Après la déception de Barcelone, Léa Godallier et Daiara Valenzuela ont parfaitement réagi en Finlande en allant chercher le titre au FIP Silver Espoo II. Une victoire importante à l’approche du Paris Major à Roland-Garros et qui vient surtout confirmer le potentiel d’une association encore récente. Pour Padel Magazine, la Française revient sur la défaite de Barcelone, le travail effectué avec son équipe, la démonstration réalisée en finale et la suite de son programme.

Barcelone : une défaite liée à « trop de pression »

Léa Godallier : Honnêtement, on avait passé trois ou quatre jours ensemble à nous entraîner. Dai était venue en France pour qu’on puisse travailler ensemble et mettre en place certains schémas tactiques.

Je pense qu’il y a surtout eu le fait d’arriver en tant que favorites sur ces tournois. On s’est mises de la pression toutes les deux et on n’a pas très bien abordé ce match. On commence mal, sans avoir de très bonnes sensations, mais c’est aussi de notre faute parce qu’on se met trop de pression.

Alors que lorsqu’on joue avec du plaisir, de l’envie et de la confiance, c’est là qu’on joue extrêmement bien.

On ne fait vraiment pas un bon match. Elles, en revanche, en font un très bon. Je pense qu’on ne joue pas juste et qu’on ne met pas l’énergie nécessaire.

On perd à l’arrache. C’est dommage parce qu’on est menées 5/2 ou 5/1 dans le troisième set et qu’on revient à 5/4 avec une balle pour revenir à 5 partout.

Mais, en réalité, on ne mérite pas de gagner ce match.

Le déclic après Barcelone et le travail avec Baptiste Benetoux

Après Barcelone, on a fait un gros point avec Dai et Bat [Baptiste Benetoux, son entraîneur]. Bat est d’ailleurs venu en Finlande et cela a fait énormément de bien à Dai, évidemment, mais aussi à moi.

On a pu vraiment préparer les choses, aussi bien mentalement que tactiquement.

L’idée était également de garder en tête que, même si on perdait, ce n’était pas une fin en soi. On est dans une période de construction, dans un processus. Gagner ou perdre immédiatement n’est pas forcément le plus important.

Ce qui compte, c’est d’être capables d’appliquer en match les choses que l’on travaille. On sait qu’avec le temps, cela va nous amener des victoires et, je l’espère, de très belles victoires.

FIP Silver Espoo II : une montée en puissance jusqu’à la finale

De match en match, on a trouvé notre rythme. Et la finale a finalement été un peu l’aboutissement de tout le travail effectué avant le tournoi, mais également pendant la semaine entre nous, avec Bat et Dai.

Je pense qu’elles étaient touchées en face, évidemment.

Il n’y a pas eu un seul moment où on les a laissées respirer. Certains jeux ont été accrochés, mais dès qu’on arrivait sur les points importants, on était encore plus concentrées.

Le but était vraiment de ne jamais les laisser entrer dans le match. C’était hyper important. Et de notre côté, il fallait surtout conserver cette dynamique et cette énergie.

Léa Godallier et Daiara Valenzuela : une confiance intacte malgré la défaite

Depuis que je joue avec Dai, je n’ai pas eu un seul doute.

Quand on rentre sur le terrain, c’est pour gagner.

Et ce qui est fort avec Dai, c’est justement ce qu’on s’est dit après Barcelone : une semaine seulement après une défaite dans un match que, sur le papier, on ne devait peut-être pas perdre, on a été capables de nous remobiliser immédiatement.

Cette défaite n’a absolument pas affecté la confiance que l’on a dans notre équipe.

On arrivait en Finlande un peu touchées, forcément, mais en étant malgré tout convaincues que nous étions sur la bonne voie.

Je suis hyper fière du travail réalisé en équipe.

Léa Godallier et Daiara Valenzuela, de la frustration de Barcelone au titre en Finlande avant Roland-Garros

L’association Godallier / Valenzuela appelée à durer ?

J’espère que ça va durer, oui !

Comme je te l’ai déjà dit, chaque nouveau tournoi avec elle est un peu une victoire.

J’ai l’impression, en tout cas d’après ce qu’elle me dit, qu’elle se sent très à l’aise avec moi et que je lui permets de jouer son meilleur padel. Pour moi, c’est une grande fierté.

J’espère vraiment que cela va durer longtemps parce que je trouve que, lorsque nous avons confiance à 100 %, on joue vraiment très, très bien ensemble.

Paris Major : Roland-Garros devient la priorité

Je ne jouerai pas le FIP de Marnes-la-Coquette parce que je sais que le tournoi se termine le samedi, juste avant Roland.

On a déjà fait l’expérience de jouer un FIP juste avant un tournoi Premier Padel. Le problème, c’est que lorsque tu dois doubler quasiment tous les jours sur un FIP avant d’enchaîner sur Premier Padel, physiquement, c’est compliqué.

Donc cette fois, on va préparer Roland tranquillement.

On va arriver le samedi ou le dimanche matin et essayer de préparer au mieux ce tournoi.

Roland-Garros est important pour moi, donc l’objectif maintenant est vraiment d’arriver dans les meilleures conditions possibles.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.