Nous en parlions il y a peu, l’écrivain Minter Dial a récemment lancé son podcast “Joy of Padel”. L’objectif est de faire connaître davantage cette discipline à un large public à travers des anecdotes, des entretiens avec des passionnés de l’activité.
Pour le deuxième épisode de la série, l’homme aux multiples casquettes a invité Nallé Grinda, légende du padel français. Au cours de cet épisode, Nallé se remémore ses premiers moments lorsqu’il a découvert le padel au Mexique, il évoque la comparaison avec le pickleball, discute de l’avenir de la discipline aux États-Unis, ainsi que de ses futurs projets avec Padel X.

Des premiers souvenirs marquants
Nallé Grinda : “J’ai commencé à jouer au padel quand j’avais 5 ans, en 1981. Mes parents se rendaient à Acapulco avec un groupe d’amis. Ils connaissaient bien Enrique Corcuera. Ils ont commencé à jouer, et à un moment donné, ils se sont demandé : ‘Et si on faisait jouer les petits ?”

“Je n’ai pas vraiment de souvenirs spécifiques de cette période. Après tout, je n’avais que 5 ans. Cependant, je sais que tous les terrains à Acapulco avaient des dimensions et des configurations différentes. Chaque maison avait ses propres règles, les murs avaient des formes variées, les longueurs différaient, et c’était assez amusant. Évidemment, chaque maison adaptait ses règles en fonction de son terrain. Je me rappelle d’un terrain où, lorsque tu smashais par 4, tu étais pénalisé parce que les voisins recevaient beaucoup de balles.”

Les projets aux USA s’intensifient
Nallé Grinda : “Quand je suis rentré aux États-Unis en 2010, j’ai essayé de faciliter l’implantation de pistes dans le pays, en vendant des terrains, en recherchant des partenaires, en conseillant, en informant au maximum. Aujourd’hui, la majeure partie de mon temps est consacrée au développement du padel à travers mon entreprise Padel X. Nous collaborons avec des partenaires chiliens qui possèdent une solide expertise dans le domaine sportif au Chili.“

“Je pense que nous avons réellement mis en place un concept solide et captivant en ce qui concerne les infrastructures de padel aux États-Unis. Jusqu’à présent, nous travaillons sur deux clubs en Floride qui sont en cours de développement et actuellement, nous cherchons un emplacement à New York et nous avons encore d’autres projets à venir.
Les défis actuels résident principalement dans la recherche d’emplacements adaptés, car les coûts sont considérablement élevés. C’est l’une des raisons pour lesquelles le développement est plutôt lent. De nombreuses personnes et entreprises sont enthousiastes à l’idée d’ouvrir et de lancer des activités aux États-Unis, mais très peu d’entre elles sont réellement en mesure de le concrétiser.”
“La tendance est là, tout comme la présence des joueurs. Nous nous préparons à de grands événements, mais je ne peux pas fournir plus de détails. En octobre, un événement majeur est prévu, c’est tout ce que je peux vous révéler pour le moment. Tous les indicateurs sont au vert. Je prévois qu’il y aura 5 000 terrains de padel dans cinq ans, ce qui serait une augmentation considérable. Bien que cela prenne du temps, nous investissons tout notre temps et nos ressources dans le développement de ce sport.”
Le pickleball et le padel peuvent être complémentaires


Nallé Grinda : “Je ne perçois pas réellement de rivalité ou de conflit entre les deux, à mon avis, ce sont deux sports complémentaires avec des modèles économiques distincts. Au début, nous envisagions d’installer des terrains de pickel dans les clubs, mais nous avons abandonné cette idée pour plusieurs raisons, principalement en ce qui concerne la compatibilité entre les deux sports. Ce sont deux modèles économiques différents. Le pickleball est gratuit, il est plus facile de construire des terrains, tandis que le padel nécessite davantage de ressources.”
“Ce sont deux sports qui se ressemblent également, et ils sont tous deux accessibles. Personnellement, je préfère largement le padel, mais je comprends les personnes qui jouent au pickleball, que ce soit pour le divertissement ou les opportunités commerciales.“
Dans le padel on se remet constamment en question
Nallé Grinda : “Au padel, on apprend constamment à se remettre en question. Chaque week-end, une seule paire remporte le tournoi, tandis que toutes les autres perdent. Chaque semaine, on réinitialise son état d’esprit et on rebondit, tout comme dans la vie finalement.”
“Les débutants dans ce sport ont souvent tendance à vouloir sauter des étapes et jouer avec les meilleurs dès le début. Au contraire, il est important d’accepter de perdre des points, de travailler sur les angles, le placement et de gravir les échelons progressivement. Le tennis est un jeu basé sur les points gagnants, tandis que le padel est un jeu sans erreur. Le gagnant du point est généralement celui qui a provoqué la dernière faute directe.”
Si vous voulez écouter l’intégralité du podcast en anglais c’est juste ici.
Fan d’ovalie, de ballon rond mais aussi de sport de raquette, il a été piqué par le padel lors de son adolescence en Galice. Aussi à l’aise devant la caméra que derrière un micro, Vince saura apporter sa vision et son expertise de passionné de la petite balle jaune.

























































































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