À Yaoundé, au Cameroun, dans le cadre d’un événement atypique autour de la tentative de record de Paul Atanga Nji, ministre camerounais de l’Intérieur, Younes El Aynaoui a retrouvé plusieurs anciennes figures du tennis pour participer à un défi physique hors norme. L’ancien 14e joueur mondial, quart de finaliste en Grand Chelem et membre de la grande génération marocaine avec Hicham Arazi et Karim Alami, revient sur cette expérience, sa carrière, la Coupe Davis, le tennis marocain, son match mythique face à Andy Roddick, mais aussi son regard sur le padel et sur son fils, aujourd’hui footballeur à l’AS Rome.

« Je n’avais jamais vu ça sur un terrain de tennis »

Franck Binisti : Younes, avant de parler de ta carrière, comment as-tu vécu ces trois jours au Cameroun, avec ce match contre Monsieur le ministre Paul Atanga Nji ?

Younes El Aynaoui : C’était un défi assez inhabituel. Personnellement, je n’avais jamais vu ça auparavant sur un terrain de tennis.

Il a essayé de jouer le plus longtemps possible, plus de quatre heures, sans s’asseoir, sans boire. J’étais content d’être invité pour participer à cet événement. C’était très jovial, très amical. On s’est relayés à tour de rôle pour faire des sets compétitifs contre lui.

On a tous été impressionnés qu’il tienne le coup, parce que nous-mêmes, avec la chaleur et les conditions, on avait du mal à faire trois sets.

Younes El Aynaoui : « Au Maroc, on espère bientôt retrouver un joueur qui brillera en Grand Chelem »

« Ce genre d’événement, c’est reposant »

Question : On vous a vus aussi en tribunes, avec Yannick Noah notamment, donner de la voix, encourager, parfois même coacher. Ça sort de l’ordinaire, et c’est tant mieux ?

Younes El Aynaoui : Tout à fait. Le tennis est un sport très exigeant, très sérieux. On a l’habitude des tournois où la concentration est à son maximum.

Quand on participe à des événements comme celui-ci, on peut être sur un court, taper des balles, mais aussi sentir qu’on est plus relax. C’est reposant, c’est du plaisir.

Aujourd’hui, avec la retraite, on peut enfin profiter de ce genre d’événements. C’est peut-être ce qui nous manquait avant, quand tout était beaucoup plus compétitif.

Younes El Aynaoui : « Au Maroc, on espère bientôt retrouver un joueur qui brillera en Grand Chelem » yannick noah

« Avec Karim et Hicham, on a vécu de très beaux moments »

Question : Aujourd’hui, quand on parle de toi, on pense forcément à cette trilogie marocaine avec Karim Alami et Hicham Arazi. À quoi les gens t’associent le plus ?

Younes El Aynaoui : C’est vrai que le début des années 2000 a été une belle période. On s’est retrouvés tous les trois dans le top 50 mondial. En Coupe Davis, on a joué contre la France, on a battu l’Italie, on a battu l’Angleterre. On a vécu de très belles rencontres.

Le tennis existe depuis longtemps au Maroc. Il y a un tournoi ATP, qui fête cette année sa 40e édition. Quand nous étions jeunes, on a eu la chance de voir de grands champions venir jouer au Maroc. C’était très important pour nous.

Il y avait aussi la télévision. La victoire de Yannick Noah en 1983 nous a tous fait rêver. On avait 12 ou 13 ans et on s’est mis dans la tête qu’on voulait devenir joueurs professionnels.

« Ce n’était pas facile de faire comprendre ce rêve »

Younes El Aynaoui : À l’époque, ce n’était pas facile. Il n’y avait jamais vraiment eu de joueurs professionnels marocains avant nous. Il fallait faire comprendre ce projet aux parents, aux sponsors, à toutes les personnes capables d’aider dans une carrière.

Mais on a été fiers de ce qu’on a fait. Avec Karim et Hicham, on a gardé de très bons rapports. On se voit encore régulièrement aujourd’hui. On a eu de très beaux moments ensemble en Coupe Davis et sur le circuit.

