Philémon Raichman et Yanis Muesser avaient fait le choix de s’associer pour la saison 2026 avec une ambition claire : franchir un cap sur le circuit FIP tout en continuant d’exister parmi les paires solides du padel français. Une association cohérente sur le papier, entre deux joueurs en constante progression ces dernières saisons, mais qui peinent encore à transformer leur niveau de jeu en véritables performances sur la scène internationale.

La faute, en partie, à des tableaux rarement favorables. Mais malgré des résultats encore irréguliers, la paire française continue de montrer des signaux intéressants grâce à un style de jeu très agressif, basé sur l’intensité et la puissance.

À Marnes-la-Coquette, ils pourraient bien faire partie des outsiders à surveiller de très près.

Un niveau de jeu réel… malgré des résultats encore insuffisants

Le début de saison de Muesser / Raichman reste difficile à lire. Les résultats bruts ne racontent pas forcément l’ensemble de leurs performances.

Depuis janvier 2026, les Français ont disputé dix tournois ensemble sur le circuit international. Leur meilleur parcours sur le circuit FIP reste pour l’instant deux quarts de finale :

  • au FIP Silver de Caen, où ils s’inclinent face à la tête de série 2 Patiniotis / Torre sur le score serré de 6/4 6/4
  • puis récemment au FIP Bronze de Samui, en Thaïlande, après une bataille en trois manches contre Luque / Maria : 6/3 3/6 6/2

Des performances honorables, mais probablement en dessous des attentes que les deux joueurs s’étaient fixées en début de saison.

Il faut dire que les tirages ne leur ont pas souvent laissé beaucoup de répit.

Des premiers tours souvent piégeux

Tour après tour, les Français ont régulièrement hérité de grosses paires dès leurs débuts dans les tableaux.

Au FIP Silver de Caltanissetta, en Italie, ils tombent immédiatement sur Javier Ruiz et Gonzalo Rubio. Même constat à Rivesaltes, où ils croisent dès le deuxième tour la tête de série 2 Thomas Leygue / Alonso Rodriguez.

Malgré la défaite, le contenu avait pourtant été intéressant. Raichman et Muesser étaient parvenus à accrocher la première manche au tie-break avant de céder : 6/7 6/2 6/1.

Autre exemple à Marrakech, avec un premier tour compliqué face à Antonio Varo et João Oliveira, fraîchement sacrés à Rivesaltes. Résultat : une défaite en deux sets, 6/3 6/3, mais encore une fois contre une paire en pleine confiance.

Bien sûr, les tirages ne suffisent pas à tout expliquer. Les deux Français savent aussi qu’ils doivent encore gagner en régularité dans les moments clés. Mais le potentiel est bien présent.

Et il ne faut pas oublier un élément important : Yanis Muesser dispute seulement sa première saison complète sur le circuit FIP.

Des automatismes qui peuvent faire la différence à Marnes

À l’approche du FIP Bronze de Marnes-la-Coquette, plusieurs éléments jouent cette fois en faveur de la paire française.

D’abord, leur statut de paire numéro 11 de la liste leur offre théoriquement un premier tour plus accessible. Ensuite, Raichman et Muesser font partie des associations françaises ayant le plus joué ensemble depuis le début de saison.

Des automatismes construits depuis les premiers mois de 2025 et qui pourraient peser face à des paires nouvellement formées ou moins rodées.

Le défi sera ensuite de franchir un cap supplémentaire lorsqu’il faudra défier une tête de série. Et tôt ou tard, il faudra réaliser “le gros match” capable de lancer véritablement leur saison sur le plan international.

À Marnes, le contexte semble en tout cas réuni pour voir la paire française enfin marquer les esprits.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !