Énorme sensation en finale du Bruxelles P2.
Juan Lebrón et Leo Augsburger font tomber les tenant du titre, les numéros 1 mondiaux Tapia / Coello en trois sets : 2/6 6/3 6/3.

Un tournoi parfait pour la paire hispano-argentine, qui s’offre coup sur coup les numéros 2 Galán / Chingotto en demi-finale, puis les numéros 1 mondiaux en finale.

Un début compliqué face aux numéros 1

Le match démarre mal pour Lebrón / Augsburger.
Tapia / Coello imposent leur rythme avec beaucoup d’intensité. Arturo Coello est particulièrement inspiré et les numéros 1 dominent cette première manche (6/2).

Lebrón et Augsburger tentent de rivaliser dans ce jeu rapide vers l’avant, mais à ce niveau, les leaders mondiaux restent les meilleurs.

Le tournant tactique

Mais cette fois, la réaction est immédiate.
Avec leur coach Agustin Gomez Silingo, ils ajustent leur plan de jeu.

Moins de précipitation, plus de construction.
Lebrón prend le contrôle des échanges du fond de court et parvient à dominer Coello dans la diagonale, pendant que Augsburger fait parler sa puissance avec des smashs ravageurs, une énorme solidité que ce soit dans les transitions vers l’avant ou bien au bloc. En face Tapia et Coello ont moins de solutions, ils se précipitent et se font régulièrement contrer.

Deux sets à sens unique

Les deuxième et troisième sets suivent le même scénario.
Lebrón / Augsburger prennent le dessus, imposent leur rythme et ne laissent plus de solutions à Tapia / Coello, qui apparaissent en difficulté.

Score final : 6/3 6/3 dans les deux dernières manches.

Un duo enfin libéré

Ce succès est aussi une réponse.
Après un Miami P1 compliqué, puis une défaite au premier tour du Newgiza P2, la relation entre les deux joueurs semblait tendue, certains évoquaient une possible séparation.

À Bruxelles, ils ont montré tout l’inverse :

  • une vraie connexion
  • une solidarité constante
  • un niveau de jeu capable de battre les meilleurs

Lebrón, en particulier, a été impressionnant, l’un des rares capables de faire vaciller Coello dans sa diagonale.

Un cap franchi

C’est leur première victoire face à Tapia / Coello, après 4 défaites de suite face à eux.

Un cap important.

Un signal envoyé au circuit

Du côté des numéros 1, la régularité est toujours là, mais la domination semble moins écrasante, sur cette finale ont a senti moins de rage, moins d’intention du coté des Golden Boys.
Les adversaires commencent à trouver des solutions.

Pour Lebrón / Augsburger, cette victoire lance une dynamique.
Reste maintenant à confirmer sur la durée.

Mais une chose est sûre :
à leur meilleur niveau, ils peuvent clairement viser plus haut.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !