Dans un récent débat sur L’Équipe, la question posée était simple : le padel est-il un sport ou un loisir ? Mais la manière dont le sujet a été traité a laissé un goût d’amateurisme. Certains chroniqueurs compare le padel comme le “mini golf” du tennis. Réduire ce sport à une activité de détente, c’est aussi passer à côté de sa réalité professionnelle.
Facile à découvrir, difficile à maîtriser
Oui, on peut s’amuser dès sa première partie, ce qui n’est pas toujours le cas d’en d’autres sports. Mais franchir le cap du haut niveau est une autre histoire. Le padel impose de maîtriser une palette de coups spécifiques bandeja, víbora, smashs lifté, à plat, rulo, bajada, chiquita, contre-smash, par 3 ou 4… et surtout défendre avec les vitres. Lire les rebonds, ajuster son placement, anticiper les trajectoires : des compétences qui demandent des années de pratique.
Des exigences comparables au tennis
Les études sont claires : un match de padel pro impose une charge cardio équivalente à celle d’un match de tennis en double. Les points durent plus longtemps, avec plus de coups joués et un temps de concentration plus élevé. Côté mental, la patience tactique, la gestion des vitres et la coordination permanente avec le partenaire font partie intégrante de la performance.
Pas de raccourci pour les tennismen
Imaginer qu’un excellent tennisman puisse briller immédiatement au padel est une illusion. Bien sûr, l’ancien joueur de tennis arrive avec un bagage précieux : qualité de frappe, sens du jeu, volée solide, puissance au smash. Mais le padel est un sport différent, avec des schémas de jeu et des gestes techniques qui n’existent pas en tennis.
La bandeja, la víbora, la sortie par 3, la defensa après vitre ou la chiquita sont des coups spécifiques qui ne s’improvisent pas. Ils demandent des années d’apprentissage, de répétition pour devenir . Or, c’est justement là que les tennismen, même confirmés, se heurtent à une réalité : leur bagage est utile mais insuffisant pour performer rapidement.
Les exemples sont nombreux. Juan Carlos Ferrero, ancien n°1 mondial en tennis, n’a jamais réellement percé sur le circuit padel. Plus récemment, Jules Marie a reconnu que la défense avec les vitres et la maîtrise des coups spécifiques restaient de véritables défis. Même des champions français comme Arnaud Clément et Arnaud Di Pasquale ont avoué avoir dû désapprendre certains automatismes du tennis pour progresser en padel.
La vérité est simple : les meilleurs joueurs mondiaux de padel Arturo Coello, Agustín Tapia, Ale Galán, sont des athlètes qui ont commencé très jeunes et se sont formés exclusivement à cette discipline. Être un excellent tennisman n’offre donc pas de raccourci vers l’élite. Pour viser le très haut niveau, il faut passer par le même chemin : des années de pratique, un apprentissage complet des coups et une immersion totale dans les spécificités du padel.
Un sport structuré et en pleine croissance
Le padel est aujourd’hui reconnu comme un sport de haut niveau en France, avec un Centre national d’entraînement à Vichy et un plan de 85 millions d’euros investit par la FFT. À Roland-Garros, le Paris Major 2025 a réuni plus de 27 000 spectateurs sur les 1/2 et finale. Sur le plan mondial, le circuit Premier Padel s’organise autour de Majors, P1, P2 et du FIP Tour, avec un classement unique et des prize-money certes inférieurs au tennis mais que ne cesse de monter.
Un sport encore en quête de stars
Certes, le padel attire aujourd’hui un nombre croissant de pratiquants, mais il souffre encore d’un manque d’identification en France à ses champions, dans les autres pays où le padel est installé est considéré comme un sport à part entière. Beaucoup jouent régulièrement sans forcément connaître le nom des meilleurs mondiaux ni suivre le circuit professionnel. Contrairement au tennis, où les Federer, Nadal ou Djokovic ont façonné une culture et fidélisé des générations de fans, le padel n’a pas encore construit ce lien fort entre ses joueurs et le grand public. C’est l’un des axes d’amélioration majeurs pour le sport : développer des figures emblématiques, renforcer la médiatisation, et permettre aux pratiquants de s’attacher à des histoires, des personnalités, au-delà du simple plaisir de jouer.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































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