La polémique autour du FIP Platinum Tirana continue de faire parler. Le tournoi albanais est au cœur des débats après la participation de certains joueurs du top mondial dans un événement censé offrir des opportunités aux joueurs moins bien classés.
L’un des cas les plus commentés a été celui de l’Espagnol Íñigo Jofre, 29e mondial, engagé aux côtés du Hongkongais Lok Hei Jamie Yau, classé au-delà de la 900e place mondiale. La différence de niveau affichée sur la piste a rapidement alimenté les critiques sur les réseaux sociaux, certains dénonçant un système permettant à des joueurs déjà bien installés au classement de profiter de tableaux plus accessibles pour accumuler des points FIP.
Interrogé sur ce sujet par Mundo Deportivo lors du Valence P1, Franco Stupaczuk a tenu à remettre le débat dans son contexte historique.
« Je devrais peut-être me mordre la langue avant de parler de ce sujet, mais la réalité, c’est que cela a toujours existé. »
L’Argentin estime que beaucoup de personnes oublient le fonctionnement des anciens circuits avant l’arrivée de Premier Padel.
« Il y a des gens qui pensent que le padel est né avec Premier Padel et qu’il n’existait rien avant. »
Selon lui, certaines pratiques aujourd’hui dénoncées étaient déjà monnaie courante il y a plusieurs années.
« Il y a eu des joueurs qui payaient d’autres joueurs déjà qualifiés dans les tableaux pour accumuler des points ou éviter les qualifications. Certains joueurs qui sont aujourd’hui dans le top 20 faisaient déjà ce genre de choses à l’époque. »
Stupa évoque même l’existence d’accords entre joueurs afin de faciliter l’accès aux tableaux principaux :
« Il y avait des arrangements du type : “Je te donne les gains du tournoi et tu m’aides à entrer directement dans le tableau.” »
Sans cautionner ces méthodes, le natif du Chaco rappelle qu’elles faisaient partie du paysage du padel professionnel bien avant les débats actuels.
« Parfois cela faisait mal, mais ça faisait partie du sport. Beaucoup de ces joueurs sont ensuite restés au plus haut niveau et ont construit de très grandes carrières. »
L’Argentin ajoute également qu’à une certaine époque, certains promoteurs de circuits cherchaient eux aussi à attirer des joueurs par différents moyens.
« Je me souviens qu’à une époque, une personne qui voulait créer un circuit payait aussi des joueurs pour participer aux qualifications. »
Pour Stupaczuk, la différence aujourd’hui n’est donc pas l’existence de ces pratiques, mais leur exposition médiatique.
« Cela a toujours existé. La seule différence, c’est qu’aujourd’hui c’est devenu viral. »
Des propos qui risquent de relancer le débat autour du rôle des tournois FIP, de la répartition des points au classement mondial et de la présence croissante des meilleures paires sur ces compétitions parallèles au circuit Premier Padel.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































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