Lucile Pothier a remplacé Jessica Ginier, blessée, au stage de sélection de l’équipe de France à Perpignan. Focus sur cette joueuse encore méconnue en France.
[Interview réalisée au lendemain du stage de l’équipe de France]
Seulement 2 ans de padel !
Padel Magazine : Lucile, peux-tu te présenter un peu et nous dire depuis joues-tu au padel et comment as-tu découvert ce sport ?
Lucile Pothier : J’ai 24 ans, je suis originaire d’Aix-les-Bains en Savoie, entre lacs et montagnes.
J’ai débuté le padel en septembre 2019 suite à la construction de deux terrains de padel extérieurs au Tennis Club de Chambéry en août 2019. Nous n’avions pas de terrains de padel en Savoie avant cela.
J’ai découvert ce sport grâce à mon copain ! Ancien joueur de tennis (3/6), il a dû arrêter le tennis à cause d’une hernie discale. Le tennis était devenu trop traumatisant. Il s’est mis à jouer au padel et je l’ai rejoint naturellement.
Padel Magazine : Quel a été ton premier contact avec le padel , tu as tout de suite été conquise ?
Lucile Pothier : Au départ, je n’avais pas du tout aimé ! J’ai joué avec des joueurs de tennis qui ne laissaient pas passer la balle, qui tapaient fort, j’avais l’impression de faire du mini tennis. Puis petit-à-petit, j’ai appris à découvrir ce sport au fil des parties.
J’ai eu la chance de rencontrer et d’avoir dans mon entourage des joueurs qui jouaient déjà au padel depuis plusieurs années, et qui avaient fait beaucoup de compétitions. Ils m’ont donné plein de conseils techniques et tactiques dès le début, cela a beaucoup joué dans ma progression mais surtout a aiguisé mon attrait pour ce sport ! C’est agréable de découvrir le padel avec des gens passionnés.
Un passé de tenniswoman
Padel Magazine : Avant de te mettre au padel, tu as fait beaucoup de tennis ? Tu continues à y jouer ?
Lucile Pothier : J’ai débuté le tennis à l’âge de 4 ans, j’ai été en Pôle Espoir sur Grenoble à l’âge de 11 ans. Puis je suis partie 4 ans aux États-Unis dans une université en Division 1 au Texas de 2014 à 2018 pour continuer à jouer au tennis tout en continuant mes études. J’ai été classée 0 au maximum.
A mon retour des États-Unis, je voulais continuer à jouer au tennis pour essayer d’être classée négative. J’ai beaucoup progressé là-bas, je voulais tester mon niveau en rentrant en France. J’alternais entre tennis et padel, mais je jouais davantage au tennis.
Puis, j’ai fait mon premier tournoi de padel en mixte, à Jeu Set Padel en octobre 2019. J’ai adoré l’ambiance et le fait d’être en équipe. Au tennis, j’appréciais beaucoup les doubles et les matchs par équipe. Ça m’a donné envie de découvrir davantage la compétition. Puis le Covid est arrivé, j’ai fait quelques tournois l’été 2020. J’ai beaucoup joué mais je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup de compétition à cause du Covid. Et maintenant j’ai attrapé la fièvre du padel, je suis devenue une vraie passionnée ! Je pense qu’en 2021, j’ai joué 2 fois au tennis. J’aime bien jouer comme ça avec des amis mais la compétition ne m’attire plus du tout. J’ai retrouvé de nouveaux objectifs au padel que je n’avais plus forcément au tennis.

“J’adorais le jeu au filet au tennis”
Padel Magazine : Au padel tu préfères jouer côté droit ou côté gauche ? Quels sont tes points forts, tes points faibles ?
Lucile Pothier : Je joue des deux côtés, à droite quand je joue avec des hommes et à gauche avec les femmes. Je préfère tout de même le côté gauche !