Aujourd’hui, se retrouver avec mes amis et faire encore des pitreries sur le terrain, c’est du plaisir.

« On s’est toujours serré les coudes »

Question : Hicham parlait justement de vous comme de ses frères de tennis…

Younes El Aynaoui : Oui, ce sont des frères liés au tennis.

Quand on est joueur professionnel, on voyage énormément. Karim, Hicham et moi, on avait à peu près les mêmes programmations et les mêmes classements. On a donc passé beaucoup de temps ensemble à l’étranger.

C’est vraiment en voyage qu’on apprend à connaître ses amis, quand on est loin de chez soi. On s’est toujours serré les coudes, on s’est toujours encouragés.

Aujourd’hui, quand on passe des soirées ensemble, on se remémore forcément plein de souvenirs de toutes ces années passées à bourlinguer dans le monde autour des terrains de tennis.

« Notre regret, c’est de ne jamais avoir passé un tour dans le groupe mondial »

Question : En Coupe Davis, avec l’équipe que vous aviez, est-ce qu’il ne reste pas un petit regret ?

Younes El Aynaoui : Oui, bien sûr. Notre petit regret, c’est de ne jamais avoir passé un tour dans le groupe mondial.

On s’est souvent qualifiés, mais on a perdu contre de grosses équipes : l’Argentine avec Guillermo Coria et David Nalbandian, le Brésil avec Gustavo Kuerten, la France avec Guy Forget, Arnaud Boetsch, Cédric Pioline

On avait le classement pour pouvoir prétendre à mieux, mais il faut aussi un petit coup de chance, un petit coup du destin. Et nous, on a souvent affronté des têtes de série.

Mais on leur a tenu la dragée haute. On perd 3/2 contre l’Espagne, 3/2 contre la France. On les a fait douter. Pour nous, c’était déjà énorme, même si on aurait toujours voulu plus.

Younes El Aynaoui : « Au Maroc, on espère bientôt retrouver un joueur qui brillera en Grand Chelem »

« Le public marocain s’est intéressé au tennis grâce à cette génération »

Younes El Aynaoui : Ce qui est important, c’est que les gens se sont intéressés au tennis au Maroc. À partir de là, on espère toujours que d’autres jeunes prendront le flambeau.

Question : Aujourd’hui, le meilleur joueur marocain est au-delà de la 300e ou 400e place mondiale. Est-ce que votre génération était une anomalie ?

Younes El Aynaoui : Non, je ne pense pas. Toutes les conditions existent pour pratiquer le tennis au Maroc. Il y a beaucoup de terrains, un climat favorable, très peu de pluie, donc on peut jouer dehors toute l’année.

Mais on sait à quel point c’est difficile de faire entrer un joueur dans le top 100 mondial. Même des fédérations qui investissent énormément y arrivent difficilement.

Aujourd’hui, il y a des jeunes qui montrent des choses encourageantes. Il y a tellement de critères à mettre en place pour passer ce fameux cap du top 100.

Il y a eu un joueur qui est monté autour de la 140e ou 150e place, mais jamais au-delà. Là, il y a des jeunes de 19 ans autour de la 400e place. Hicham Arazi fait partie de l’organigramme de la Fédération, il est aussi capitaine de Coupe Davis. On espère que ses conseils porteront leurs fruits.

« Je suis toujours resté impliqué dans le tennis marocain »

Question : Peut-on te revoir un jour aux côtés de la Fédération marocaine de tennis ?

Younes El Aynaoui : De près ou de loin, j’ai toujours été impliqué dans le tennis. J’ai toujours conseillé les jeunes, les familles, les joueurs qui veulent entamer une carrière professionnelle.

Ce serait un bonheur de pouvoir m’impliquer davantage. Je l’ai fait avec la Fédération française pendant deux ans, j’ai aussi travaillé au Qatar, puis à titre privé avec Hugo Gaston sur le circuit.

Le Maroc a toutes les conditions pour pratiquer le tennis. On n’est pas très loin de l’Europe pour jouer des tournois. C’est un point stratégique. J’espère vraiment qu’un jour, un autre joueur marocain brillera en Grand Chelem comme Hicham, Karim et moi avons pu le faire.

