À l’occasion du FIP Promises Paris by WME, organisé au Tennis Club de Lesigny, Padel Magazine a réuni Jean-Thomas Peyrou, Fondateur de la Big Padel Academy, et Guillaume Solis, Président du club de Lesigny. Les deux hommes sont revenus sur leur nouvelle collaboration, née il y a quelques mois, qui dépasse largement le cadre de cette compétition internationale.

Entre formation, accompagnement des jeunes, échanges d’entraîneurs et passerelles entre Lesigny et Bordeaux, ils détaillent leur vision commune du développement du padel français.

Padel Magazine : Comment est née cette collaboration entre Lesigny et la Big Padel Academy ?

Jean-Thomas Peyrou :
« Avant tout, c’est une rencontre humaine. J’ai rencontré Guillaume il y a quelques mois lorsqu’il est venu me présenter son projet. J’ai tout de suite senti quelqu’un avec une énorme énergie, quelqu’un qui avait envie de construire des choses.

Cette année, c’est la deuxième édition du FIP Promises Paris by WME, dont je suis le directeur du tournoi. Je suis très fier de voir ce projet grandir.

Grâce à Guillaume, au Tennis Club de Lesigny et surtout à toute l’association sportive ainsi qu’aux nombreux bénévoles qui travaillent depuis des mois, nous avons aujourd’hui la chance d’accueillir ici certains des meilleurs jeunes joueurs du monde.

Pour moi, si l’on veut réellement développer le padel, il faut créer ce type d’événements et accompagner les jeunes dans leur progression. Guillaume possède déjà une belle base de jeunes joueurs dans son club. De mon côté, j’ai une académie entièrement tournée vers la performance. Finalement, il était logique de réunir nos compétences. »

Padel Magazine : Vous parlez souvent d’un “écosystème”. Que mettez-vous derrière ce mot ?

Jean-Thomas Peyrou :
« Aujourd’hui, il ne s’agit pas simplement d’organiser un tournoi.

Nous essayons de construire quelque chose de beaucoup plus global.

Il y a le FIP Promises, qui permet aux jeunes de se confronter au niveau international.

Il y a le Tennis Club de Lesigny, qui forme énormément de jeunes et développe le padel depuis plusieurs années.

Il y a la Big Padel Academy, qui accompagne les joueurs qui souhaitent franchir une nouvelle étape dans leur progression.

Toutes ces structures fonctionnent désormais ensemble. Certains jeunes continueront de représenter Lesigny tout en venant s’entraîner régulièrement chez nous à Bordeaux. D’autres effectueront des stages ou intégreront l’académie. C’est exactement ce type de passerelles que nous souhaitons créer. »

Padel Magazine : Concrètement, cette collaboration a déjà commencé ?

Guillaume Solis :
« Oui, complètement.

Nous revenons justement d’un stage organisé à Bordeaux avec plusieurs de nos jeunes joueurs.

On a déjà pu constater les premiers effets puisque certains ont réalisé un très beau tournoi ici à Lesigny.

L’idée est maintenant de poursuivre ce travail dans la durée.

Il faut préciser une chose : quand Jean-Thomas parle de “mon club”, il s’agit avant tout du club de la ville de Lesigny et de tous ses adhérents. Nous sommes une association et notre mission est de proposer toujours davantage à nos licenciés.

L’arrivée de Jean-Thomas et de la Big Padel Academy nous apporte exactement ce qu’il nous manquait. C’est une complémentarité incroyable.

Pour les joueurs de Lesigny, c’est une opportunité formidable d’avoir un appui comme Jean-Thomas et son académie. Et pour les joueurs de Bordeaux, lorsqu’ils viendront jouer ou s’entraîner chez nous, ils auront également toutes les structures nécessaires. Tout le monde est gagnant. »

Jean-Thomas Peyrou et Guillaume Solis dévoilent leur projet commun pour les jeunes

Padel Magazine : Plusieurs jeunes vont déjà rejoindre la Big Padel Academy ?

Jean-Thomas Peyrou :
« Oui, et c’est déjà très concret.

La semaine dernière, toute une équipe de Lesigny est venue s’entraîner à Bordeaux.

Loann Jovasevic est actuellement à l’académie pour plusieurs semaines et il pourrait l’intégrer définitivement dès le mois de septembre.

Nolann Ballay, lui, va carrément venir vivre à Bordeaux pendant un an afin de suivre le programme de l’académie.

Sacha Devriendt, qui s’entraîne également au Centre National d’Entraînement (CNE Vichy), viendra effectuer plusieurs semaines de préparation chez nous cet été.

Ces joueurs pourront profiter de notre structure, de notre encadrement et de notre expérience pour continuer à progresser.

Et ils ne seront probablement pas les derniers. Nous souhaitons que beaucoup d’autres jeunes puissent bénéficier de cette passerelle entre Lesigny et Bordeaux. »

Padel Magazine : Cette collaboration ne concerne donc pas uniquement les meilleurs jeunes ?

Guillaume Solis :
« Absolument pas.

Bien sûr, notre priorité est d’accompagner les jeunes qui souhaitent performer au plus haut niveau.

Mais cette collaboration profitera aussi à nos joueurs loisirs.

J’en connais déjà plusieurs qui vont régulièrement s’entraîner à la Big Padel Academy. Ils veulent simplement progresser, atteindre leur meilleur niveau personnel.

Pour nous, c’est tout aussi important.

Notre rôle est d’offrir des solutions à tous nos adhérents, quel que soit leur niveau.

L’objectif est que personne ne se sente limité parce qu’il joue à Lesigny. Au contraire, nous voulons ouvrir un maximum de portes. »

Padel Magazine : Les entraîneurs seront eux aussi impliqués dans cette collaboration ?

Guillaume Solis :
« Oui, et c’est un point essentiel.

Cette année, nous irons probablement avec nos enseignants découvrir le fonctionnement de la Big Padel Academy.

Nous voulons observer leurs méthodes de travail, comprendre leur organisation et continuer à progresser nous aussi.

Nous avons déjà une très belle équipe pédagogique à Lesigny, avec un directeur sportif et des enseignants de qualité.

L’idée n’est pas de copier ce qui se fait à Bordeaux, mais de s’en inspirer pour enrichir notre propre fonctionnement.

Plus nos entraîneurs progresseront, plus nos joueurs en bénéficieront. »

Padel Magazine : Quel est finalement votre objectif commun à long terme ?

Jean-Thomas Peyrou :
« Notre ambition est de créer des liens durables entre les structures.

Nous voulons que les jeunes puissent évoluer entre Lesigny et Bordeaux sans avoir le sentiment de devoir choisir entre leur club et une académie.

Si le padel français veut continuer à grandir, il faudra multiplier ce type de collaborations. »

Guillaume Solis :
« Mon objectif est simple : je ne veux jamais qu’un joueur se dise : “Je suis à Lesigny mais je suis bloqué.”

Je veux qu’il puisse participer à un tournoi international comme le FIP Promises, partir s’entraîner à Bordeaux, revenir au club, continuer à représenter Lesigny et construire son propre parcours.

Nous voulons offrir un maximum d’opportunités à nos joueurs, qu’ils soient compétiteurs ou passionnés.

C’est exactement ce que nous sommes en train de construire ensemble. »

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.