C’est l’une des grosses histoires de la semaine au Cancún P2. Tolito Aguirre et Álex Arroyo sont en train de signer un parcours référence, dans un tournoi où tout s’est ouvert… et où ils ont su saisir leur chance.
Un quart maîtrisé face à Stupa et Yanguas
En quart de finale, ils ont frappé fort en éliminant Yanguas / Stupaczuk, tête de série 3, sur un score net : 6/3 6/3.
Le match est à sens unique dans les moments importants. Aguirre et Arroyo imposent leur rythme, dictent l’échange et empêchent leurs adversaires de s’installer. En face, Stupa et Yanguas semblent gênés, sans solution face à l’intensité et à la prise d’initiative constante.
Ce n’est pas un exploit isolé. C’est une confirmation.
Déjà un gros coup en huitième
Car leur tournoi avait déjà pris une autre dimension au tour précédent. En huitième de finale, ils sortent Paquito Navarro / Fran Guerrero au terme d’un match solide : 3/6 6/3 6/2.
Après un premier set concédé, ils montent en régime, prennent le dessus physiquement et mentalement, et finissent par faire craquer leurs adversaires.
En deux matchs, ils éliminent donc la tête de série 6 puis la tête de série 3. Un parcours qui parle de lui-même.
Un début de saison contrasté
Ce qui rend cette performance encore plus intéressante, c’est le contexte.
Le début d’année était plutôt discret pour la paire. Éliminations en seizièmes de finale au Riyadh P1 et au Gijón P2, avec du mal à enchaîner. Sur le FIP Tour, quelques finales atteintes en Silver… mais sans titre à la clé.
Une dynamique correcte, mais sans vraie référence au très haut niveau.
Cancún, le tournoi déclic ?
À Cancún, le scénario est différent. Les conditions rapides, les surprises en série, la chute de plusieurs têtes de série… et eux, au milieu de tout ça, qui avancent avec confiance.
Ils ne profitent pas seulement du contexte. Ils imposent quelque chose.
Aguirre apporte son volume et sa créativité, capable de faire basculer les échanges.
Arroyo, lui, confirme son impact offensif, de plus en plus régulier à ce niveau.
Le résultat : une paire agressive, libérée, qui joue juste dans les moments clés.
Un défi XXL en demi-finale
Pour aller plus loin, il faudra désormais passer un cap supplémentaire. En demi-finale, ils retrouveront les numéros 1 mondiaux, Tapia / Coello.
Un test très différent. Moins d’espace, moins de temps, et une exigence maximale sur chaque point.
Mais vu leur niveau depuis le début du tournoi, Aguirre et Arroyo arrivent avec de vrais arguments.
Un parcours qui peut tout changer
Quoi qu’il arrive ensuite, cette semaine marque un tournant.
Battre deux paires du top mondial, dans un tournoi Premier Padel, ce n’est pas anodin. Et dans un circuit où la hiérarchie est souvent verrouillée, ce type de parcours peut changer la trajectoire d’une paire.
À Cancún, Aguirre et Arroyo ne sont plus seulement une paire dangereuse sur un match. Ils sont en train de prouver qu’ils peuvent exister sur toute une semaine.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































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