« À 17 ans, j’étais zéro »

Question : Revenons à tes débuts. Tu es parti assez tôt du Maroc ?

Younes El Aynaoui : Oui. Je suis né à Rabat. Mon père est marocain, ma mère est française, originaire de Dordogne, dans le Périgord noir.

À 17 ans, je suis parti à Bordeaux, au sport-études régional. Je me suis entraîné avec Ronald Agenor. Yahiya Doumbia était là aussi. Cédric Pioline s’entraînait également à Bordeaux à un moment.

C’était un rêve un peu fou parce qu’à 17 ans, je n’avais pas vraiment le niveau pour espérer devenir un bon joueur. J’étais classé zéro, ce qui n’est pas bon du tout à cet âge-là. Beaucoup d’autres étaient déjà professionnels.

« J’avais du retard, mais l’envie était là »

Younes El Aynaoui : J’avais du retard, clairement. Mais l’envie était là. J’ai fait mon petit bonhomme de chemin. À l’époque, il y avait les circuits satellites. On grappillait des petits points par-ci, par-là.

Le fait que Karim et Hicham soient aussi dans la course m’a beaucoup aidé. C’était une concurrence saine, très encourageante.

Au début, c’est moi qui ai fait les meilleurs résultats. Ensuite, Karim m’a devancé, puis je l’ai rattrapé.

« En junior, je n’étais pas bon du tout »

Younes El Aynaoui : En junior, je n’étais pas bon du tout. Mais une fois passé chez les seniors, les compteurs sont remis à zéro.

J’ai rattrapé un peu le temps perdu. Ma progression a été rapide : de zéro, je suis monté à -30, puis j’ai eu une wild-card au Trophée Hassan II. J’avais battu Thomas Muster, qui était à l’époque un redoutable joueur sur terre battue.

Question : Comment expliques-tu ce basculement ?

Younes El Aynaoui : Je pense que c’est lié à ma croissance. Aujourd’hui, je mesure 1,93 m. J’ai beaucoup grandi et, jeune, j’étais un peu désarticulé. Je manquais de coordination, je n’arrivais pas à bouger mes grandes jambes.

Petit à petit, quand j’ai commencé à muscler mon corps et à mieux me déplacer, je me suis senti mieux sur le terrain. Les résultats sont arrivés.

Je mets ça sur le compte d’une croissance tardive. Certains jeunes ont presque fini leur croissance à 17 ans. Moi, j’ai continué à progresser.

2003, l’année référence

Younes El Aynaoui : J’ai joué mon meilleur tennis après 30 ans. En 2003, je fais quart de finale à l’Open d’Australie et quart de finale à l’US Open. C’est ma meilleure année, avec mon meilleur classement : 14e mondial en fin d’année.

C’est ce que je dis souvent aux jeunes : il ne faut pas s’affoler si on est un peu à la traîne chez les juniors. Quelques années plus tard, chez les seniors, tout le monde est dans la même catégorie.

« Être très bon chez les juniors peut être à double tranchant »

Younes El Aynaoui : Quand on gagne beaucoup chez les juniors, on s’habitue à gagner. Mais sur le circuit ATP, il n’y a qu’un seul joueur qui gagne chaque semaine. Donc on doit apprendre à perdre.

Un junior qui gagne tout ne comprend pas toujours pourquoi il ne gagne plus chez les pros. À l’inverse, un joueur plus laborieux, qui a toujours dû travailler, peut parfois avoir de meilleurs résultats sur le long terme.

Question : Tu penses à quelqu’un en disant ça ?

Younes El Aynaoui : Hicham, par exemple, était un talent pur. Il a battu Andre Agassi, il a battu de très grands joueurs, il a mis trois sets à zéro à Roger Federer.

Mais quand on regarde son palmarès, il n’a gagné qu’un tournoi. Il a fait finale à Monte-Carlo. Il a battu des joueurs que moi, je n’aurais peut-être jamais pu battre.

Comme il avait beaucoup de facilité, il travaillait peut-être un peu moins que Karim et moi.

