Relis Ferreyra, joueur argentin bien connu des suiveurs de l’APT Padel Tour (Ex A1Padel), est présent au FIP Silver Côte du Midi à Narbonne, partage son histoire, ses débuts en Argentine, son passage par le circuit APT, et son adaptation à la réalité économique du padel en Europe.
Des débuts familiaux dans le Chaco
Originaire de Villa Ángela, une ville située dans le nord de l’Argentine, Relis Ferreyra a découvert le padel très jeune, presque naturellement.
“J’ai commencé le padel à l’âge de 10 ans. Avant ça, je jouais au tennis. Mes parents ont monté un club de padel, avec une seule piste, dans notre ville. J’ai essayé, j’ai aimé, et tout est parti de là.”
Rapidement, le padel devient plus qu’un loisir.
“À 15 ans, j’ai découvert le circuit de jeunes en Argentine. Je me suis inscrit à un tournoi, j’ai joué toute la saison et j’ai été sélectionné pour l’équipe nationale junior. C’est comme ça que j’ai participé à un Mondial des moins de 18 ans au Mexique en 2015. C’est là que j’ai découvert ma vraie passion.”
Un coup de pouce venu de Fabrice Pastor
Comme beaucoup de jeunes sud-américains, Relis a dû faire face à une difficulté majeure : les moyens financiers pour jouer en Europe.
“Pour nous, Argentins, c’est très compliqué de venir en Europe. Le coût de la vie, les déplacements, tout est cher. Ce qui m’a permis de franchir le pas, c’est ma rencontre avec Fabrice Pastor, lors d’un tournoi au Paraguay. Il m’a aidé, m’a offert des opportunités, et c’est comme ça que j’ai pu venir sur le continent.”
Grâce à cette aide et au circuit APT Padel Tour, Ferreyra passe professionnel.
“En 2021, j’ai commencé à jouer à plein temps sur l’APT. Grâce à Pastor et à ce circuit, j’ai pu trouver des sponsors, voyager, et surtout vivre du padel.”

Une nouvelle vie à reconstruire
La fin du circuit APT a été un choc.
“Quand l’APT s’est arrêté, ça a été brutal. On s’est retrouvés sans tournois. Il a fallu être fort mentalement et se reconstruire sur le circuit FIP, repartir de zéro.”
Aujourd’hui, Relis Ferreyra entame une nouvelle étape dans sa carrière, avec comme objectif : accéder au Premier Padel.
“Je prends cette phase comme une transition stratégique. Certes, les tournois FIP rapportent peu financièrement. Mais j’y vais dans l’idée de gagner des points, pour, à terme, disputer les épreuves majeures de Premier Padel.”
A1 Padel 2.0 ou Premier Padel ?
“Comme beaucoup d’anciens joueurs du A1 Padel, je suis dans une phase d’attente. On nous a dit que certains tournois pourraient avoir lieu cette année, et que le circuit repartirait l’an prochain. Mais pour le moment, je continue à m’investir dans les FIP, tout en gardant un œil sur l’évolution d’A1.”
Une vie entre Séville et les tournois
Installé à Séville, en Espagne, Relis a trouvé un équilibre entre entraînement et vie personnelle.
“Je vis avec ma compagne à Séville. Je m’entraîne à la C Padel Academy, avec plusieurs jeunes talents et des joueurs FIP ou Premier Padel. C’est un vrai groupe de travail, très motivant. Je suis heureux d’avoir cette base.”
Même sans compétition chaque semaine, il garde une dynamique.
“Quand je ne joue pas, je m’entraîne, je me prépare. L’idée est d’être toujours prêt pour saisir les opportunités qui se présentent. Et même si les FIP ne rapportent pas grand-chose, je les vois comme un investissement pour l’avenir.”
Entre souvenirs d’Argentine, reconnaissance envers ceux qui l’ont aidé, et lucidité sur les réalités économiques du circuit, Relis Ferreyra incarne une génération de joueurs qui misent tout sur leur passion, malgré les obstacles.
“Je veux continuer à grandir, me faire une place. Le chemin est long, mais je garde l’objectif en tête : jouer au plus haut niveau international.”
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


























































































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