Le cas Juan Lebrón continue d’alimenter les débats.
Brillant, spectaculaire, capable de faire basculer n’importe quel match, l’Andalou reste aussi l’un des joueurs les plus scrutés du circuit pour son comportement sur la piste.
Après les images de tension aperçues lors de la demi-finale du Miami P1 entre Lebrón / Augsburger et Tapia / Coello, le sujet est revenu sur la table. Et cette fois, c’est Sanyo Gutiérrez qui s’est exprimé à ce sujet dans le stream Veinte Diez.
Avec une lecture assez claire : jouer avec Lebrón, c’est aussi accepter son caractère.
“Il ne faut pas entrer avec l’idée de le changer”
Pour Sanyo, le point de départ est simple : si un joueur choisit d’évoluer avec Juan Lebrón, il doit savoir dans quoi il s’engage.
« Je pense que celui qui choisit de jouer avec Juan ne doit pas entrer sur la piste avec l’idée de vouloir changer Juan. »
Et l’Argentin va même plus loin dans sa réflexion :
« Il faut l’accepter et essayer de tirer le côté positif de ce qu’il te dit. Il ne faut pas entrer en collision avec lui. »
Une manière assez lucide de résumer ce que représente Lebrón depuis plusieurs années : un joueur ultra compétitif, parfois difficile à gérer émotionnellement, mais capable aussi d’élever énormément le niveau de sa paire.
“Ce n’est pas quelque chose qui change du jour au lendemain”
Autre point fort du discours de Sanyo : l’idée que ce type de caractère ne se modifie pas d’un claquement de doigts.
« Juan, c’est difficile qu’il change d’une année à l’autre. »
Et selon lui, si changement il doit y avoir, cela ne peut venir que d’un vrai travail de fond.
« C’est un travail mental important, quelque chose qu’il faut travailler avec un professionnel. »
Avant de glisser une formule très parlante :
« Je ne crois pas que quelqu’un puisse arriver demain sur la piste et se dire : “À partir de maintenant, je ne dirai plus rien à mon partenaire, je vais l’embrasser, le prendre dans mes bras, et je ne vais plus me plaindre quand je perds un set.” »
Autrement dit : Lebrón est Lebrón, avec tout ce que cela implique.
Le parallèle avec Juan Martín Díaz
Pour appuyer son raisonnement, Sanyo Gutiérrez a même établi un parallèle avec un autre joueur au caractère fort : Juan Martín Díaz.
« Juan Martín Díaz rendait Belasteguín fou. Vraiment fou. »
Mais pour lui, Bela avait compris une chose essentielle :
« Bela savait que s’il supportait ça, Juan pouvait te gagner le match. »
Et c’est précisément là que Sanyo veut en venir :
« Bela n’a jamais voulu changer le caractère de Juan Martín. Il l’utilisait simplement. »
Un parallèle intéressant, parce qu’il replace la problématique sur un terrain très concret :
dans certaines grandes paires, il ne s’agit pas de lisser les personnalités, mais de savoir vivre avec elles.
“C’est aussi une forme d’intelligence”
Pour Sanyo, tout le monde n’est pas capable d’avoir cette lecture-là.
« Là, on parle aussi d’une qualité : l’intelligence de Belasteguín, qui savait s’adapter et s’accommoder du caractère de son partenaire. »
Avant d’ajouter :
« Il faut voir si tout le monde est capable d’avoir cette lecture. »
Et c’est probablement là que se joue aussi une partie de l’avenir du duo Lebrón / Augsburger.
Parce que si Leo parvient à absorber ce contexte émotionnel tout en gardant sa liberté de jeu, la paire peut devenir très dangereuse.
Sanyo impressionné par Leo Augsburger
Au-delà du caractère de Lebrón, Sanyo a aussi tenu à souligner le niveau de jeu très élevé de la paire depuis le début de saison.
« Le niveau de jeu de cette paire est très élevé. »
Concernant Lebrón, il n’a pas vraiment de doute :
« De Lebrón, il n’y a pas grand-chose à découvrir. Quand il joue bien, c’est l’un des meilleurs joueurs du monde. »
Mais c’est surtout Leo Augsburger qui l’a bluffé.
« Ce qui m’a surpris, c’est Leo. Ce qu’il a amélioré, c’est une folie. »
Un compliment fort, qui confirme ce que beaucoup observent depuis plusieurs semaines :
Leo Augsburger est en train de changer de dimension.
Une lecture qui relance le débat
Au fond, la sortie de Sanyo ne cherche pas vraiment à défendre ou à condamner Juan Lebrón.
Elle apporte surtout une lecture plus pragmatique :
oui, son caractère peut créer des tensions ;
oui, cela peut poser problème dans certains moments chauds ;
mais cela fait aussi partie du “package” du joueur.
Et pour certains partenaires, la vraie clé n’est peut-être pas de vouloir le transformer… mais de savoir composer avec lui.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !
































































































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