Younes El Aynaoui : « Au Maroc, on espère bientôt retrouver un joueur qui brillera en Grand Chelem »

« Les places sont tellement chères »

Younes El Aynaoui : Il y a quelques exceptions : Carlos Alcaraz, Rafael Nadal, des joueurs qui à 15 ou 16 ans étaient déjà proches du sommet du tennis mondial et qui ont réussi à supporter la pression. Mais ce sont des cas très rares.

Pour les autres, il faut insister, persévérer, forger son parcours. Il n’y a pas une seule voie royale. Certains viennent d’académies, d’autres de petits clubs, d’autres sont entraînés par leurs parents.

Mais ils ont tous quelque chose en commun : cette volonté presque vitale d’y arriver. Les places sont tellement chères qu’il faut faire la différence.

Question : Pendant ces trois jours, on a vu beaucoup de revers slicés, de revers à une main. Aujourd’hui, on voit beaucoup moins ça…

Younes El Aynaoui : Oui, le jeu a énormément changé.

Je suis revenu sur le circuit pendant deux ans récemment, et tout le monde joue à peu près de la même façon. On cherche à prendre l’adversaire de vitesse, à taper le plus fort possible.

On voit beaucoup moins de revers slicés. Des joueurs comme Novak Djokovic ou Daniil Medvedev ne font que 3 ou 4 % de leurs revers en slice. Le reste, ce sont des revers recouverts.

C’est spectaculaire, parce que les joueurs sont physiquement au top et se déplacent très bien. Les échanges du fond sont impressionnants. Mais on voit moins de cassures de rythme, moins de balles courtes, moins de balles hautes.

« Alcaraz propose plus de variété »

Younes El Aynaoui : On a vu Ons Jabeur varier le jeu. On a aussi vu des joueuses comme Loïs Boisson apporter un peu de variation.

Nous, on a grandi avec Steffi Graf, qui slicait énormément. Il y avait aussi Yannick Noah, qui montait, qui faisait du chip and charge.

Aujourd’hui, c’est plus rare. Les anciens sont peut-être nostalgiques, mais quand on regarde Alcaraz et Sinner jouer, on est impressionnés par le niveau.

Alcaraz est peut-être celui qui propose le plus de variété. Quand il a dit qu’il était un mélange entre Federer et Nadal, on a pu croire à un manque d’humilité, mais aujourd’hui, on lui accepte.

Le match mythique contre Andy Roddick

Question : Beaucoup de gens t’associent encore à ton match contre Andy Roddick à l’Open d’Australie. C’est aussi celui qui a le plus marqué ta carrière ?

Younes El Aynaoui : Oui, ce match m’a vraiment mis sous les projecteurs.

Après cet Open d’Australie, je suis arrivé à Indian Wells quelques mois plus tard. Je vais m’entraîner, je vois le court rempli de monde. J’entends même des gens dire qu’il y avait un jeune joueur à voir. J’avais déjà 30 ans, mais ce match m’avait fait connaître du grand public.

Avec Andy, on s’est recroisés plusieurs fois. Je l’ai vu à Toronto l’année dernière. On s’est fait une accolade chaleureuse. Je crois que lui comme moi, on se souviendra toujours de ce match.

« La finale de Dubaï contre Santoro, je l’aurais bien voulue »

Question : Y a-t-il un match que tu aurais aimé ne pas laisser passer ?

Younes El Aynaoui : Oui, la finale de Dubaï 2003 contre Fabrice Santoro.

Il avait un jeu très particulier. Il a fait souffrir beaucoup de joueurs plus grands que moi. Je n’avais jamais perdu contre lui, et le seul match que je perds, c’est cette finale.

Ça aurait été sympa parce que cette année-là, j’avais gagné Doha, j’avais gagné Casablanca, et j’aurais pu gagner Dubaï aussi.

Question : Y a-t-il un autre match auquel on pense moins, mais qui t’a marqué ?

Younes El Aynaoui : Oui, la Coupe Davis contre l’Espagne à Saragosse.

C’était dans une grande salle de basket transformée en court de tennis, avec près de 15 000 spectateurs. J’ai gagné mes deux simples contre Juan Carlos Ferrero, qui était numéro un mondial, et contre Àlex Corretja.

