Bien avant de devenir numéro 1 mondial, Arturo Coello avait déjà attiré l’attention de Nacho Coque. Dans Bandeja, le podcast officiel de Premier Padel, son préparateur physique raconte ses débuts avec le jeune Espagnol à seulement 16 ans et révèle une qualité qui l’avait particulièrement marqué : son incroyable implication dans le travail physique.
Aujourd’hui, la puissance et les qualités athlétiques d’Arturo Coello semblent presque indissociables de son jeu.
Mais cette construction a commencé bien avant son arrivée au sommet du padel mondial.
Dans le deuxième épisode de Bandeja de Premier Padel, Nacho Coque, qui accompagne Coello dans sa préparation physique, raconte ses premiers souvenirs avec celui qui allait devenir le « King ».
Coello n’avait alors que 16 ans.
« Tu te rends vite compte que tu n’as pas affaire à quelqu’un d’ordinaire »
Dès leurs premières séances, certains indices interpellent Nacho Coque.
Le jeune joueur possède évidemment un gabarit inhabituel, mais ce n’est pas seulement sa taille qui retient son attention.
« Quand tu rencontres un joueur comme Arturo, tu te rends rapidement compte que tu n’as pas affaire à quelqu’un d’ordinaire. »
Coque décrit un adolescent encore mince mais déjà très bien coordonné malgré sa grande taille.
Il perçoit également de la puissance et des qualités physiques particulièrement intéressantes.
« Je commence avec lui lorsqu’il a 16 ans et je me rends très vite compte que nous sommes face à quelqu’un de spécial. »
Attention cependant : personne ne pouvait alors prédire ce qui allait suivre.
Coque insiste justement sur ce point.
Déceler un potentiel exceptionnel ne signifie pas savoir jusqu’où un joueur ira.
« Tu ne connais pas la fin du chemin. Tu participes au chemin et tu essaies de placer les petites pierres pour qu’il soit le meilleur possible. »
Une chose étonne particulièrement son préparateur physique
Au-delà du talent, un élément va rapidement impressionner Nacho Coque : l’envie de travailler de Coello.
Et notamment son rapport à la préparation physique.
« Il avait une envie incroyable de s’entraîner. »
Coque explique que le jeune Arturo ne manquait pratiquement aucune séance physique.
Un comportement loin d’être anodin à cet âge.
« Cela me surprenait que, si jeune, il ne rate pas un entraînement de préparation physique, parce que c’est parfois assez difficile pour les jeunes qui ne savent pas encore clairement ce qu’ils veulent. »
Coello semble surtout comprendre très tôt quelque chose d’essentiel : améliorer son corps lui permet directement d’améliorer son padel.
« Je pense qu’il voyait qu’à mesure que ses qualités physiques progressaient, son jeu progressait également. »
Et Coque résume sa philosophie par une question très simple :
« Pourquoi faisons-nous de la préparation physique ? Pour que tu joues mieux. »
Le travail que le public ne voit jamais
L’intervention de Nacho Coque devient encore plus intéressante lorsqu’il aborde ce qu’il appelle « l’entraînement invisible ».
Vu de l’extérieur, un joueur professionnel peut donner l’impression de disposer d’une grande quantité de temps libre.
Pour Coque, c’est une illusion.
« On regarde un sportif et on se dit : il ne fait que ça, il doit avoir énormément de temps libre. C’est faux. »
Car l’entraînement ne s’arrête pas lorsque Coello quitte la piste.
Alimentation, sommeil, récupération, physiothérapie, soins, dispositifs de récupération : tout cela fait partie intégrante de la performance.
« L’alimentation, c’est de l’entraînement. Le repos, c’est de l’entraînement. »
Coque cite notamment les bottes de récupération ou encore, pour certains sportifs, les séances en chambre hyperbare.
Toutes ces routines prennent du temps.
Jusqu’à cinq ou six heures par jour
Lorsqu’on additionne l’ensemble de ces éléments, les journées deviennent particulièrement chargées.
Petit-déjeuner adapté, préparation physique, padel, récupération, physiothérapie, alimentation, déplacements et parfois une deuxième séance : la journée du joueur professionnel est très éloignée du simple entraînement visible par les supporters.
Nacho Coque estime que lors des journées comportant deux séances, l’ensemble peut représenter cinq à six heures quotidiennes, auxquelles il faut évidemment ajouter le repos indispensable à la récupération.
Quand Nacho Coque dit stop, Coello écoute
Alberto Bote raconte d’ailleurs une scène particulièrement révélatrice.
Lors d’un tournoi à Gijón, il souhaite interviewer Coello. Le joueur est parfaitement disposé à répondre.
Mais avant d’accepter définitivement, il se tourne vers Nacho Coque.
Comme pour demander : est-ce que j’ai le temps ?
Bote résume la scène avec humour : Coello était d’accord, mais celui qui décidait à cet instant était Nacho.
Le préparateur physique confirme.
Parce qu’après un match, certaines minutes peuvent être importantes.
Il prend l’exemple d’un coude légèrement inflammé : appliquer rapidement de la glace ou lancer un protocole de récupération peut permettre d’être dans de meilleures conditions au match suivant.
À ce niveau, chaque détail compte.
La défaite de Gênes 2024, exemple parfait de leur méthode
L’émission revient également sur un épisode qui illustre cette culture du travail.
À Gênes en 2024, Galán et Chingotto dominent Coello et Tapia en finale.
Les deux joueurs enchaînent ensuite avec Málaga.
Ils remportent le tournoi mais, au lieu de profiter immédiatement d’une période de repos, leur équipe décide de mettre en place ce qui est décrit dans l’émission comme une « micro-préparation ».
L’objectif : analyser, travailler et repartir sur de nouvelles bases.
Selon Alberto Bote, ce travail précède ensuite une série historique de victoires jusqu’aux Finals de Barcelone.
Derrière le « King », une construction commencée à 16 ans
La puissance de Coello n’est donc pas seulement le résultat d’un patrimoine physique exceptionnel.
Derrière le joueur que l’on voit aujourd’hui terminer les points depuis son côté droit se trouvent des années de préparation, de récupération et de discipline quotidienne.
Nacho Coque avait détecté quelque chose de différent lorsque Coello avait 16 ans.
Il ne pouvait pas savoir que l’adolescent deviendrait numéro 1 mondial.
Mais une chose était déjà visible : Arturo Coello avait envie de travailler. Beaucoup.
Et plusieurs années plus tard, cette culture du détail constitue peut-être l’une des explications les moins visibles de sa domination.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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