Les quarts de finale du Bruxelles P2 ont confirmé une tendance qui s’installe depuis plusieurs semaines : Coello / Tapia gagnent, mais sans marge, pendant que Galán / Chingotto enchaînent les démonstrations.

Face à Coki Nieto et Jon Sanz, les numéros 1 mondiaux ont encore dû s’employer. Déjà capables de les faire douter par le passé, les Espagnols ont remis ça en Belgique. Plus solides dans l’échange, très justes tactiquement, ils ont longtemps neutralisé un duo Coello / Tapia moins tranchant que d’habitude.

Le premier set bascule au tie-break, sur quelques erreurs de la paire 6 mondiale. Mais derrière, Nieto et Sanz ne lâchent rien et profitent des hésitations adverses pour recoller avec un 7/5. Il faut attendre un troisième set plus décousu, marqué par la fatigue, pour voir Tapia et Coello faire la différence (6/3). Une victoire, mais sans réelle maîtrise.

Dans le même temps, leurs futurs adversaires potentiels n’ont pas tremblé.

Yanguas et Stupaczuk montent en puissance

Opposés à Campagnolo / Bautista, Mike Yanguas et Franco Stupaczuk ont livré un match plein. Intensité, précision, agressivité : tout y était. Résultat net, 6/1 6/2, avec un Yanguas très en vue.

Après la finale perdue à Newgiza, la paire coachée par Carlos Pozzoni semble retrouver des repères au bon moment. Ils seront un vrai test pour des numéros 1 encore en rodage.

Galán et Chingotto, machine lancée

Dans l’autre partie du tableau, Alejandro Galán et Fede Chingotto continuent d’imposer leur rythme. Face à Paquito Navarro et Fran Guerrero, pourtant en confiance, le match a tourné court : 6/1 6/0 en moins d’une heure.

Les conditions plutôt rapides favorisent leur complémentarité : Chingotto dicte le tempo, Galán finit les points. Le duo ne perd plus depuis Cancún et affiche une constance impressionnante.

Lebrón retrouve Galán, enfin

La demi-finale opposera Galán / Chingotto à Juan Lebrón et Leo Augsburger. Ces derniers ont écarté Alonso / Goñi (7/5 6/4) avec sérieux.

Au-delà de l’enjeu sportif, tous les regards seront tournés vers les retrouvailles entre Galán et Lebrón, une affiche attendue depuis le début de saison et qui ne s’était encore jamais présentée.

Un dernier carré logique

Si les quatre meilleures paires du moment sont au rendez-vous, les dynamiques sont très différentes.
D’un côté, Coello / Tapia avancent dans la difficulté.
De l’autre, Galán / Chingotto impressionnent par leur maîtrise.

Bruxelles pourrait bien offrir un nouveau chapitre à leur rivalité… à condition que les numéros 1 élèvent nettement leur niveau en demi-finale.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !