La liste est tombée. Juan Alday a choisi les huit joueuses qui représenteront la France aux Championnats du monde 2026 à Doha, du 2 au 7 novembre : Alix Collombon, Léa Godallier, Carla Touly, Charlotte Soubrié, Louise Bahurel, Lucile Pothier, Clara Mansart et Steffi Merah.

Une sélection qui marque l’arrivée de Steffi Merah et Clara Mansart dans le groupe pour ce grand rendez-vous mondial, mais qui laisse nécessairement plusieurs prétendantes sur le côté.

Steffi Merah, les Jeux méditerranéens comme premier signal

La présence de Steffi Merah n’arrive pas totalement par surprise.

Quelques semaines plus tôt, la joueuse avait déjà été retenue pour représenter la France aux Jeux méditerranéens de Tarente, aux côtés de Louise Bahurel, Lucile Pothier et Charlotte Soubrié.

Cette première apparition dans le groupe tricolore pouvait déjà être interprétée comme un signal. Sa présence dans les huit pour Doha confirme désormais qu’elle a franchi un nouveau cap dans la hiérarchie française.

Pour Clara Mansart, la récompense est également importante. La Francilienne intègre une équipe dans laquelle elle retrouvera plusieurs joueuses désormais habituées aux grands rendez-vous internationaux.

Camille Sireix, la grande absente ?

Forcément, une sélection de huit joueuses implique des choix.

Camille Sireix est probablement l’un des noms qui interpellent le plus. La Francilienne faisait partie de l’équipe de France lors des Mondiaux 2024, puis encore du groupe retenu pour les Championnats d’Europe 2025, où les Bleues avaient atteint la finale.

Elle continue par ailleurs de s’investir sur le circuit international. En 2026, elle a notamment atteint une finale au FIP Bronze de Nairobi avec Mélissa Martin et une demi-finale sur le circuit FIP en Allemagne.

Cette fois, Juan Alday ne l’a pas retenue. Difficile d’aller plus loin sans connaître précisément les critères du capitaine, mais la concurrence s’est clairement renforcée.

Mélissa Martin et Fiona Ligi également absentes

Fiona Ligi connaît elle aussi déjà le maillot bleu. Elle avait notamment participé aux Championnats d’Europe et aux Mondiaux en 2024.

Mélissa Martin, très présente elle aussi sur le circuit FIP cette saison, reste également en dehors des huit. Elle avait notamment atteint avec Sireix la finale du FIP Bronze de Nairobi en mars, puis une nouvelle finale internationale à Dakar avec Charlotte Soubrié en juin.

Deux joueuses expérimentées qui ne seront donc pas du voyage à Doha.

Et forcément, le cas Marie-Amélie Dardaine

C’est peut-être le choix qui fera le plus discuter.

Marie-Amélie Dardaine, gauchère et partenaire de Clara Mansart, ne figure pas dans la sélection.

Sportivement, son profil possède pourtant quelque chose de différent. Une gauchère capable d’accélérer très fort et de produire beaucoup de vitesse peut constituer une option intéressante dans une compétition par équipes.

Dardaine possède cette capacité à faire mal lorsqu’elle parvient à imposer son rythme. Elle l’a encore montré récemment au FIP Platinum Lyon, avec un niveau de jeu qui peut lui permettre de rivaliser dans des séquences à très haute intensité.

Mais son jeu comporte également davantage de prise de risque. Toute la question est de parvenir à reproduire son meilleur niveau avec suffisamment de régularité. Si elle franchit ce cap, son profil de gauchère et sa puissance pourraient devenir des arguments difficiles à ignorer dans les prochaines sélections.

Son absence pose aussi une question intéressante concernant Clara Mansart. Les deux joueuses évoluent ensemble et ont construit des automatismes. Dans une compétition par équipes, séparer une paire installée n’est jamais totalement anodin. Alday a néanmoins choisi Mansart indépendamment de sa partenaire habituelle, preuve qu’il voit manifestement chez la Francilienne un profil susceptible de s’intégrer à d’autres associations.

Une nouvelle concurrence chez les Françaises

Au-delà des absentes, cette sélection traduit surtout une évolution de la hiérarchie française.

Collombon et Godallier restent les références. Touly poursuit son installation parmi les cadres, tandis que Soubrié, Pothier et Bahurel conservent leur place. Derrière, Merah et Mansart gagnent leur ticket pour Doha.

En 2025, Camille Sireix figurait encore parmi les huit Françaises retenues pour les Championnats d’Europe. Un an plus tard, deux nouveaux noms apparaissent dans le groupe mondial.

Pour Sireix, Martin, Ligi, Dardaine et les autres prétendantes, la porte n’est évidemment pas fermée. Mais cette liste montre une chose : la concurrence pour entrer parmi les huit meilleures Françaises n’a probablement jamais été aussi forte.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.