Jeremy Ritz est actuellement classé à la 15ème place du classement FFT. L’ancien gérant du Real Padel Club à Sophia Antipolis évoque son expérience dans le monde du padel, et offre sa vision du développement français.
Ses débuts dans le padel
“J’ai découvert le padel par hasard dans le Sud-Ouest en vacances. On a adoré tout de suite. On a beaucoup joué avec Morgan Mannarino, qui était mon partenaire au démarrage. Je suis ensuite rentré à Paris où j’habitais à l’époque, et je me déplaçais parfois pour faire des tournois dans le sud.”
“La rencontre avec Robin Haziza m’a permis de croire avec lui et grâce à lui au développement du padel. On a donc créé le Real Padel Club à Sophia. Il y a eu un déménagement pour moi sur la Côte d’Azur. C’était le premier club de padel privé en France.”

Travailler dans le monde du padel
“Quand je vois l’explosion du padel, ça valide le choix qu’on avait fait à l’époque d’y croire. On était un peu les seuls, un peu fous. Je suis super content que ça se développe autant, et de voir des gens qui s’éclatent dans ce sport.
“Je n’ai pas de regret de ne plus travailler dans le padel car ça ne me convenais pas à long terme, notamment car il faut beaucoup travailler les soirs et les week-ends.”
“Je ne dis pas que je n’y reviendrai pas un jour, mais plutôt en tant qu’investisseur ou dans de l’aide au développement. On m’a proposé plusieurs projets mais je n’ai pas encore trouvé quelque chose qui me convienne, mais c’est dans un coin de ma tête pour le futur.”
“Je pense que c’est malgré tout une activité dans laquelle la rentabilité est difficile à trouver. A mon sens, il faut au minimum 8 terrains, sinon ça ne vaut pas suffisamment le coup, sauf dans des cas particuliers comme à Lyon ou Toulouse, où ils ont une approche plus globale et ont investi dans le hangar. “
“Aujourd’hui, payer un loyer dans une grande ville et faire moins de 8 terrains, c’est beaucoup de travail et de risque pour un rapport qui est trop peu intéressant. Ce sont des investissements lourds, et c’est un métier dur. “

“Il y aurait besoin d’un peu plus d’entente globale”
“Je vois beaucoup de positif au développement du padel. Ça se développe dans les structures privées, dans les clubs de tennis, c’est génial. Aujourd’hui, on en est à un stade où le padel se développe beaucoup par l’humain, c’est à dire dans tous les endroits où il y a quelqu’un qui dynamise et qui fait des efforts pour le padel. Mais dans tous les endroits où on laisse des terrains seuls, sans animation, ça marche beaucoup moins.”
“On est pas assez mature sur la notoriété sur le marché du padel pour estimer que des terrains de padel se suffisent à eux mêmes. Il faut encore cette intervention humaine importante. Ce n’est que le début.
“Le côté compétition, il y a encore des imperfections, mais pour avoir connu le padel il y a 10 ou 15 ans on est a des années lumières de ce qu’on avait avant. Je ne suis donc pas critique là dessus et ça me parait super.”
“Les points négatifs : comme dans toutes les choses, il y a pas mal de gens qui cherchent à tirer profit de ce développement. Ça manque un peu de coordination entre tous les acteurs, et il y aurait besoin d’un peu plus d’entente globale pour pouvoir aller plus haut.”
“Globalement, à part quelques détails facilement améliorables, c’est très positif.”
“Je vais continuer de m’entraîner”
“J’ai envie de continuer à faire tous les tournois français de padel. Je vais moins me déplacer qu’avant, car mes autres activités me prennent du temps et notamment je viens d’avoir un petit garçon donc je prends encore plus plaisir qu’avant à rester à la maison. Le plan est de jouer les P2000 en 2021 et aussi de jouer les P1000 du coin proche de chez moi. »
“L’équipe de France ce n’est pas un objectif principal. Mon objectif aujourd’hui c’est de prendre du plaisir et de passer des bons moments. Si je joue très bien pourquoi pas, évidemment. J’ai déjà participé aux championnats d’Europe et du Monde et je me suis bien éclaté mais ce n’est plus une motivation comme ça l’a été à d’autres moments”
“Je n’ai pas été au Paraguay par choix, car on m’a clairement fait comprendre que je n’étais pas le 7ème mais vraiment le 8ème à l’époque et qu’il y avait très peu de chance que je joue. Pour l’Italie, j’étais totalement partant mais malheureusement une raison familiale m’a empêché d’y aller à la dernière minute.”
“Je ne ferme pas du tout la porte mais ce n’est plus ma motivation première.”

Pequery : Mon partenaire
“J’ai changé de partenaire régulièrement pour diverses raisons. J’ai joué avec Max Moreau qui n’est pas le joueur le plus stable du circuit. J’ai joué un an avec Scatena, qui s’est ensuite lancé dans un projet d’implication extrême dans le padel et ce n’était pas mon envie. J’ai aussi joué avec Jerome Ferrandez un an avec qui ça s’est bien passé mais il a eu un bébé et il avait moins envie de se déplacer.
“Et maintenant, je joue avec Jean-Michel Pequery. Malheureusement, on n’a pas pu trop jouer cette année, mais ça se passe très bien. J’ai un partenaire avec qui je suis très content de jouer et il n’y pas de prévisions d’en changer, en tout cas de mon coté…”
“L’aspect physique est devenu très important”
“Ce qui m’interpelle dans le monde du padel, c’est la dimension physique sur le World Padel Tour. Quand on regarde les matchs d’aujourd’hui et les matchs d’avant, je trouve que le physique est devenu très important. C’est un des changements. Ça se remarque aussi sur le circuit français : les joueurs les plus entraînés sont les plus forts, mais sont surtout ceux qui peuvent mettre plus d’intensité.”
“Je vais refaire un peu plus de tournois”
“Ritz 2021, ce sera des grands tournois de padel avec Jean Michel. Les petits tournois (P1000, P500) proches de chez moi avec Jean Michel quand il sera disponible, ou avec d’autres quand il ne l’est pas.”
“Sur le plan personnel, je vais essayer d’être un père de famille très impliqué parce que c’est un expérience fabuleuse et que je m’éclate dans ce nouveau role. Sur le plan professionnel, j’ai beaucoup de projets mais je prends un peu de recul sur tout ce qui est opérationnel, donc je serai plus disponible, l’été notamment, période pendant laquelle je ne jouais pas lors des dernières années. Il est donc probable que vous me revoyez un peu plus sur les tournois.”


À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Il est le monsieur international de Padel Magazine. Vous le verrez souvent sur les différentes compétitions internationales, mais aussi sur les grands évènements français. @eyeofpadel sur Instagram pour voir ses meilleures photos de padel !





































































































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