Disons que j’avais un jeu atypique au tennis. Je faisais beaucoup de service/retour volée. J’adorais le jeu au filet. Mon entraîneur me disait toujours que mon smash était mon point fort, je dirais donc que mon point fort est le smash ! J’ai l’avantage aussi d’avoir une bonne volée. Je retrouve au padel tous les coups que j’adorais au tennis en fait !
Mes points faibles je dirais la défense, je ne maîtrise pas encore les rotations parfaitement, mais j’y travaille ! Il me manque également des schémas tactiques de jeu.

Au stage de l’équipe de France sur la pointe des pieds
Padel Magazine : Tu es arrivée au stage de l’EDF pour palier au forfait de Jessica Ginier : peux-tu nous en dire plus ? C’est le sélectionneur qui t’a appelée ? T’attendais-tu à faire partie d’un tel rassemblement ?
Lucile Pothier : J’étais au courant qu’un stage allait avoir lieu à Perpignan car j’aime bien suivre l’actualité padel, mais j’étais bien loin de m’imaginer y aller ! Robin Haziza m’a appelée le dimanche précédent le week-end du stage. Je sortais d’une partie de padel justement ! Il m’a demandé si j’étais partante pour venir au stage. Je n’ai pas trop réfléchi, j’ai dit oui directement ! Mais je ne m’y attendais pas du tout. C’était une belle surprise !
Padel Magazine : Comment s’est passée ton intégration dans ce stage ? L’ambiance était bonne ?
Lucile Pothier : Forcément au départ c’était un peu bizarre car je suis arrivée un peu comme ça, je ne connaissais pas grand monde. Mais petit-à-petit l’intégration s’est bien passée. L’ambiance est vraiment superbe ! On sent vraiment une vraie cohésion entre les joueurs et joueuses. Entre les parties, les joueurs se soutiennent, le soir on se retrouve tous ensemble pour passer des bons moments. J’ai passé un très bon weekend ! J’ai eu la chance de partager la piste avec plusieurs partenaires différentes et contre différents adversaires. C’était super de pouvoir jouer contre des filles que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer. Je me suis sentie à l’aise avec toutes les joueuses !
J’ai également eu la chance de jouer avec Alix et Léa. Elles sont au top. Je me suis régalée sur le terrain. Elles donnaient souvent des conseils et n’hésitaient pas à m’encourager. C’était hyper formateur et une sacrée belle expérience !
Les championnats du monde en ligne de mire
Padel Magazine : Il se dit que tu as fait forte impression lors du stage de sélection. Le sélectionneur doit avoir des maux de tête pour finaliser son équipe, tu penses pouvoir être prise ? Tu serais heureuse ?
Lucile Pothier : Bien sûr que j’aimerais participer à ces Championnats d’Europe ! Ça pourrait être une expérience dingue et surtout représenter son pays dans ce genre de compétition, ça n’a pas de prix !
Mais ma sélection serait sûrement un peu prématurée : c’était mon premier rassemblement en équipe de France, je n’ai pas eu l’occasion de participer à des compétitions importantes en France ces deux dernières années et puis il y a beaucoup de joueuses qui ont plus d’expérience padel que moi !
Ce stage m’a beaucoup motivée ! J’ai de nouveaux objectifs dans le padel et je vais me servir de ce stage pour travailler sur les points à améliorer.
Padel Magazine : L’équipe de France de padel fait donc partie de tes objectifs futurs ! On te verra davantage sur les tournois français en 2021 ? Si oui, avec qui ? Et pourquoi pas aussi sur des tournois internationaux ?
Lucile Pothier : Bien sûr ! Ce stage m’a permis de voir où je me situe par rapport aux autres joueuses de l’EDF et les points à travailler pour progresser davantage. Robin nous a parlé des championnats du monde qui auront lieu en novembre, j’ai mis cet objectif dans ma tête. Ça me motive beaucoup pour la suite et me donne envie de m’entraîner davantage et de faire des matchs pour améliorer mon classement !
