Claudia Fernandez, 18 ans, numéro 4 mondiale, s’apprête à jouer son second Roland Garros, cette fois-ci en tête de série 2 avec Gemma Triay. Véritable révélation de cette saison, la Madrilène a su gagner le respect de tous grâce à son jeu précis et sa détermination à toutes épreuves.
Dans le cadre de cette troisième édition du Greenweez Paris Major, Claudia Fernandez est revenue sur sa saison et sur son évolution personnelle depuis un an.
En début de saison, tu avais un projet avec Lorena Rufo puis il y a eu l’appel de Gemma Triay. Tu t’imaginais que cela puisse arriver ?
C’est vrai que je travaillais beaucoup et j’espérais vraiment qu’une joueuse du haut du classement m’appelle, mais je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite. On peut dire que ça m’a un peu prise par surprise.
Après, je suis très heureuse depuis le début avec elle et qu’elle est crue en moi car, au tout début, personne ne me connaissait. Je suis ravie du chemin que prend le projet que nous avons ensemble… et on en veut toujours plus.
Paris va être un tournoi particulier puisqu’il s’agit d’un Major, seul titre qu’il te manque avec Gemma… J’imagine que vous allez entrer sur la piste avec beaucoup de détermination et d’envie…
Ce tournoi est très particulier et nous entrerons sur la piste avec beaucoup de détermination. En plus, cette année, je vais jouer ce Major avec Gemma donc je suis vraiment contente qu’on puisse le disputer ensemble et d’en profiter toutes les deux.
De plus, les installations ici à Paris sont absolument incroyables. Donc nous allons entrer sur la piste avec autant de détermination que nous en avons pour faire le meilleur tournoi possible !
Cette saison c’est : trois P2, un P1 et une sélection en équipe nationale. On peut dire que tout va bien pour toi ?
Je ne savais pas si j’allais être convoquée pour la sélection ou non car je suis très jeune. J’ignorais s’ils prendraient le pari de me prendre ou non. Au final, ils m’ont appelé et je ne peux pas en être plus heureuse.
Concernant le reste de la saison, nous avons remporté quatre tournois et nous en sommes réellement satisfaites de nos résultats. À chaque match que l’on joue, on s’améliore encore un peu plus. Comparé au début de la saison, j’aide beaucoup plus ma partenaire sur la piste, je couvre aussi plus le terrain…
Quelle relation as-tu avec Gemma Triay ?
En dehors de la piste, nous nous entendons très bien avec Gemma. Nous avons tout de même une différence d’âge significative mais ça se passe bien entre nous. La vérité, c’est que j’ai dû mal à croire l’équipe que j’ai…
Sur la piste, on a une très bonne entente aussi. Elle me pousse lorsque j’ai besoin d’être un peu poussée. On se soutient mutuellement car s’il n’y a pas de soutien dans une équipe, c’est difficile.

C’est difficile pour toi de jouer avec une légende du padel féminin ?
C’est parfois difficile de jouer avec une joueuse comme Gemma en effet. Je suis de nature très timide, très tranquille. Quand tu te retrouves à jouer beaucoup de demi-finales et de finales, il y a beaucoup de pression, je suis souvent nerveuse. Parfois, c’est un peu dur à porter.
Cependant, l’équipe me soutient tous les jours, avec un psychologue qui est très important surtout là où je me trouve en ce moment. Je suis toujours un peu réservée, un peu timide mais j’ai l’impression que mon caractère ressort de plus en plus.
Justement, nous nous sommes rencontrées à Doha, puis à Bordeaux. À chaque fois, tu étais très touchée à cause des victoires ou même de ta médiatisation, ce qui est nouveau pour toi. Reçois-tu de l’aide d’un préparateur mental, de ta famille ou de ta coéquipière ?
Je parle avec le psychologue toutes les semaines. Il m’aide énormément parce qu’au final toutes ces émotions sont difficiles à gérer quand tu es jeune. Tu as besoin de quelqu’un qui… t’explique, au final.
Je reçois aussi beaucoup de soutien de la part de ma mère. D’avoir ma famille à mes côtés, mon psychologue, Gaby Reca et Rodrigo Ovide, cela m’apporte beaucoup de tranquillité.
Aujourd’hui, nous savons tous que tu es capable de faire de grandes choses. Quel serait ton rêve ultime ?
Mon rêve serait d’être numéro 1 mondiale. Un de mes rêves également était de disputer le mondial donc, avec leur appel, je sais que cela va se réaliser. Surtout que je suis très fière de pouvoir représenter mon pays.
Quelle joueuse te fait le plus peur sur la piste ?
La joueuse qui me fait le plus “peur” sur la piste est Paulita Josemaria. C’est une joueuse avec beaucoup d’explosivité, très dangereuse. J’ai mis des années à réussir à contrer ses coups donc sans hésitation Paula.
Avec quelle joueuse rêverais-tu de partager la piste ?
Gemma a été l’une des joueuses avec lesquelles j’ai rêvé de jouer. C’est une joueuse fantastique qui a été numéro 1 mondiale pendant des années. Après, il y aurait aussi Ariana Sanchez, qui joue extrêmement bien… et qui est la numéro 1 mondiale ! Bea Gonzalez aussi !
La vérité est que ce sont toutes des grandes joueuses.. Après, je suis très bien avec Gemma donc j’aimerais vraiment continuer avec elle.
Au final, quelles différences entre la Claudia Fernandez d’aujourd’hui et celle de l’année dernière ?
Je me sens très différente comparé à l’année dernière, notamment sur le plan mental. Je me sens beaucoup plus mature. Sur la piste, je comprends les choses plus clairement. J’ai une équipe qui m’aide pour tout ça.
Physiquement, j’ai changé aussi. Je me sens plus forte. Voilà, tous ces aspects-là ont changé et je me sens beaucoup plus forte que l’année dernière.
Pour voir l’interview complète, c’est ici :
C’est son frère qui un jour lui a dit de l’accompagner sur une piste de padel, depuis, Gwenaëlle n’a plus jamais quitté le court. Sauf lorsqu’il s’agit d’aller regarder la retransmission de Padel Magazine, du World Padel Tour… ou du Premier Padel… ou des Championnats de France. En bref, elle est fan de ce sport.


































































































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