À l’occasion du Bruxelles P2, une séquence captée en coulisses met en lumière un moment clé du parcours de Juan Lebrón et de son partenaire Leo Augsburger. Avant d’entrer sur la piste, leur coach Agustín Gómez Silingo livre un discours aussi simple que percutant, centré sur une idée forte : ne rien regretter.

Dans cet extrait, Silingo ne parle ni tactique, ni schémas de jeu. Le message est ailleurs. L’Argentin insiste sur l’engagement total :
« La seule chose qui doit se passer quand on sort du terrain, c’est qu’il ne doit y avoir absolument aucun reproche à se faire. Rien. »

Le ton est posé mais ferme. Il martèle ensuite l’essentiel : entrer sur le court avec l’intention de tout donner, indépendamment du résultat. Gagner ou perdre devient secondaire face à l’attitude et à l’investissement. « On doit tout laisser là-dedans », répète-t-il, comme une ligne directrice.

Ce type de discours illustre parfaitement la philosophie que Silingo cherche à instaurer auprès de ses joueurs. Plus qu’un simple cadre technique, il s’agit d’un cadre mental, où la responsabilité individuelle est centrale. Aucun espace pour les regrets, aucune place pour les excuses.

Ce passage témoigne également de la relation entre le coach et ses joueurs. Silingo adopte une posture directe, presque brute, fidèle à son image. Il ne cherche pas à embellir le discours, mais à créer un déclic immédiat.

On l’a déjà vu par le passé avec notamment Juan Lebron. Il adopte un ton très direct. Il semble vouloir toucher son ego et éviter les polémiques.

Au-delà du résultat final, cette séquence rappelle une réalité du haut niveau : la performance ne se limite pas à la technique ou à la stratégie. Elle repose aussi sur la capacité à entrer sur le terrain sans retenue, avec une seule certitude : avoir tout donné.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.