La publication récente de la politique d’inscription de la FIP remet sur la table une question centrale pour le padel international : faut-il payer pour avoir le droit de s’inscrire à des tournois ?
Pour participer au FIP Tour ou Premier Padel, les joueurs doivent obligatoirement souscrire à Padel Uno, la plateforme officielle d’inscription. Celle-ci permet la création d’un profil joueur, l’accès aux classements, aux calendriers, aux informations tournois et aux statistiques officielles. Un outil centralisé, présenté par la fédération comme indispensable au bon fonctionnement du circuit international.
La grille tarifaire annuelle est désormais clairement établie : 120 € pour Premier Padel, 80 € pour le Cupra FIP Tour, 150 € pour un accès combiné, 40 € pour le FIP Promises, 25 € pour le FIP Beyond. Des montants qui viennent s’ajouter à une réalité déjà bien connue des joueurs : licence nationale, frais d’inscription aux tournois, déplacements, hébergement, encadrement sportif, le tout pour un prize money souvent limité, en particulier hors du top mondial (qui au passage devrait ne pas payer cette grille tarifaire…).
La question n’est donc pas tant de savoir si un outil d’inscription doit exister. Dans les faits, le padel n’invente rien.
Dans le tennis professionnel, tout joueur souhaitant évoluer sur le circuit international doit posséder un IPIN (International Player Identification Number). Sans cet identifiant, aucune inscription possible aux tournois ITF. Le coût est d’environ 90 dollars par an pour les professionnels, un peu moins pour les juniors. À cela s’ajoutent des frais par tournoi, variables selon le niveau de l’épreuve. Le principe est donc strictement comparable : un accès annuel au système, puis des coûts liés à chaque compétition.
Dans d’autres sports comme le badminton, le basket, le volley ou le rugby, les plateformes numériques existent également, mais leur coût est généralement intégré à la licence fédérale. Le joueur paie, mais sans avoir le sentiment de régler un droit d’entrée administratif distinct. Le coût est mutualisé, donc moins visible.
Le padel se situe aujourd’hui à la croisée de ces modèles. Oui, la FIP suit les traces des sports déjà structurés en imposant un système centralisé et payant. Non, le problème ne réside pas uniquement dans l’existence de Padel Uno. Il se situe plutôt dans le cumul des charges et dans leur impact disproportionné sur les joueurs des circuits intermédiaires et de développement.
Là où le tennis bénéficie d’un écosystème économique mature, le padel demande encore à une majorité de joueurs d’absorber des coûts fixes importants pour des revenus incertains. C’est cette réalité qui alimente aujourd’hui le malaise, bien plus que le principe même de payer pour un logiciel.

Padel vs Tennis : qui paie quoi ?
Padel (FIP / Premier Padel)
• Accès plateforme obligatoire : 25 € à 150 € / an selon le circuit
• Licence nationale : variable selon le pays
• Frais d’inscription tournois : oui
• Prize money : limité hors élite mondiale
Tennis (ITF)
• IPIN obligatoire : environ 90 $ / an (pros)
• Licence nationale : obligatoire
• Frais d’inscription tournois : oui
• Prize money : plus structuré, même en bas de tableau
Le padel n’est pas plus cher sur le principe, mais il l’est dans sa réalité économique globale, notamment pour les joueurs en construction.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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