Après avoir dominé le padel mondial aux côtés d’Alejandro Galán, Juan Lebrón revient sur la fin de cette relation sportive, les tensions personnelles non résolues et les regrets qu’il porte encore aujourd’hui. Il évoque aussi son avenir, ses ambitions, et ce qu’il attend — peut-être en vain — d’un ancien ami devenu rival.
Galán : retour de flamme, dernière tentative
Alors que leur séparation semblait définitive, Juan Lebrón et Alejandro Galán se retrouvent brièvement à la fin de l’année 2023. L’objectif : sauver la saison, retrouver un peu de magie… et pourquoi pas se donner une seconde chance.
« On s’est appelés. Il m’a dit qu’il voulait qu’on rejoue. J’ai dit oui, sans hésiter. »
Pourtant, malgré les retrouvailles sur le terrain, la fracture personnelle reste intacte.
« Je sentais qu’il était encore froid. Distant. Il m’a dit : ‘Je veux gagner, c’est tout.’ »
Lebrón tente de raviver la complicité. Il parle, s’ouvre, évoque même leurs souvenirs communs.
« Je lui ai dit : ‘Tu te souviens de nos débuts ? De nos entraînements à Madrid ? On était des gamins…’ Mais il ne réagissait pas. Rien. »
Le silence qui fait mal
Au fil des tournois, le malaise persiste. Et l’Andalou comprend que les liens ne se ressouderont pas.
« Je ne demandais pas grand-chose. Pas d’amitié à tout prix. Juste qu’il me dise : ‘Merci pour tout ce qu’on a vécu.’ Une reconnaissance. »
Ce silence, cette absence de regard réciproque, semble hanter Lebrón.
« J’aurais aimé qu’il me dise : ‘Juan, je sais que tu as toujours tout donné.’ Même si on n’était pas d’accord sur tout. »
Il l’affirme à plusieurs reprises : ce qu’il regrette le plus, ce n’est pas la rupture sportive, mais humaine.
« Je suis un garçon sensible, et je crois qu’il ne l’a jamais compris. »
L’erreur du silence, des deux côtés
Dans un rare moment d’introspection, Lebrón admet aussi sa part de responsabilité. Il reconnaît n’avoir jamais vraiment parlé cœur à cœur avec Galán.
« Je ne lui ai jamais dit ce que je ressentais. Je pensais que lui, il comprendrait tout seul. Mais on a eu tort tous les deux. »
Il évoque même l’idée d’une discussion tardive, qui n’a jamais eu lieu.
« J’aurais dû l’attraper un jour et lui dire : ‘Viens, on parle, juste nous deux.’ Mais j’ai laissé passer. »
« On a tout gagné. Mais on n’a pas su se parler. C’est fou, non ? »
L’avenir : gagner sans haine, mais avec fierté
Aujourd’hui, Juan Lebrón évolue avec Franco Stupaczuk, dans un nouveau projet sportif. Mais son objectif reste inchangé : revenir au sommet.
« J’ai encore des choses à prouver. À moi-même, surtout. »
Il assure ne nourrir aucune rancune.
« Je ne déteste pas Galán. Je ne l’envie pas. Je veux juste qu’il soit heureux. Mais qu’il sache que j’aurais aimé qu’on se quitte autrement. »
Il souligne aussi sa volonté de montrer une autre image de lui, plus calme, plus posée.
« On a fait de moi un mauvais garçon. Mais je veux qu’on voit que je suis autre chose. Je suis un mec simple. Sensible. Qui aime sa famille. »
« Je joue au padel, c’est tout. Et j’ai la chance de faire ce que j’aime. »
Une fin de cycle… mais pas de cœur
S’il devait résumer ce qu’il attend encore aujourd’hui de Galán, Juan Lebrón ne cite ni trophée, ni revanche. Juste un mot. Un geste.
« Je veux qu’il me dise : ‘Merci Juan.’ Parce que moi, je le remercie. Pour tout. »
Pour regarder la vidéo en espagnol :
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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