À un peu plus de trois mois des Championnats du monde de padel 2026, qui se dérouleront du 2 au 7 novembre à Doha, la bataille pour intégrer la sélection espagnole est déjà dans toutes les têtes. Interrogée par Mundo Deportivo lors du Malaga P1, Gemma Triay a reconnu que la nouvelle sélectionneuse, Carolina Navarro, allait devoir faire des choix particulièrement délicats.

« Je n’aimerais pas être à sa place »

L’Espagne, tenante du titre mondial, abordera une nouvelle fois la compétition parmi les grandes favorites, aux côtés de l’Argentine. Mais avant de penser à défendre sa couronne, il faudra construire une liste de seulement huit joueuses.

Pour Gemma Triay, numéro 1 mondiale, la mission de Carolina Navarro s’annonce loin d’être simple.

« Carolina a un sacré casse-tête. Je n’aimerais pas être à sa place », a-t-elle lancé avec le sourire.

Une manière de souligner la densité exceptionnelle du padel féminin espagnol.

Une concurrence féroce pour seulement huit places

Jamais l’Espagne n’a disposé d’autant de joueuses capables de prétendre à une sélection.

Aux côtés des incontournables Gemma Triay, Paula Josemaría, Bea González ou Ari Sánchez, plusieurs autres candidates peuvent légitimement espérer faire partie du voyage à Doha : Claudia Fernández, Andrea Ustero, Tamara Icardo, Marta Ortega, Martina Calvo, Alejandra Alonso ou encore Ale Salazar.

Consciente de cette concurrence, Triay préfère se concentrer sur ses performances.

« L’Espagne a la chance d’avoir énormément de joueuses de très haut niveau. Mon rôle est simplement de faire le maximum pour mériter ma place. Ensuite, ce sera à la sélectionneuse de prendre sa décision. »

Un tournoi à part dans une carrière

Pour la joueuse des Baléares, le Mondial reste une compétition unique, bien différente des rendez-vous du circuit Premier Padel.

« On enfile le maillot de l’Espagne et on rame toutes dans la même direction. On joue avec des partenaires qui sont habituellement nos adversaires chaque semaine. L’ambiance est très spéciale, on forme une véritable équipe et on vit des moments incroyables. »

Une atmosphère qui fait du championnat du monde l’un des événements les plus attendus de la saison.

Le cas Ale Salazar, entre expérience et nouvelle génération

Parmi les dossiers qui attendent Carolina Navarro, celui d’Ale Salazar attire particulièrement l’attention.

À 40 ans, l’ancienne numéro 1 mondiale dispute sa dernière saison sur le circuit professionnel. Avec sept titres mondiaux, un record dans l’histoire du padel, elle pourrait disputer à Doha son ultime Mondial sous les couleurs espagnoles.

Gemma Triay, qui a partagé plusieurs saisons de succès avec la Madrilène, estime que son expérience reste un véritable atout.

« Ale apporte toujours énormément, sur le terrain comme en dehors. Je pense qu’elle a ses chances. Mais il y a aussi Martita, qui a prouvé son niveau et obtenu de très belles victoires. Ce sont des décisions vraiment compliquées. »

Choisir au-delà du seul niveau de jeu

Pour conclure, Triay rappelle que la composition d’une sélection ne repose pas uniquement sur les résultats du moment.

« Il faut prendre beaucoup de paramètres en compte. Pour certaines joueuses, ce sera peut-être le dernier Mondial, alors que d’autres auront encore des occasions. Mais la sélectionneuse doit avant tout choisir ce qu’elle estime être le mieux pour l’équipe. Je suis convaincue qu’elle prendra la meilleure décision. »

À Doha, l’Espagne visera un nouveau sacre mondial. Avant cela, Carolina Navarro devra résoudre ce qui est sans doute le problème le plus enviable du padel féminin actuel : départager une génération de joueuses dont beaucoup auraient leur place dans n’importe quelle autre sélection nationale.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !