Chez les dames ou les messieurs, dans cet Euro Padel, l’Espagne s’est baladée jusqu’en finale. Chaque rencontre, féminine ou masculine, s’est soldée par un 3-0. Seule exception : la victoire 2-1 des Espagnols contre le Portugal en demi-finale, pour cause d’un WO avant de jouer le 3e match, sans enjeu. C’est dire.
Une concurrence encore trop faible
On a pourtant l’impression que le niveau moyen de chaque nation monte. Par rapport à l’avant COVID, où l’on voyait des nations avec des joueurs qui n’avaient que quelques mois, voire jours au compteur avant d’attaquer des échéances internationales. La bonne nouvelle : ça a bien évolué, et on voit bien que maintenant, sauf exception pour certaines nations, les joueurs présents dans cet Euro jouent au padel chez eux et ont quelques années de padel derrière eux. La multiplicité des tournois FIP partout dans le monde permet aussi à tous les joueurs de se confronter de plus en plus à des paires espagnoles solides.
Si la France, l’Italie et le Portugal semblent avoir encore pour l’instant une petite marge de sécurité pour truster tous les ans une médaille, la concurrence s’organise, et des nations comme la Suède, la Belgique ou encore les Pays-Bas sont de plus en plus dangereuses.
Chez les dames, c’est un peu le même constat : on constate un déséquilibre chez beaucoup de nations. Certains pays disposent d’un ou deux top joueurs ; insuffisant pour concurrencer l’Espagne sur chaque match d’une rencontre. Le Portugal, par exemple, dispose de Sofia Araujo, 12e mondiale, et de Catarina Nogueira, 29e mondiale. Sauf qu’elles ne peuvent pas être alignées sur chaque match et qu’ensuite, il existe des différences de niveau au sein de l’équipe, pour donner le change réellement aux meilleures. Le sélectionneur doit alors composer avec cela, obligé de casser des paires, de répartir ses forces et de composer en fonction de la joueuse leader. On parle néanmoins de 7 joueuses dans le top 90 quand même…
Quid des conditions en Sardaigne ?
Au padel, on sait que le jeu en extérieur est bien différent. Selon les conditions : le soleil, la chaleur et le vent par moment ont tendance à réduire les écarts de niveau entre les nations, mais pas suffisamment. La marge est trop grande.
C’est encore plus vrai chez les filles que chez les garçons dans cet Euro. Si l’on regarde de près les deux demi-finales contre le Portugal à chaque fois, la marge chez les filles est très importante. 6 jeux concédés par les Espagnoles en 3 matchs. Les Espagnols de leur côté ont laissé filer 1 set dans le premier match, et le 2e match était lui plutôt serré.
Un manque d’adversité entre les nations, et une histoire écrite d’avance au niveau européen ? C’est peut-être ça aujourd’hui qui peut être un frein aux Jeux Olympiques, même si au niveau mondial, la concurrence entre l’Argentine et l’Espagne sera certainement au rendez-vous cette année encore.
Et la France dans tout ça ?
Premier constat, sur le papier, on n’a jamais eu une équipe de France aussi forte. La préparation est de plus en plus rigoureuse et professionnelle. L’équipe est équilibrée chez les filles comme chez les garçons. Toutes les filles par exemple jouent sur le circuit international. Pour Robin Haziza, c’est évidemment une aubaine pour composer au mieux son équipe : “toutes les joueuses sont compatibles, les associations peuvent être modulées”.
Côté messieurs, la team France est toujours très compétitive sur la lignée des années précédentes. Sur cette demi-finale face à l’Italie, les Bleus ont mené au score, ont mené avant de voir l’Italie s’imposer sur le fil. Deux fois, la France s’est retrouvée à un petit set de la finale…
La France est une équipe très homogène. Chez les filles, ce n’était pas forcément le cas il y a encore quelques années. C’est peut-être l’élément le plus important à retenir de ces Euro 2024 en Italie.
Une Espagne sans ses top joueurs…
L’ultra domination de l’Espagne dans cet Euro est indiscutable. Pourtant, autant chez les femmes que chez les hommes, les meilleurs joueurs ne sont pas là. Les numéros une, Paula Josemaria et Ariana Sanchez n’ont pas fait le déplacement. Pas de Coello, Galan, Lebron ou Paquito à l’horizon non plus.
