En un an an, il est passé de la 350e à la 38e place française. Zoom sur Pierre Vincent, un Stéphanois de 22 ans au smash dévastateur et au physique de colosse.
Pierre Vincent est un joueur qu’on remarque de plus en plus dans les tournois français. Ce joueur de tout juste 22 ans a un gabarit qui ne passe pas inaperçu et un smash surpuissant que ses adversaires redoutent.
Ancien tennisman classé 1/6, il avait notamment pour arme un service dépassant les 200 km/h, mais a préféré se consacrer exclusivement au padel. En un an, le joueur de Saint-Etienne a signé une progression spectaculaire, en passant de la 350e place française en février 2022 à la 38e aujourd’hui.
Associé désormais à l’ex-N°1 français François Authier, ils ont bien failli arriver en finale de leur premier tournoi, le P1000 de Strasbourg, ne perdant qu’en trois sets serrés face à Yann Auradou et Maxime Forcin, tête de série 1 (revoir le match ici).
Juste avant leur départ pour Bordeaux, où Vincent et Authier doivent normalement enchaîner le P1000 puis le P2000 du 4Padel, nous avons interviewé ce jeune joueur prometteur.
Peux-tu nous raconter tes débuts dans le padel ?
« J’ai commencé le padel en loisir en 2021, à Padelshot, avec des potes et aussi avec Simon Boissé, qui venait d’arriver à Saint-Etienne. J’ai démarré les tournois en juillet de la même année, ça fait donc deux ans et demi. Je jouais alors au tennis, mais j’ai complètement arrêté l’an dernier. Je n’avais plus assez de temps et je commençais surtout à jouer de plus en plus au padel. C’était compliqué de faire les deux donc j’ai très vite décidé de ne faire plus que du padel. »
Quels ont été tes meilleurs résultats en P1000 et P2000 ?
« Avec Alexandre Boilevin, on a gagné les championnats de notre Ligue (Auvergne-Rhône-Alpes), qui comptent comme un P1000. On a battu en finale Simon Boissé, mon entraîneur, qui jouait avec Jean-Thomas Peyrou. Et avec Alexis Dutour, on était une fois en finale d’un P1000 à Saint-Etienne, alors que j’étais 180e et lui pas encore dans le top 100 : on a perdu en trois sets en finale contre Jo Bergeron et Adrien Maigret. C’était une bonne surprise, on n’espérait pas aller jusqu’en finale et encore moins leur prendre un set. Quant aux P2000, je n’en ai fait que deux, dont le dernier à Toulouse, où on finit 8e avec Alexandre Boilevin. »
Comment a débuté ton association avec François Authier ?
« François joue à Esprit Padel à Lyon, à 45 mn de Saint-Etienne, donc on se connaissait un peu. Et lors du P2000 à Toulouse, il m’a proposé qu’on fasse un essai ensemble puis toute la saison si ça se passait bien. Et c’est le cas jusqu’à présent, donc on est parti pour une saison ensemble. Jusqu’à l’an dernier, François jouait à gauche avec Julien Lopes, mais il avait envie de repasser à droite. Il cherchait donc un joueur de gauche, ce qui est mon cas. »

Tu as un bras et un smash qu’on peut qualifier d’exceptionnels…
« C’est vrai que c’est un des atouts dans mon jeu, qui permet de rapporter quelques points. Au début où je jouais, comme c’était ma meilleure arme, je smashais peut-être plus que maintenant. Depuis, j’ai progressé et j’ai d’autres armes qui me permettent de finir les points en utilisant moins la force. Mais dans le jeu, il est clair qu’on évite un peu de lober de mon côté, car mes adversaires savent que le smash au-dessus de la tête est un point fort pour moi. Du coup, c’est François qui a plus de lobs à négocier, mais il assure bien aussi, donc on est assez complémentaires. »

Ton physique de colosse est-il naturel ou bien le fruit d’un gros travail physique ?
« C’est un peu des deux. D’abord, j’ai fait énormément de tennis, notamment en académie à Lyon. Et avant cela, j’avais un préparateur physique à Saint-Etienne, avec qui on avait beaucoup travaillé le développement de mes qualités physiques. Vu que j’avais quelques prédispositions, on les a renforcées avec beaucoup de travail et c’est vrai que ça me sert bien quand je joue. Je travaille essentiellement l’explosivité, que ce soit sur le terrain de padel ou en salle de sport, mais sans non plus faire trop de muscu car ce n’est pas le but. »
Quelles sont tes qualités et les points que tu voudrais améliorer ?
« Comme qualité, je citerais donc cette explosivité qui me sert beaucoup, que ça soit sur le haut ou sur le bas du corps, à la fois pour les démarrages et pour “envoyer” au-dessus de la tête. Mais ça me sert aussi en défense. Les choses à améliorer, je dirais que c’est surtout au niveau défensif, car ça ne fait pas si longtemps que je joue. Mais on travaille beaucoup là-dessus et c’est de mieux en mieux. »
Quels sont tes objectifs en matière de padel ?
« En termes de classement, je n’ai pas vraiment d’objectif, mais j’essaie de ne pas me fixer de limites. Les objectifs ce serait plutôt de jouer des tournois internationaux, c’est une chose qui m’intéresse, faire des FIP et des tournois internationaux dès cette année. L’essentiel est de réussir à s’entraîner et à jouer correctement et je me dis que le classement suivra.”
Devenir professionnel, c’est un rêve que tu caresses ?
« Oui, pourquoi pas. En tout cas, je m’entraîne de plus en plus dans ce sens-là. Et pourquoi pas aussi aller au peu en Espagne, démarrer par des stages d’entraînement et ensuite revenir en France. »
Après 40 ans de tennis, Jérôme tombe dans la marmite du padel en 2018. Depuis, il y pense tous les matins en se rasant… mais ne se rase jamais pala en main ! Journaliste en Alsace, il n’a d’autre ambition que de partager sa passion avec vous, que vous parliez français, italien, espagnol ou anglais.
























































































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