Engagé sur le FIP Silver Côte du Midi à Narbonne, Nicolas Rouanet s’est confié longuement sur sa situation actuelle : son association ponctuelle avec Adrien Maigret, ses ambitions pour l’équipe de France, les raisons de sa non-sélection au stage national, son envie de stabilité, et sa vision du padel professionnel. Un échange sans filtre, entre lucidité et détermination.
Une association ponctuelle avec Adrien Maigret
Nicolas Rouanet :
« Avec Adrien (Maigret), ce n’était pas une nouvelle association. C’était un tournoi comme ça, parce que je n’avais personne, et lui voulait rejouer avant le stage de l’équipe de France. Il tenait à ça, et il voulait aussi jouer à gauche. »
L’occasion de renouer le lien :
« Ça faisait un moment qu’on n’avait pas joué ensemble. Adrien a eu une coupure avec la naissance de sa fille, il se réaffûte pour être prêt. Ce n’était pas le début d’un projet commun, mais une opportunité de rejouer une fois ensemble. »

Des enjeux sous-jacents… équipe de France en ligne de mire ?
Ce match face à une paire concurrente pour l’équipe de France avait une signification particulière.
Rouanet :
« On savait qu’on allait être plus regardés que d’autres. Ce sont des matchs qui comptent. Eux sont sélectionnés au stage, pas moi. Donc eux ne doivent pas les perdre. Et moi, je dois les gagner si je veux espérer les rejoindre ou leur prendre leur place. »
Sur la pression :
« Évidemment que ça nous tient à cœur. Même si le match en soi n’était pas très bon pour aucun des quatre, ce sont des rencontres importantes. »
Non-sélection : un goût de déjà-vu
Déçu, mais pas abattu. Rouanet revient avec honnêteté sur sa non-convocation au stage de l’équipe de France élargie.
Rouanet :
« C’était une surprise, oui et non. L’année dernière, j’étais 10e Français, ils en ont pris 16… et je n’étais pas dans la liste. Cette année, j’y suis encore pas. Mais cette fois, Pablo Ayma a pris le temps de m’écrire. Il m’a expliqué qu’il privilégiait la jeunesse. »
Il détaille :
« Il parlait notamment de Pierre Vincent, de Philemon Reichman, mais aussi de Thomas Basso ou Jérémy Robert. Il veut les initier au groupe senior, même s’il pense qu’ils ne sont pas encore à mon niveau. Il pense aussi à l’équipe nationale U18. »
“Je trace ma route”
Rouanet :
« J’ai compris que j’étais juste derrière. La décision allait basculer d’un côté ou de l’autre. Mais ça ne m’affecte pas. Je trace ma route, sans faire trop de bruit. »
« Aujourd’hui, j’ai presque 100 points FIP en six mois. Je veux jouer les grands tournois. Bien sûr, si on m’appelle pour le stage ou l’équipe de France, je répondrai présent. Mais je ne joue pas uniquement pour ça. »
Sur sa relation avec Pablo Ayma :
« Avant, on n’avait jamais échangé. Il m’a vu jouer récemment, à Bordeaux. Il a eu des mots très élogieux, ça m’a fait plaisir. Je pense qu’il me prend désormais en considération. »
Une concurrence très relevée… surtout à droite
Rouanet :
« Ma place n’est pas du tout indiscutable à droite. Le niveau est très élevé, plus qu’à gauche. Et en plus, on est beaucoup de gauchers. Avec Tison, Guichard, Julien, Arthur Hugounenq, Nathan Courrin… La densité est énorme. »
Il ajoute :
« Même à droite, il y a des droitiers très forts. Et avec seulement huit joueurs retenus par côté, il faut vraiment faire ses preuves. Il faut aller chercher beaucoup de matchs et de points. »
Des hauts, des bas, et une volonté de construire
Les derniers mois n’ont pas toujours été simples.
Rouanet :
« J’ai eu pas mal de mésaventures avec mes partenaires : blessures, maladies… Ça ne dépendait pas de moi. Ça m’a coûté quelques matchs. Mais la saison est longue. Je vois ça sur plusieurs années. Il y a deux ans, personne ne me connaissait. J’aurais signé tout de suite pour être là aujourd’hui. »
Sur son projet de continuité :
« Il y a quelques mois, je te disais que je voulais enfin me stabiliser, construire avec quelqu’un. Et puis il y a eu l’histoire avec Pierre Vincent. On s’entendait bien, on jouait bien, mais il s’est blessé et a revu ses priorités. Il veut rejouer uniquement en France, moi je veux continuer à l’international. »
Jouer avec Maigret : une question de repères
Rouanet :
« Ce mois-ci, j’enchaîne trois tournois avec trois partenaires différents. Ça me coûte. Avec Adrien, on manque de repères. On ne sait pas encore qui prend quoi, qui fait quoi. »
Sur le match perdu à Narbonne :
« Je ne sais pas trop où me mettre. Il prend beaucoup de place. Je me suis trop écarté. On s’est aussi trompés en défense, et sur les intentions tactiques. »
Et plus généralement sur la difficulté de jouer avec des profils atypiques :
« Adrien joue en demi-volée, très en direct, c’est sa force. Mais moi, je me suis laissé aspirer dans ce rythme. J’ai perdu ma capacité à varier, à glisser les balles dans les pieds, à ralentir. Avec d’autres partenaires, je fais ça plus naturellement. Là, je n’ai pas réussi à amener ma touche personnelle. »
Une nouvelle dynamique à construire
Le mois de juillet est synonyme de transition.
Rouanet :
« La semaine prochaine, je joue avec Isaac Huysveld, un Belge avec qui je vais enchaîner plusieurs tournois à partir d’août. La semaine suivante, ce sera avec Romain Sichez. On s’entend très bien, ça s’est calé naturellement. »
Mais il reste clair sur ce qu’il recherche :
« Honnêtement, je trouve ça nul cette vision du padel en mode one-shot avec un mec différent à chaque tournoi. Il faut les points, certes, mais moi j’ai envie de construire quelque chose avec quelqu’un. »
Et il conclut :
« J’ai envie de vivre le meilleur et le pire avec quelqu’un qui a les mêmes objectifs que moi. Ce n’est pas un sport individuel. J’ai connu ça au tennis. J’ai envie d’autre chose. »
Rouanet :
« Il y a eu beaucoup de positifs sur ces six premiers mois, quelques déceptions aussi. Mais je suis là, déterminé, et prêt à avancer. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































P1000 Box to Box : Molinero et Toppin renversent la TS2 et rejoignent Piombo / Gourre en finale
P1000 Le Hangar : Soleirol et Portales ne s’arrêtent plus et s’offrent une finale face Choppe / Brechemier
Nathan Perrot prêt à tourner une page : « Vous allez nous voir assez souvent séparés avec Sacha »
Paris Major : les tableaux sont tombés, des opportunités et de gros défis pour les Français
Bergeron / Seurin reviennent sur les WC Paris Major : « Il faut que ça dépende plus de nous » et un projet qui veut durer
Coello et Tapia choisissent leur partenaire idéale pour jouer en mixte aux Jeux Olympiques
Laura Luján : « Pour jouer sur Premier Padel, le physique est devenu indispensable »
P1000 Le Hangar Rochefort-du-Gard : les TS2 et TS3 tombent, un dernier carré plus ouvert
P1000 Box to Box by Enjoy Sushi : les quatre premières têtes de série au rendez-vous des demi-finales
Alpine Paris Major 2026 : où regarder les qualifications et le tournoi sur CANAL+ ?
Madrid P1 – Nieto et Yanguas font tomber Coello et Tapia : une première en quarts depuis 15 mois
Madrid P1 : Galán et Chingotto survivent à un énorme duel face à Paquito / Di Nenno
FIP Bronze Marnes : Bergeron et Seurin remportent un énorme combat face à Boronad / Robert et retrouveront Fonteny / Moragues en demi-finale
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Le Major II peut-il mettre en danger les tournois P2 de Premier Padel ?
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?