Il a fallu s’adapter pour Lucile Pothier et Jessica Ginier en demi-finale du P2000 d’Esprit Padel Lyon. Entre quelques pépins physiques et des adversaires, Marie Lefevre et Émilie Loit, toujours plus redoutables, les deux membres de l’équipe de France ont su trouver les ajustements nécessaires pour décrocher leur place en finale. Retour sur cette rencontre avec Lucile Pothier, qui évoque également les défis du circuit français et international.
Un début de match compliqué
Dès l’entame du match, Lucile Pothier et Jessica Ginier ont été mises sous pression par leurs adversaires. Une difficulté que la joueuse explique par la qualité de jeu adverse :
“Ça fait déjà plusieurs tournois qu’elles arrivent souvent dans le dernier carré et on comprend pourquoi. Elles ont vraiment été impressionnantes. Au début, on avait du mal à voir ce qu’elles faisaient et on n’avait pas trop d’options. Après, on a réussi à adapter notre tactique, mais franchement, elles ont été vraiment impressionnantes.”
Menées 4-1 dans le premier set, les deux joueuses ont pu compter sur les conseils de François Authier pour réagir.
“Il m’a dit : ‘Lucie, t’es plus en Guadeloupe, il faut que t’arrêtes d’être sur ta plage, mets de l’intensité et impose ton jeu’. C’est vrai qu’on regardait trop ce qu’elles faisaient au lieu d’appliquer notre propre schéma. Elles gardaient très bien le filet, mais dès qu’on a réussi à les repousser, elles ont eu plus de mal.”
Une adaptation nécessaire face à deux gauchères
L’une des spécificités de ce match était la présence de deux gauchères en face, ce qui a obligé Pothier et Ginier à ajuster leur approche.
“C’est surprenant de voir autant de balles arriver avec l’effet gaucher, même de la ligne. Pour moi, qui joue à droite, j’ai l’habitude, mais pour Jessica, c’était plus compliqué. On a dû lober un peu plus pour nous donner du temps et casser leur rythme.”
Une inquiétude autour du genou de Jessica Ginier
La rencontre a également été marquée par une alerte physique pour Jessica Ginier, qui a ressenti une douleur au genou après un mauvais appui.
“Elle a senti son genou se bloquer après un mouvement. D’après le kiné, c’était la tête du péroné qui s’était un peu coincée. On va voir comment ça évolue, mais elle disait qu’en marchant ça allait. À froid, on surveillera ça de près.”
Le classement français en question
Interrogée sur le classement des joueuses françaises, Lucile Pothier souligne la difficulté pour certaines d’obtenir une meilleure position en raison du calendrier FIP et français.
“C’est un peu compliqué pour celles qui ne sont pas à 100 % sur le circuit FIP. Pour être sélectionnée en équipe de France, il faut faire des FIP, mais en les disputant, on loupe les tournois français. L’année dernière, j’ai manqué deux P2000 à cause de FIP et un autre en raison des championnats du monde. Du coup, le classement en prend un coup.”
Concernant ses prochains tournois, la joueuse reste dans une dynamique plus libre :
“Cette saison, je vais fonctionner différemment. L’an dernier, j’ai beaucoup investi sur les FIP et un peu sur les tournois français. Cette année, je vais choisir mes tournois en fonction de mes envies et des opportunités.”
Une incertitude pour la finale
Si la qualification en finale est acquise, Jessica Ginier reste incertaine en raison de son problème au genou.
“Jouer une finale ici, dans mon club, c’est important, mais la santé passe avant tout. Jessica est aussi coach, donc elle ne peut pas se permettre de forcer si son genou ne tient pas. On fera les bons choix pour la suite.”
Rendez-vous donc pour voir si Pothier et Ginier pourront défendre leurs chances en finale du P2000 d’Esprit Padel Lyon.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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