En revanche, on imagine que ces joueuses et joueurs seront forcément sélectionnés pour les mondiaux de padel au Qatar du 28 octobre au 2 novembre 2024. En effet, l’Argentine sera présente avec son armada de joueurs où nous aurons une nouvelle finale Espagne vs Argentin.
Ne pas aligner ses meilleurs éléments ne revient-il pas à penser qu’on a de la marge sur les autres nations ? Très certainement.
Chez les filles, l’Espagne défie l’Italie et part ultra-favorite. Même affiche chez les garçons, et là encore, on ne voit ce qui pourrait priver les favoris de s’imposer et décrocher le titre européen…
Le padel ? Cédric en est complètement accro depuis qu’il a découvert la discipline en 2022. Depuis, il s’est entraîné dur pour devenir coach et même juge arbitre. Ancien journaliste, il conjugue aujourd’hui son métier d’avant et sa passion d’aujourd’hui. Si vous l’affrontez, méfiez-vous de sa bajada !

























































































Buenos Aires P1 – Josémaría et González au mental après une énorme bataille face à Ustero et Sánchez
P1500 Dames Alpine Store Rouen : Bognard et Moga font tomber la TS4 pour se hisser en demi-finales
P1500 MS Padel Vannes – Wagner et Couturier au bout du suspense, les demi-finales sont connues
Younes El Aynaoui : « Au Maroc, on espère bientôt retrouver un joueur qui brillera en Grand Chelem »
Jesús Moya : “Le padel te donne la vie” – entre blessures, pression et quête du top 50
Yannick Noah : « C’est un peu grâce à Dieu… que j’ai vraiment joué au tennis »
Julie Razafindranaly : des universités américaines aux tournois internationaux de padel
Du lourd attendu à Vannes et Rouen pour les 2 P1500 du week-end
Les Français solides sur le FIP Tour avec plusieurs Français déjà qualifiés pour les quarts de finale
FIP Bronze Marnes : quel objectif pour Maigret et Tison ?
P1000 Friendly Padel Club Saint-Martin – Résultats, live et programmation
Alex Chozas sort du silence après les insultes reçues à Buenos Aires
Marta Ortega sous le charme de Buenos Aires : “Une sensation qu’on ne retrouve nulle part ailleurs”
Buenos Aires P1 – un programme explosif pour les quarts de finale
Triay et Brea filent en demi-finales à Buenos Aires sans jouer
Tom Holland et Zendaya au cœur du “BERO Padel Classic” à Los Angeles
Siux verrouille Augsburger jusqu’en 2040 : un contrat inédit dans l’histoire du padel
Les Assises du Padel poseront leurs valises à Marseille pour la troisième édition
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Et si seulement 5 gestes suffisaient pour mieux comprendre le padel ?
P2 Asunción – Comment un détail tactique a fait basculer la rencontre entre Garrido / Bergamini et Barahona / Alfonso
Lucas Campagnolo : “Si je m’étais rompu les croisés, j’aurais arrêté et je serais retourné au Brésil pour travailler dans l’élevage”
Padel Brissac accueille un stage avec Bastien Blanqué et Nico Gavino en juin 2026
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Coello / Tapia : une réponse tactique structurée face aux smasheurs de gauche
Le padel : cocktail parfait de réflexe et de stratégie
Premier Padel supprimera-t-il les têtes de série ? L’idée de Chingotto relance un vrai débat
Service au padel : une règle contestée, une solution technologique envisageable…
Tournois coachés : accélérateur de progression… ou dérive du padel amateur ?
Pablo Cardona face au dilemme du retour prématuré – Il fait finalement marche arrière
Padel et vélo : une complémentarité efficace pour la performance et la santé
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
FIP Promises Paris : Jean-Thomas Peyrou voit émerger une génération française capable de rivaliser
Viapadel Cup 2026 : Tarragone accueille un 3e round entre padel, plage et fête