Clara Mansart (185e) / Marie-Amélie Dardaine (167e) signent une très grosse performance pour leur entrée en lice au FIP Platinum Lyon. Invitées dans le tableau principal, les deux Françaises ont dominé Ainize Santamaría (97e) / Sara Foguer (171e) en deux manches, 7/6 6/4, après 1h17 de jeu.
Face à une paire mieux classée sur le papier, elles ont fait preuve de davantage de régularité et surtout d’une grande efficacité dans les moments importants, portées par la puissance de Mansart et la qualité de main de Dardaine. Une victoire qui leur ouvre les portes du tour suivant et leur permet également de récolter 25 points FIP.
Mansart / Dardaine, une association qui monte en puissance
Sur le papier, l’avantage était du côté espagnol. Clara Mansart (185e) / Marie-Amélie Dardaine (167e) faisaient face à Ainize Santamaría (98e) / Sara Foguer (171e), avec notamment une Santamaría qui a déjà remporté un FIP Bronze cette saison, à Joinville, et disputé deux autres finales dans cette catégorie. Mais les Françaises arrivaient à Lyon avec des arguments.
Associées depuis plusieurs mois, elles avaient déjà atteint ensemble les demi-finales du FIP Silver de Bandol, avant de signer récemment leur meilleur résultat commun avec une nouvelle demi-finale au FIP Silver d’Utrecht, il y a seulement deux semaines.
Invitées dans le tableau principal lyonnais, Mansart / Dardaine avaient donc une nouvelle occasion de confirmer leur progression sur le circuit international, cette fois face à une paire mieux classée.
Mansart / Dardaine arrachent le premier set
La rencontre démarre de manière équilibrée, avant que les Françaises ne trouvent une première ouverture. Profitant notamment des nombreuses fautes de Santamaría, Mansart / Dardaine réalisent le premier break pour mener 4/2. L’avantage est toutefois de courte durée : la paire espagnole débreak immédiatement et recolle à 4/4.
Dans une fin de manche beaucoup plus serrée, Mansart fait parler sa puissance au smash, tandis que Foguer monte progressivement en régime côté espagnol. À 6/5, les Françaises se procurent même une première balle de set, sauvée par leurs adversaires pour arracher le tie-break.
Un jeu décisif dans lequel Mansart / Dardaine font finalement la différence. Mansart se montre particulièrement décisive, alors que Santamaría retombe rapidement dans ses erreurs. Les Françaises empochent le tie-break 7 points à 4 et la première manche 7/6 en 41 minutes.
Une avance méritée au regard des statistiques : 19 coups gagnants pour 15 fautes directes, contre 16 coups gagnants et 21 fautes pour Santamaría / Foguer.

Les Françaises font la différence dans les moments clés
La deuxième manche repart sur des bases très équilibrées. Les deux paires doivent rapidement sauver plusieurs balles de break, avec une Dardaine très solide dans les moments délicats. Les Françaises s’appuient sur une belle complémentarité : Dardaine fait parler sa qualité de main, tandis que Mansart utilise sa puissance, notamment au smash. À 3/3, elles ont déjà écarté plusieurs occasions de break et restent parfaitement au contact.
C’est finalement au meilleur moment que Mansart / Dardaine font la différence. Mansart, encore décisive au smash, permet aux Françaises de prendre le service adverse pour mener 4/3. Un break qui semble faire mal à Santamaría / Foguer : derrière, les Françaises enchaînent avec un jeu blanc autoritaire pour s’envoler à 5/3.
Les Espagnoles prolongent la rencontre, mais Mansart / Dardaine ne tremblent pas au moment de conclure. Dardaine termine particulièrement fort et la paire française boucle la manche 6/4, pour s’imposer 7/6 6/4 en 1h17. Surtout, elles auront parfaitement négocié les points importants : les deux paires se sont procuré six balles de break, mais les Françaises en ont converti deux contre une seule pour leurs adversaires.

La diagonale de gauche aura fait la différence
Les statistiques individuelles illustrent parfaitement l’un des rapports de force de la rencontre : la diagonale de gauche a largement tourné en faveur de Mansart.
La Française termine avec 19 coups gagnants pour seulement 9 fautes directes, soit un différentiel très positif de +10. À l’inverse, Santamaría a connu une rencontre beaucoup plus compliquée avec 16 coups gagnants pour 27 fautes directes, un différentiel de -11.
Un écart considérable entre les deux joueuses de gauche, qui explique en partie l’issue du match. Plus régulière et surtout plus décisive dans les moments importants, notamment au smash, Mansart a remporté cette bataille dans la diagonale et offert de nombreuses opportunités à la paire française.

Un huitième sans pression face à la tête de série 2
La marche sera particulièrement haute demain pour Clara Mansart (185e) / Marie-Amélie Dardaine (167e), qui défieront la tête de série 2, Alejandra Alonso (14e) / Giulia Dal Pozzo (26e).
Sur le papier, l’écart est donc considérable, mais les Françaises pourront justement aborder ce huitième sans pression. Avec les 25 points FIP déjà récoltés grâce à leur victoire au premier tour, Mansart / Dardaine ont désormais tout à gagner et rien à perdre face à l’une des principales paires du tableau.
Fan et joueur de padel, je scanne le milieu du padel : Attention vous êtes surveillés !


































































































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