Après un départ canon et un premier set remporté 6/2, Timéo Fonteny et Yoan Boronad ont vu le match leur échapper en quart de finale du FIP Silver Côte du Midi, face à la paire espagnole Ferran Insa Sotillo / Albert Roglan Pons. Une défaite frustrante en trois sets (2/6 6/4 6/3), mais riche d’enseignements pour les deux jeunes Français. À chaud, ils reviennent sur leur performance et les axes de progression.
Un premier set parfait… avant le renversement espagnol
Timéo Fonteny :
“Bizarrement, on rentre très bien tous les deux, malgré mon retard de 10-15 minutes au début. Eux, ils se trompent beaucoup, je pense qu’ils sont un peu tendus du fait que j’arrive en retard et qu’on ne leur donne pas le match. Nous, on joue très bien en entrée, eux très mal. Mais au fur et à mesure, ils montent en niveau. Nous, on commence à moins bien lobber, à être moins réguliers, et ils nous enfoncent. On n’arrive pas à sortir de l’eau.”
Une analyse partagée par son coéquipier Yoan Boronad, qui avait été désigné MVP du premier set.
Yoan Boronad :
“Pour moi, ils montent en niveau aussi à cause de nous. On joue vraiment moins bien, on s’endort un peu. On sait que c’est le style de jeu d’Insa : endormir les mecs. Mais ce match dépend vraiment de nous. C’est ce qu’on retient de positif, parce que si on joue notre jeu à fond, avec des bons lobs et de bons retours, on peut gagner chaque jeu.”
“On s’endort, et on perd le fil”
Les regrets sont vifs du côté de la paire française, surtout face à un adversaire classé 120e mondial.
Yoan Boronad :
“C’est frustrant. Je sors du match avec l’impression qu’on est plus forts… et pourtant, on perd. C’est une question d’expérience. Insa n’a pas endormi que nous dans sa carrière, mais ça s’apprend. On avait les armes, et pourtant ça ne passe pas.”
Un premier set référence… mais difficile à maintenir
Le duo français avait livré un premier set de très haut niveau, notamment par l’intensité à la volée et la qualité des lobs, comme l’a souligné le commentaire de match.
Yoan Boronad :
“Oui, c’est clair. On était agressifs, on les coinçait dans leurs diagonales, c’était notre meilleur niveau depuis longtemps.”
Timéo Fonteny :
“Je pense qu’avec le temps et l’entraînement, on pourra tenir ce niveau plus longtemps. Perso, je me suis surpris au premier set. J’étais en retard, mais j’ai vu le monde autour du terrain, ça m’a chauffé. Johan (Yoan) était surmotivé, moi aussi… mais ça n’a pas tenu aujourd’hui.”
Une défaite frustrante mais formatrice
Même si la qualification pour les demi-finales aurait été précieuse en termes de points FIP, les deux joueurs préfèrent retenir les enseignements.
“Ils ont très bien joué, il faut leur reconnaître ça. Même si on a baissé, ils ne nous ont pas vraiment laissé revenir. On apprend.”
Petite pique amicale en fin d’interview à Timéo Fonteny, arrivé depuis Montpellier juste avant le match :
“Peut-être que la prochaine fois, tu resteras sur le lieu du tournoi…”
Timéo sourit :
“J’étais à Montpellier, j’ai mis deux heures et demie. Je sais, moi aussi j’étais en retard… mais c’était pas exprès.”
Cap sur le stage de l’équipe de France
Timéo Fonteny et Yoan Boronad seront présents dans deux semaines au stage de l’équipe de France, un nouveau rendez-vous important dans leur progression.
“Merci à Padel Magazine pour la retransmission. Et à l’année prochaine !” concluent-ils, complices malgré la déception.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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