On perd la rencontre 3/2, notamment avec le double, mais pour moi, c’est un très beau souvenir.

« J’aurais pu aimer une carrière en double »

Question : Justement, parlons du double. Tu avais le jeu pour…

Younes El Aynaoui : Oui, j’aurais pu. J’aimais bien le double.

À l’époque, il y avait deux classements différents. Comme j’avais mis l’accent sur le simple, je ne pouvais pas toujours jouer en double. Ensuite, ils ont intégré le classement de simple pour permettre aux joueurs de simple de s’aligner davantage.

Mon meilleur résultat, c’est une demi-finale à Barcelone avec Ronald Agenor. J’ai aussi joué quelques fois à Wimbledon avec Hicham. Mais on n’a pas énormément joué.

« En double, il faut être dans les 25 ou 30 meilleurs pour bien en vivre »

Younes El Aynaoui : Le double est très différent du simple. Ce n’est pas la même pression. Il faut d’autres outils : la volée, le service, le retour.

En simple, pour bien en vivre, il faut être dans les 100 meilleurs. En double, il faut quasiment être dans les 25 ou 30 meilleurs. Les places sont très chères.

À Wimbledon, à notre époque, les doubles se jouaient encore en cinq sets. Une année, j’avais joué un simple en cinq sets, puis un double perdu en quatre sets. Physiquement, c’était très dur.

Aujourd’hui, ils ont réduit les formats : deux sets, super tie-break au troisième. C’est fait pour limiter la casse physique et attirer les joueurs de simple.

« Si Alcaraz et Sinner jouaient en double, le central serait plein »

Younes El Aynaoui : On voit parfois de grandes associations. À Toronto, il y a même eu une fois Djokovic avec Nadal.

Les spécialistes du double sont très forts, ils tiennent la dragée haute. Mais quand des joueurs de simple s’alignent, c’est plaisant pour le public.

Si Alcaraz et Sinner jouaient ensemble en double, je suis sûr que le central serait plein.

Le padel : « J’aime bien, franchement »

Question : On t’a entendu parler de padel. Il y a même une piste juste à côté. Avec ton jeu, on aimerait bien te voir sur un terrain…

Younes El Aynaoui : J’aime bien le padel, franchement.

Mon fils, qui est footballeur, m’a souvent invité à jouer. Je n’ai jamais joué avec de très bons joueurs de padel, plutôt avec des joueurs moyens, mais j’aime bien.

Comme partout dans le monde, les pistes de padel se multiplient. Au Maroc, c’est incroyable ce qui se passe. Beaucoup de clubs de tennis retirent un court de tennis pour installer du padel.

C’est un sport sympa. À l’occasion, pourquoi pas partager une piste ensemble.

Son fils, footballeur à l’AS Rome

Question : Ton fils, Neil El Aynaoui, est joueur professionnel de football et vit à Rome, où il joue pour l’AS Rome. Tu aurais préféré qu’il devienne joueur de tennis ?

Younes El Aynaoui : C’est une question qu’on me pose souvent.

Il joue 15/4, 15/2 au tennis, donc il sait très bien jouer. Mais on habitait à Barcelone quand il est né. À l’école, là-bas, c’était le Barça, le Barça, le Barça. Tout le monde jouait au foot.

C’est là qu’il a commencé. Ensuite, il est vraiment tombé amoureux de ce sport.

Il est passé par le centre de formation de l’AS Nancy-Lorraine, puis il a fait deux ans au RC Lens. Depuis cette année, il est à Rome.

« Avec Yannick Noah, on a un parcours familial assez commun »

Question : C’est un point commun avec Yannick Noah : vos enfants ont performé dans un autre sport que le vôtre.

Younes El Aynaoui : Oui, exactement. Le père de Yannick était footballeur professionnel, il jouait à Sedan et il a même été champion de France dans les années 60.

Yannick a ensuite eu une carrière de tennisman, puis son fils Joakim Noah a réussi dans le basket.

C’est une belle histoire de sport en famille.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.