Le Pretoria P1 n’a pas attendu les huitièmes de finale pour faire parler de lui. Organisé à 1 338 mètres d’altitude, le premier tournoi du circuit disputé en Afrique du Sud offre des conditions de jeu inédites qui alimentent déjà les discussions. Malgré l’utilisation d’une balle spécialement conçue pour l’altitude, plusieurs acteurs du circuit estiment que la vitesse de jeu reste excessive.

Une balle spécifique… mais un jeu toujours ultra rapide

Pour limiter les effets de l’altitude, les organisateurs ont choisi la Bullpadel Premium Pro High Altitude, une balle développée avec une pression réduite afin de ralentir les échanges.

Sur le papier, la solution semblait adaptée. Dans les faits, les premières rencontres ont montré que le terrain restait l’un des plus rapides de la saison. Les smashs fusent, les échanges raccourcissent et les joueurs doivent composer avec des sensations très éloignées de celles rencontrées sur la plupart des étapes du circuit.

Ces conditions atypiques ont rapidement suscité les premières réactions.

Maxi Grabiel ne cache pas son agacement

La séquence qui a le plus fait réagir est survenue lors du match opposant Coki Nieto / Jon Sanz à Enri Goenaga / Manu Castaño.

Pendant un changement de côté du deuxième set, Maxi Grabiel, entraîneur de Coki Nieto et Jon Sanz, a laissé éclater sa frustration :

« On ne peut pas jouer comme ça, ils sont en train de détruire le padel. C’est la réalité. »

Des propos qui illustrent le malaise ressenti par une partie des joueurs et des staffs face à ces conditions de jeu particulièrement rapides.

Maxi Grabiel ne cache pas son agacement

Une élimination surprise pour la tête de série n°6

Au terme d’un combat de plus de deux heures, la paire espagnole s’est finalement inclinée 7/6(3) 6/7(4) 6/4.

Cette victoire constitue l’une des premières grosses surprises du tournoi. À seulement 17 ans, Enri Goenaga, associé à Manu Castaño, décroche une qualification remarquée pour les huitièmes de finale face à la sixième paire du classement.

Coki Nieto appelle à s’adapter

Après cette élimination, Coki Nieto a préféré prendre du recul. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le Madrilène a reconnu que les conditions imposaient une remise en question.

« J’ai toujours eu un style de jeu bien défini, mais le padel évolue et les conditions actuelles exigent de continuer à progresser. Il faut s’adapter et continuer à travailler pour rivaliser avec les meilleurs. »

Une déclaration qui dépasse le simple résultat du jour. Pour Nieto, la capacité à s’acclimater à Pretoria pourrait devenir un facteur déterminant tout au long de la semaine.

Un tournoi où l’adaptation pourrait faire la différence

Les premières journées ont déjà montré que le niveau des équipes ne serait peut-être pas le seul élément décisif en Afrique du Sud. Entre l’altitude, la rapidité de la piste et le comportement de la balle, les repères habituels sont bousculés.

Dans ces conditions, les paires capables d’ajuster rapidement leur jeu pourraient prendre un avantage important. Et si les premiers tours ont déjà réservé une surprise de taille, le tableau du Pretoria P1 pourrait bien en offrir d’autres avant la fin de la semaine.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !