Auteur d’une prestation spectaculaire lors du Master Jeunes Île-de-France organisé au Club des Pyramides, Nolann Ballay a une nouvelle fois régalé le public avec son jeu offensif, ses défenses improbables et ses fameuses dormilonas. Derrière le spectacle, le jeune Français estime pourtant avoir franchi un cap bien plus important : celui de la maturité. Plus solide mentalement, plus performant à la volée et bientôt en route vers Big Padel pour poursuivre sa progression, il se confie à Padel Magazine. Entretien.
« Je me sens beaucoup plus confiant qu’avant »
Padel Magazine : Tu as encore offert un vrai spectacle aujourd’hui. On t’a vu sortir des dormilonas, des défenses incroyables… Et Sacha nous disait que tu avais énormément progressé mentalement. Comment te sens-tu en ce moment ?
Nolann Ballay : Je me sens bien. J’ai confiance parce que je m’entraîne sérieusement et que je fais aussi davantage de préparation physique qu’avant. Surtout, je pense avoir grandi mentalement. Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux sur le terrain.
« Le vrai changement n’est pas seulement physique »
Padel Magazine : Depuis le FIP Bronze de Marnes-la-Coquette, sens-tu une évolution ?
Nolann Ballay : Oui. À Marnes-la-Coquette, j’avais terminé avec des crampes, mais il faut dire que je revenais des championnats de France de squash et que j’avais ensuite enchaîné les compétitions par équipes. J’étais vraiment fatigué.
Padel Magazine : Tu as beaucoup travaillé physiquement depuis ?
Nolann Ballay : Pas uniquement. Il faudrait encore que je travaille davantage le physique, mais le principal changement concerne surtout mon jeu à la volée. C’est vraiment le secteur où j’ai le plus progressé.
« Aujourd’hui, ma volée fait davantage de dégâts »
Padel Magazine : C’était un point faible auparavant ?
Nolann Ballay : Ce n’était pas forcément un point faible, mais aujourd’hui je fais beaucoup plus mal avec ma volée. Je suis plus efficace.

« J’avais une revanche à prendre »
Padel Magazine : Tu affrontais aujourd’hui ton ancien partenaire Alexandre Barbier. Ce match avait-il une saveur particulière ?
Nolann Ballay : Oui, un peu.
J’avais une revanche à prendre par rapport à un tournoi l’année dernière. J’avais très mal vécu cette défaite. Je menais 6/3, 4/1 avec un double break d’avance et j’avais finalement perdu le match. C’était assez tendu sur le terrain à l’époque et je l’avais gardé en travers de la gorge.
Aujourd’hui, j’avais envie de prendre ma revanche et je pense avoir réalisé un bon match. Mais cela reste un copain avant tout.
« Je prends plus de plaisir à gauche »
Padel Magazine : Pourquoi ne jouez-vous plus ensemble ?
Nolann Ballay : Avant, je jouais à gauche avec lui. Ensuite, il a voulu passer à gauche et j’ai joué quelque temps à droite.
Aujourd’hui, je suis revenu à gauche et lui ne souhaitait plus évoluer à droite.
Padel Magazine : Pourtant, beaucoup estiment que tu pourrais très bien jouer à droite…
Nolann Ballay : Ce n’est pas une obligation de jouer à gauche, mais avec certains partenaires, c’est là où je prends le plus de plaisir.
Et je pense que lorsque je prends du plaisir, je joue tout simplement mieux.

« Big Padel va m’aider à franchir un nouveau cap »
Padel Magazine : La suite de ton programme est chargée.
Nolann Ballay : Oui. Il y aura d’abord le FIP Promises Paris avec Clément Monot, puis un tournoi en Belgique.
Ensuite viendront les Championnats de France et surtout, normalement, je vais rejoindre Big Padel pour m’entraîner avec Jean-Thomas Peyrou.
L’objectif est simple : continuer à progresser et prendre toujours plus de plaisir dans mon jeu.
« Les meilleurs Français sont encore devant moi »
Padel Magazine : Tu regardes déjà vers l’équipe de France juniors ?
Nolann Ballay : Honnêtement, ce n’était pas mon objectif principal cette année. Les joueurs sélectionnés sont actuellement plus forts que moi.
Padel Magazine : Que te manque-t-il pour rivaliser avec eux ?
Nolann Ballay : Principalement du temps de jeu et davantage de travail physique.
Je pense qu’aujourd’hui ils sont meilleurs que moi, mais avec le temps et le travail, pourquoi pas les rejoindre plus tard.
« Je veux continuer à évoluer »
Padel Magazine : Quel est ton objectif pour la saison à venir ?
Nolann Ballay : Continuer à progresser, évoluer dans mon jeu et surtout prendre du plaisir sur le terrain. C’est ce qui compte le plus pour moi aujourd’hui.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































Madrid P1 : Chingotto ciblé, Galán au frigo… comment les champions ont trouvé la réponse
Fede Chingotto, le catalyseur mental qui permet à Ale Galán de se relancer
Fonteny et Moragues impressionnent au 1er tour du Paris Major et créent la première grosse sensation française
Nathan Perrot prêt à tourner une page : « Vous allez nous voir assez souvent séparés avec Sacha »
Bergeron / Seurin reviennent sur les WC Paris Major : « Il faut que ça dépende plus de nous » et un projet qui veut durer
Coello et Tapia choisissent leur partenaire idéale pour jouer en mixte aux Jeux Olympiques
Laura Luján : « Pour jouer sur Premier Padel, le physique est devenu indispensable »
8 mois après son ouverture, Lexo Arena franchit un nouveau cap avec son premier P1000 féminin
Vives et Guy de Chamisso subissent la loi de Dal Bianco / Luis López au 1er tour du Paris Major
P1000 Le Hangar : Portales et Soleirol créent la sensation et font tomber la TS1 en finale au bout du suspense
P1000 Box to Box : Piombo et Gourre tiennent leur rang et décrochent le titre
Classement FIP : Guichard et Fonteny atteignent leur meilleur ranking en carrière
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Le Major II peut-il mettre en danger les tournois P2 de Premier Padel ?
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?