Thomas Leygue n’est plus qu’à deux petites places du top 100 mondial. Après son très beau parcours au FIP Platinum Lyon, conclu en quarts de finale aux côtés de Jesús Moya, le Français poursuit sa remontée express et pointe désormais au 102e rang mondial.

Une progression qui vient confirmer son excellente dynamique du Paris Major, où il occupait encore la 146e place, et qui prend forcément une saveur particulière quelques mois seulement après son retour à la compétition. Le top 100, première grande étape dans sa reconstruction après sa grave blessure, est désormais à portée de main.

Lyon, nouvel accélérateur pour Leygue

Arrivé à Lyon au 108e rang mondial, Thomas Leygue a profité du Platinum pour poursuivre sa remontée.

Toujours associé à Jesús Moya, le Français a d’abord écarté Miguel Lamperti / Dani Santigosa avant de signer l’un des gros coups du tournoi en huitièmes de finale face à Edu Alonso, 17e mondial, et Aimar Goñi, 32e. Au terme d’un combat de trois tie-breaks, Leygue / Moya s’imposent 6/7 7/6 7/6 et s’offrent une place en quarts de finale.

Leur parcours s’arrête finalement face à Momo González / Lucas Campagnolo (TS4), 6/3 6/4, mais cette semaine lyonnaise rapporte 50 points à Thomas Leygue et lui permet de gagner six places au classement FIP, pour atteindre le 102e rang mondial, son meilleur classement depuis son retour de blessure.

De la 146e à la 102e place : une remontée express

La remontée de Thomas Leygue prend encore davantage de relief lorsqu’on regarde le chemin parcouru depuis le début du mois de septembre. Avant le Paris Major, le numéro 1 français pointait encore au 146e rang mondial, conséquence des longs mois passés loin des pistes après sa rupture du tendon d’Achille.

Son huitième de finale historique à Roland-Garros lui a permis d’engranger 195 points, avant d’en ajouter 50 supplémentaires grâce à son quart de finale au FIP Platinum Lyon. En seulement deux tournois, Leygue a donc récolté 245 points, soit près de 39 % de ses 635 points FIP actuels.

Une moisson qui explique en grande partie son impressionnante progression récente : 146e avant Paris, 108e avant Lyon et désormais 102e mondial. En l’espace de quelques semaines, le Français a repris 44 places et se retrouve déjà aux portes du top 100, première grande étape dans sa remontée vers son meilleur classement en carrière, 86e mondial.

Avec Moya, une paire qui ne se fixe plus de limites

La dynamique de Thomas Leygue est aussi indissociable de son association avec Jesús Moya. Déjà partenaires avant la blessure du Français, les deux hommes avaient gardé en tête l’idée de reformer leur paire à son retour. Une relation qui fonctionne aussi bien sur la piste qu’en dehors, avec deux joueurs qui semblent partager une vraie complicité et une même vision du jeu.

Leur padel se veut offensif, agressif et porté vers l’avant, avec cette volonté de prendre rapidement l’initiative et d’imposer leur rythme. Surtout, les résultats de Paris puis de Lyon semblent avoir fait évoluer leur confiance. Après leur victoire face à Edu Alonso / Aimar Goñi, Moya résumait parfaitement le nouvel état d’esprit de la paire : « On peut battre tout le monde. »

Une déclaration ambitieuse, mais qui traduit surtout la conviction nouvelle de Leygue / Moya de pouvoir désormais regarder les meilleures paires dans les yeux. Leur quart de finale lyonnais, après le huitième atteint au Paris Major, tend à confirmer cette progression : ils ne se contentent plus d’accrocher des joueurs mieux classés, ils commencent à les faire tomber.

Leygue – Guichard : deux amis qui se tirent vers le haut

Désormais 102e mondial, Thomas Leygue se rapproche du top 100, mais aussi progressivement des positions qu’il occupait avant sa blessure, lui qui possède un meilleur classement en carrière à la 86e place mondiale. Devant lui, un autre Français poursuit une ascension impressionnante : Dylan Guichard, son ami, occupait déjà la 72e place mondiale avant le Platinum de Lyon, avec 887 points.

Une concurrence forcément particulière entre les deux hommes. Après sa victoire à Lyon, Leygue rappelait d’ailleurs leur proximité et cette capacité à se tirer mutuellement vers le haut. Guichard a désormais dépassé l’ancien meilleur classement de son ami et se rapproche des grandes références françaises au classement mondial, tandis que Leygue tente de retrouver le top 100 après sa longue absence.

Deux trajectoires différentes, mais une même dynamique, avec en ligne de mire les meilleures marques françaises de l’histoire récente, dont celle de Benjamin Tison, monté jusqu’au 57e rang mondial. Pour Leygue, la première étape reste désormais toute proche : deux places seulement le séparent du top 100.

Un top 100 qui peut aussi changer son quotidien sur le circuit

Derrière la symbolique du top 100 se cache surtout un véritable enjeu sportif. Le classement FIP sert directement à déterminer l’accès aux tournois Premier Padel : les paires sont ordonnées selon leur points combinés et, selon leur position, intègrent directement le tableau principal, passent par les qualifications ou restent sur la liste des remplaçants.

Chez les hommes, un Major comporte par exemple 48 paires dans le tableau principal et seulement quatre places attribuées via les qualifications ; les P1 comptent également 48 paires, dont huit qualifiées, tandis que le nouveau format des P2 ne propose que 22 places en accès direct, auxquelles s’ajoutent quatre qualifiés et deux wild-cards.

Pour Leygue, chaque place gagnée peut donc avoir des conséquences très concrètes : éviter certains tours de qualifications, accéder plus régulièrement aux grands tableaux et se donner davantage d’occasions d’affronter l’élite mondiale. Son Paris Major en est le meilleur exemple : parti des qualifications avec Moya, il avait dû remporter quatre matchs pour atteindre les huitièmes de finale.

Raphael Degironde

Fan et joueur de padel, je scanne le milieu du padel : Attention vous êtes surveillés !