux disciplines

Pour l’instant, l’ancienne médaillée d’or olympique n’envisage pas d’abandonner le tennis pour le padel.

Le calendrier du circuit WTA reste très exigeant, mais elle espère continuer à participer ponctuellement à des tournois de padel lorsque les dates le permettront.

D’autant qu’elle y trouve un intérêt direct pour son tennis.

« Le padel m’aide à travailler les lobs, les transitions à la volée et à comprendre le jeu sous un autre angle. Il apporte des choses positives à mon tennis. »

Une déclaration qui résume parfaitement la relation qu’entretient Sara Errani avec le padel : bien plus qu’un simple loisir, un véritable complément à sa carrière de joueuse professionnelle

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !