Maxi Arce n’a pas quitté le Paraguay avec un trophée sous le bras. Pourtant, son passage au P2 d’Asunción a laissé une trace bien plus profonde qu’un simple quart de finale. En quelques jours, l’Argentin a changé de statut. Désormais, la question n’est plus de savoir s’il peut rivaliser avec les meilleurs… mais jusqu’où il peut aller. Et surtout : mérite-t-il une place avec la sélection argentine au prochain Championnat du monde ?
Une semaine qui a changé le regard porté sur lui
Associé à Juan Tello, Maxi Arce a signé l’un des parcours les plus remarqués de la semaine au Paraguay. La paire a enchaîné deux succès de poids pour se hisser en quart de finale avant de pousser Ale Galán et Fede Chingotto dans un match bien plus compliqué que prévu.
La paire argentine n’a pas remportée le tournoi, mais Arce est reparti avec quelque chose de précieux : une vraie crédibilité sur le circuit.
Pendant longtemps, son nom était évoqué comme celui d’un joueur capable de coups ponctuels. Après Asunción, le discours change. Son niveau affiché face aux meilleures paires du monde donne une autre dimension à son projet.
Des performances qui ne tombent pas du ciel
Ce quart de finale n’est pas sorti de nulle part. Depuis plusieurs mois, l’Argentin montre qu’il peut exister dans les grands rendez-vous.
Ses statistiques sur le circuit Premier Padel entre 2025 et 2026 parlent d’elles-mêmes : 41 matchs disputés pour 29 victoires, soit plus de 70 % de réussite. Des chiffres loin d’un simple exploit isolé.
Avant Asunción, il avait déjà marqué les esprits à Cancún avec Pablo Lijó, notamment lors d’un match accroché face à Arturo Coello et Agustín Tapia. Une prestation qui avait déjà commencé à ouvrir le débat autour de sa capacité d’adaptation au très haut niveau.
Un parcours solide, pas une “belle histoire”
Ce qui renforce encore davantage l’impact de cette semaine paraguayenne, c’est la manière dont Arce et Tello ont atteint les quarts.
Ils ont d’abord éliminé Paquito Navarro et Javi Guerrero, avant de sortir Pablo García et Pablo Lijó. Puis ils ont tenu tête à Galán et Chingotto avec une vraie intensité compétitive.
Dans un circuit masculin aussi dense, atteindre les quarts possède déjà une vraie valeur. Mais y parvenir avec ce type de victoires change totalement la lecture du tournoi.
Ce n’était pas une aventure surprise favorisée par le tableau. C’était une campagne solide, construite contre des références du circuit.
Le Mondial argentin n’a plus l’air inaccessible
Le sujet du Mondial n’est d’ailleurs pas nouveau pour Maxi Arce. En avril dernier, lors de son changement de partenaire entre Lijó et Tello, il avait déjà laissé entendre que cette association pouvait aussi avoir du sens dans l’optique d’une sélection nationale.
Après Asunción, cette idée paraît beaucoup moins lointaine.
Autour du circuit, les discussions prennent de l’ampleur. Franco Stupaczuk a même déclaré publiquement qu’il aimerait partager une équipe avec Arce lors d’un Mondial. Une sortie qui ne décide évidemment pas d’une convocation, mais qui montre à quel point son nom circule désormais autrement dans le paddock.
Ce qu’il lui manque encore
Pour autant, un gros tournoi ne garantit pas automatiquement une place en sélection. La concurrence reste immense du côté argentin et plusieurs joueurs possèdent encore une avance importante en termes d’expérience et de régularité.
Le prochain défi de Maxi Arce est désormais clair : confirmer.
Il devra répéter ce type de performances, enchaîner les gros matchs face aux meilleures paires et s’installer durablement dans les dernières rondes des grands tournois. C’est cette continuité qui transformera une candidature séduisante en véritable évidence sportive.
Asunción comme point de bascule
Certains joueurs ont besoin d’un titre pour changer de dimension. D’autres y parviennent grâce à une semaine suffisamment forte pour modifier durablement la perception autour d’eux.
Le cas de Maxi Arce ressemble clairement à la deuxième catégorie.
Il n’a pas quitté Asunción avec une finale ou un trophée. Mais il est reparti avec quelque chose de peut-être plus important pour la suite de sa carrière : une nouvelle légitimité.
Et désormais, la question n’a plus rien d’exagéré : Maxi Arce peut-il prétendre à une place avec l’Argentine au Mondial ? Après le Paraguay, le débat est officiellement lancé.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !

























































































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