Avant le Covid, j’avais prévu de faire plein de tournois. Je vais profiter de la reprise des tournois pour en faire pas mal cet été. Je vais également essayer de participer à des P2000. Je vais d’ailleurs participer à mon premier P2000 à Perpignan en Juillet avec Wendy Barsotti. J’ai déjà hâte !
Pour les tournois internationaux, pourquoi pas ! Je ne me mets pas de barrières pour le moment mais ça sera plutôt à moyen terme je pense.
Padel Magazine : Est ce que ce stage d’avec l’équipe de France t’a donné envie de t’accorder plus de temps pour t’entrainer ? Est-ce possible avec ton travail ?
Lucile Pothier : Oui ça m’a donné plein d’envie et de motivation pour m’entraîner pour travailler sur les situations de jeu où j’ai été moins à l’aise pendant le stage. Je suis en train de me renseigner pour potentiellement m’entraîner plus régulièrement sur Lyon en fin de semaine. J’ai la chance de travailler dans le milieu du sport, c’est un milieu assez flexible.

Xan est un fan de padel. Mais aussi de rugby ! Et ses posts sont tout aussi punchy. Entraîneur physique de plusieurs joueurs de padel, il déniche des posts atypiques ou traite de sujets d’actualité. Il vous donne également quelques conseils pour développer votre physique pour le padel. Clairement, il impose son style offensif comme sur le terrain de padel !
































































































Arturo Coello, ses superstitions et la pression de jouer à domicile : « Valladolid, c’est de l’amour et de la haine »
Jérémy Robert et Olivier Guy de Chamisso, patrons des Championnats de France U18 2026
Victoria Isaac et Lison Chrétien Meal championnes de France U18 après une finale maîtrisée
FIP Bronze Marnes II : les listes définitives dévoilées, les Français en nombre
Paula Josemaría pointe une anomalie : « Gagner un FIP Platinum rapporte presque deux fois plus qu’un quart en P1 »
Tapia dévoile l’un des secrets des Golden Boys : « Il n’y a pas d’ego entre nous »
Championnats de France U16 : Perrot / Huard de La Marre survivent à une balle de match et décrochent le titre
Quel club de padel choisir à Bordeaux ? Le comparatif par profil de joueur
Championnats de France U16 : les favoris au rendez-vous avec Charpentier / Debroy – Clorennec-Beuzit / Rolland et Perrot / Huard de La Marre – Caby / Cacheux pour les titres
FIP Bronze Marnes II – J-1 : Leygue, Fonteny, Blanqué, Boronad… les Français déjà en force avant la clôture des inscriptions
Championnats de France U14 – Bessière / Pottier renversent la hiérarchie et s’offrent le titre face à Devriendt / Debroy
Changer de drapeau pour jouer un Mondial : la nationalité devient-elle un choix de carrière dans le padel ?
Jeux Méditerranéens 2026 – Boronad, Fonteny, Blanqué, Guichard, Pothier, Bahurel, Merah et Soubrié : quand jouent les Français ?
FIP Silver Espoo – Godallier et Valenzuela poursuivent leur moisson en Finlande
Curro Cabeza, 18 ans et déjà 49e mondial : le « Roi Arthur » n’a qu’à bien se tenir
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Deux clubs franchissent le cap des 1 000 compétiteurs : Padel Horizon et le Garden Rennes
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Le Major II peut-il mettre en danger les tournois P2 de Premier Padel ?
Premier Padel : une Wild Card ne peut pas s’acheter… et ce n’est probablement pas écrit là par hasard
Padel après 40, 50, 60 ans : ce que dit vraiment la science sur le vieillissement sportif
Tennis vs Padel : combien de temps joue-t-on vraiment, et lequel des deux sports est le plus physique ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?
Que viennent vraiment chercher les joueurs de padel à Barcelone ?
Benidorm, la nouvelle destination espagnole qui séduit les passionnés de padel