Laura Clergue et Léa Godallier se sont imposées au P2000 des Pyramides. Elles s’expriment au micro de Padel Magazine après leur succès.

Laura Clergue:Cette victoire est la conséquence de plusieurs mois de travail. J’avais besoin de stabilité dans ma vie padelistisque, et Léa me l’a apportée. La confiance est venu de cela, et lorsque nous sommes en confiance, on joue bien. Aujourd’hui on a fait le match qu’il fallait et on a kiffé ! Les résultats sont là, et c’est que du bonheur.”

Franck Binisti : Léa, tu es désormais capable d’être offensive sur la droite. Est-ce une nouveauté dans ton jeu ?

Léa Godallier: “Complètement, c’est ce que l’on travaille depuis le début de l’année avec Laura, Jorge de Benito, et Ana (coach de Laura). C’est notre premier axe de travail et aujourd’hui on gagne grâce à ça. Il y avait des moments compliqués, mais on a su aller de l’avant.”

Franck Binisti : Vous êtes les premières à battre la paire Collombon/Ginier depuis 2016 sur le circuit français. Quelle a été la stratégie pour les battre ?

Léa Godallier: Nous avions une tactique au départ, mais ce qui a été la clé du match, c’est le début de Laura qui a fait en sorte que Jessica perde un peu la confiance. Derrière on a été un rouleau compresseur, on a enchainé les points, on est montées au filet. On savait que contre elles, il fallait tenter pour gagner.

Franck Binisti: Pensez-vous que l’aspect physique a aussi été l’une des clés de ce match ?

Laura Clergue: “Je pense que gagner Jess physiquement c’est très compliqué. C’est une grande athlète. Je pense que c’était plus mentalement que physiquement. Jess pourrait encore continuer 7 ou 8 sets sans problème ! Notre force a été d’être une équipe. On ne doute jamais quand la balle est au centre de qui va y aller. On se connait par cœur. Aujourd’hui on voulait profiter et être une équipe. C’est ce qui nous a mené à la victoire.”

Franck Binisti: Lorsque l’on voit vos derniers résultats, on se dit que vous pourriez être la première paire française à passer des tours dans le tableau principal du WPT. A-t-on le droit de rêver ?

Léa Godallier: “Oui, on a le droit de rêver. Il y a quelques jours on a joué la sixième paire mondiale, et on a gagné un set contre elles. On se dit que tout est possible lorsque l’on fait tous les efforts pour que les résultats arrivent. On a déjà gagné un premier tour ensemble, l’objectif est maintenant d’aller chercher un quart.”

Laura Clergue: “Au premier set de ce match contre la sixième paire, Léa planait complètement. Elle dominait vraiment sa diagonale. On avait rien à perdre, et on a créé la surprise. Elles nous ont félicité à plusieurs reprises après le match. C’est représentatif de notre cohésion et de notre confiance en ce moment. On espère qu’il y aura d’autres bons résultats comme celui-ci.”

“Nous remercions nos coachs, l’organisation du tournoi et tous nos supporters. Il y avait plus d’ambiance que sur un World Padel Tour, c’était incroyable ! Ça nous a portées.”

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.