Alejandra Salazar vit en 2026 la dernière saison de sa carrière. Une page qui se tourne pour la joueuse la plus titrée de l’histoire du padel, avec 58 titres et une longévité rare au plus haut niveau.
Dans une interview accordée à Padel Addict, l’Espagnole revient sans filtre sur son parcours, ses difficultés, mais aussi sur ce qui continue de la pousser à avancer.
“Dans mon ADN, il y a cette envie de m’améliorer”
À 38 ans, malgré les blessures et l’usure physique, Salazar garde la même motivation.
“Dans mon ADN, il y a cette envie de m’améliorer chaque année, de continuer à croire que je peux donner une meilleure version de moi-même.”
Elle assume aussi les difficultés liées au temps qui passe :
“Les années passent, le physique change, mais tous ces obstacles deviennent des défis. Peu importe ce qui arrive, je peux continuer à performer.”
Un état d’esprit qui résume toute sa carrière.
Un sport qui a changé de dimension
Présente depuis les débuts du circuit, elle mesure mieux que personne l’évolution du padel.
“Le padel a évolué dans tous les aspects. Les joueurs sont plus professionnels, les équipes plus complètes, tout est mesuré.”
Elle insiste aussi sur la dimension spectaculaire prise par le sport :
“Aujourd’hui, on remplit des stades de 10 000 à 12 000 personnes. C’est incroyable d’avoir vécu ça.”
Le mental, devenu indispensable
Pour rester au sommet, Salazar a aussi dû évoluer dans sa préparation, notamment sur le plan psychologique.
“Depuis des années, le travail avec un psychologue est fondamental. Il te donne des outils pour affronter les moments difficiles.”
Un accompagnement qu’elle juge aujourd’hui indispensable à la performance.
Le moment le plus dur : la maladie
Parmi les épreuves qu’elle a traversées, une reste au-dessus des autres : la myocardite.
“Le cœur, c’est vital. Je me suis dit : je pourrais ne plus être là. Si j’étais arrivée plus tard à l’hôpital, je ne m’en serais pas sortie.”
Un épisode qui a changé sa vision :
“Ça te donne une autre perspective. Tu valorises beaucoup plus le quotidien.”
“Perdre est normal”
Avec le recul, elle a aussi appris à gérer les défaites différemment.
“Perdre est normal, c’est gagner qui ne l’est pas. Il faut l’accepter, continuer à travailler et rester humble.”
Une philosophie qui contraste avec l’exigence du haut niveau, mais qui explique sa longévité.
Un message pour la nouvelle génération
À celles qui rêvent de devenir professionnelles, elle transmet un message simple :
“Qu’elles ne se rendent jamais, qu’elles restent résilientes et qu’elles gardent l’illusion. C’est ça le moteur.”
Elle insiste aussi sur l’importance de profiter du chemin :
“Je dirais à la jeune Alejandra de profiter encore plus de chaque moment, de chaque entraînement.”
Un avenir déjà tourné vers le padel
Même si la fin approche, Salazar ne compte pas s’éloigner du padel.
Avec son projet GOAT Sports Management, elle veut accompagner les jeunes joueurs :
“J’ai envie d’aider les nouvelles générations, de les guider pour qu’elles puissent se concentrer uniquement sur leur jeu.”
Une transition naturelle pour celle qui a marqué son sport.
Après avoir construit l’un des plus beaux palmarès du padel, Alejandra Salazar s’apprête à écrire un nouveau chapitre… toujours avec la même passion.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































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