C’était sans doute le match de l’année. Une rencontre où il y a eu absolument tout : un niveau de jeu exceptionnel, une rivalité brûlante, des tensions permanentes, des faits de jeu litigieux, un scénario complètement fou… et, au bout du suspense, Juan Lebrón et Leo Augsburger se sont imposés face à Alejandro Galán et Fede Chingotto au tie-break du troisième set (2/6 6/3 7/6) pour décrocher leur place en finale du Premier Padel Málaga P1.
Trente-cinq jours après leur dernière confrontation, marquée par le refus de Galán de serrer la main de son ancien partenaire, les retrouvailles étaient très attendues. Elles n’ont pas déçu.
Galán et Chingotto donnent la leçon d’entrée
Le début de rencontre tourne rapidement à l’avantage des numéros 2 mondiaux.
Alejandro Galán est omniprésent, prend énormément de terrain et dicte les échanges, tandis que Fede Chingotto déroule son jeu de métronome. En face, Lebrón et Augsburger semblent crispés. Les échanges entre les deux partenaires sont limités et l’attitude rappelle les nombreux matchs où leur duo s’est progressivement éteint cette saison.
Le premier set est sans appel : 6/2.
Le début du deuxième acte confirme cette impression. Galán et Chingotto breakent rapidement et mènent 3/1. Tout semble alors se diriger vers une nouvelle victoire maîtrisée.
Le tournant signé Agustín Gómez Silingo
C’est à cet instant que tout bascule.
Au changement de côté, leur entraîneur Agustín Gómez Silingo trouve les mots justes.
Le discours est simple : toute la partie tactique lui appartient, eux n’ont qu’une mission, retrouver de l’énergie, de l’envie et une attitude irréprochable.
Le déclic est immédiat.
On retrouve un Juan Lebrón totalement transformé. L’Andalou multiplie les smashs gagnants, les víboras dévastatrices et domine progressivement Chingotto dans la diagonale. Il enchaîne également plusieurs amortis de folie.
À ses côtés, Leo Augsburger monte lui aussi en puissance et commence à faire parler sa puissance au smash.
Les deux hommes remportent cinq jeux consécutifs et arrachent le deuxième set 6/3.

Un troisième set irrespirable
La dernière manche est exceptionnelle.
Les quatre joueurs évoluent à un niveau impressionnant. Chaque jeu de service devient une bataille, sans que personne ne parvienne à réellement prendre l’ascendant.
Même si Lebrón et Augsburger semblent légèrement au-dessus dans le jeu, Galán et Chingotto démontrent une nouvelle fois pourquoi ils sont l’une des paires les plus solides du circuit.
Tout se décide donc dans un tie-break.
Un tie-break complètement fou
Lebrón et Augsburger prennent un départ parfait.
Ils mènent rapidement 5/0, laissant penser que le match est plié.
Mais Galán et Chingotto refusent d’abdiquer.
À 5/2, un énorme fait de jeu intervient. Sur un smash d’Augsburger, Galán annonce avoir touché la balle pour la remettre en jeu. Les images laissent pourtant penser qu’il touche également le filet. Juan Lebrón proteste immédiatement, mais l’arbitre valide le point.
Une décision très litigieuse qui change totalement la dynamique. Puis le point suivant Augsburger écope d’un warning peu justifiable, ce qui va encore faire monter la tension.
Galán et Chingotto reviennent progressivement et prennent même l’avantage 7-6.
Dans beaucoup de rencontres cette saison, Lebrón et Augsburger auraient probablement sombré.
Cette fois, ils restent calmes.
Ils ne sortent pas de leur match, continuent d’y croire et remportent finalement les trois derniers points pour conclure ce tie-break 9-7.

Une rivalité toujours aussi brûlante
Comme tout au long de la rencontre, les tensions entre Lebrón et Galán restent palpables jusqu’au bout.
Le serrage de main est glacial, ponctué de sourires ironiques entre les deux anciens partenaires.
Puis vient l’explosion.
Juan Lebrón laisse éclater toute sa joie en courant autour du court, tandis que Leo Augsburger, submergé par l’émotion, fond en larmes.
Une victoire fondatrice ?
Au-delà de la qualification, cette victoire pourrait marquer un véritable tournant pour le duo.
Pour l’une des premières fois cette saison, Lebrón et Augsburger ont su sortir de leur fameux « trou noir » lorsque le match semblait leur échapper. Ils ont conservé une attitude positive, sont restés soudés et ont trouvé les ressources mentales pour renverser l’une des meilleures paires du monde.
Ils remportent ainsi leur deuxième victoire face à Galán et Chingotto cette saison, portant le face-à-face à 4-2 en faveur des numéros 2 mondiaux, tout en mettant fin à une série de défaites qui durait depuis le Bruxelles P2.
Reste désormais un dernier défi : Arturo Coello et Agustín Tapia. Face aux numéros 1 mondiaux, Lebrón et Augsburger tenteront de prolonger leur semaine exceptionnelle et de créer une nouvelle sensation en finale du Málaga P1.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !
































































































Paris Major 2026 : Gasquet, Pouille, Santoro, Pirès, Diaw… un dimanche de folie à Roland-Garros
Paquito / Di Nenno : une formule taillée pour les demies, mais pas encore pour renverser les deux meilleures paires
FIP Bronze Mol : Boronad / Robert stoppés aux portes de la finale
Le P1500 disparaît… mais pas avant un dernier feu d’artifice complètement fou au 4PADEL Orléans-Fleury
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Sofia Araújo : « Je rêve de devenir numéro 1 mondiale, rien n’est impossible »
Coello sur Galán / Chingotto : « Ils jouent mieux que nous en finale »
Arturo Coello rêve de terminer sa carrière avec Agustín Tapia : « Me retirer avec lui serait un rêve »
Lucas Potel / Natan Étienne : le FIP Bronze Marne II pour passer un nouveau cap
Tournois mixtes : faut-il continuer à les intégrer sans distinction aux classements masculin et féminin ?
FIP Bronze de Mol et Barcelone : une matinée à deux visages pour les Français
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Deux clubs franchissent le cap des 1 000 compétiteurs : Padel Horizon et le Garden Rennes
Ouvrir un club de padel : pourquoi le risque incendie doit désormais entrer dans le business plan
Le padel muscle-t-il le cerveau plus que le tennis ?
« Éviter les critiques dans les médias » : l’étonnante règle de Premier Padel
Premier Padel Finals : même éliminé, vous pouvez être obligé de rester… pour jouer une exhibition
Premier Padel : ce mystérieux « Major II » annonce-t-il une nouvelle catégorie de tournois en 2027 ?
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
La balle interdite : quand une règle a divisé le monde du padel
Thomas Carmoy : trois mois sans sauter… mais pas sans padel
FIP Promises Paris by WME Sports : prévention, récupération, blessures… les médecins (Mani et Clédassou) alertent sur les enjeux du padel chez les jeunes
Italy Major : Javi Leal toujours à la recherche d’un déclic en 2026
Que viennent vraiment chercher les joueurs de padel à Barcelone ?
Benidorm, la nouvelle destination espagnole qui séduit les passionnés de padel
French Touch Academy : une saison 2026 placée sous le signe du padel au Cap d’Agde
Chingotto ne fait plus de différence dans sa diagonale. LeBron comme Fran Guerrero savent très bien défendre sa vibora et repartent soit en chiquita ou en lob. Il doit faire évoluer son jeu pour rester au top