À l’occasion du FIP Promises Paris by WME Sports, Augustine Charpentier retrouve les pistes de Lésigny aux côtés de Zia Debroy. La pensionnaire du Centre National d’Entraînement de Vichy revient pour Padel Magazine sur sa découverte du padel, son association avec sa partenaire de toujours, son arrivée au CNE, les progrès accomplis cette saison, son expérience aux Championnats d’Europe juniors et ses ambitions pour la fin d’année.
Padel Magazine : Tu as découvert le padel assez récemment. Comment tout a commencé ?
Augustine Charpentier : J’ai découvert le padel en 2023. Dans les Hauts-de-France, il manquait une joueuse pour être remplaçante de l’équipe U14 lors des Championnats de France. J’ai accepté, même si, à cette époque, je faisais surtout du tennis et que le padel ne m’attirait pas particulièrement.
Quand j’ai participé à cette compétition, j’ai adoré tout ce qu’il y avait autour du padel. En rentrant, je suis allée voir Zia et je lui ai proposé qu’on dispute quelques tournois ensemble. C’est comme ça que toute notre aventure a commencé.

Padel Magazine : Ton histoire avec Zia Debroy remonte pourtant bien avant le padel…
Augustine Charpentier : Oui, on se connaît depuis qu’on a six ans. On a commencé le tennis la même année et, comme on avait un niveau similaire, on s’est retrouvées dans le même groupe d’entraînement, puis au pôle compétition de notre club.
On a grandi ensemble sur les courts et on était même au collège dans le même établissement. Cette complicité existait déjà bien avant le padel.
Padel Magazine : Vous avez intégré ensemble le CNE de Vichy il y a un an. Comment s’est déroulé le processus de sélection ?
Augustine Charpentier : Il y avait d’abord une première liste avec plusieurs joueuses de toute la France. On en faisait partie et on nous a demandé si le projet nous intéressait.
Ensuite, une deuxième liste, plus restreinte, a été établie. Cette fois, on nous a vraiment demandé si on était prêtes à franchir le pas. On a pris un peu de temps pour réfléchir parce que cela signifiait quitter nos parents, notre famille et notre quotidien.
Mais quand on a découvert les infrastructures et tout ce que le CNE pouvait nous apporter, on n’a pas longtemps hésité.
Padel Magazine : Quitter sa famille à seulement quinze ans n’a pas été trop difficile ?
Augustine Charpentier : Ça s’est plutôt bien passé parce que j’étais avec Zia. Si j’avais été toute seule, cela aurait sûrement été plus compliqué.
Nos parents nous manquent forcément, mais les journées sont très chargées. Entre les cours, les entraînements et la préparation physique, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer.
Padel Magazine : À quoi ressemble une journée type au CNE ?
Augustine Charpentier : On commence par le petit-déjeuner, puis on suit nos cours en visioconférence avec Acadomia pendant deux ou trois heures.
Ensuite, place à l’entraînement padel, puis à la préparation physique. Certaines journées, on inverse simplement l’ordre entre le terrain et le physique.
Padel Magazine : Comment s’organise votre saison entre le CNE et les compétitions ?
Augustine Charpentier : On s’entraîne au CNE toute la semaine et, en général, on dispute deux tournois par mois.
À chaque déplacement, les entraîneurs nous accompagnent et nous coachent directement sur les compétitions. Cela permet de continuer le travail réalisé à Vichy jusque sur les matchs.
Padel Magazine : Quels ont été les principaux axes de travail cette saison ?
Augustine Charpentier : En début d’année, on a énormément travaillé la technique, surtout la défense.
Depuis quelque temps, on développe davantage l’aspect tactique, qui est évidemment essentiel au padel. Mais cette première année a vraiment été consacrée à consolider nos bases techniques.
Padel Magazine : Tu joues principalement avec Zia, même si tu as aussi évolué avec d’autres partenaires…
Augustine Charpentier : Oui, j’ai notamment joué avec Lou Lambert Agosti, mais cette saison, on a surtout évolué avec Zia.
L’année prochaine, on alternera peut-être un peu plus afin de découvrir d’autres profils de jeu.
Padel Magazine : Est-ce que tu sens déjà les effets du travail réalisé au CNE ?
Augustine Charpentier : Oui, vraiment. Au début de l’année, on avait fait très peu de tournois. Mais dès qu’on est revenues en compétition, on a senti qu’on se rapprochait des meilleures Françaises.
Ça nous a énormément motivées. Aujourd’hui, je trouve qu’on a franchi un vrai cap dans notre niveau de jeu.
Padel Magazine : Tu reviens justement des Championnats d’Europe juniors au Portugal. Comment avez-vous vécu cette compétition ?
Augustine Charpentier : On a commencé par une victoire 3-0 contre l’Estonie. Toute l’équipe était très sérieuse et cela nous a permis de bien lancer la compétition.
Ensuite, il y avait la Suède, un match que l’on savait très important. Les U14 ont perdu 6/3 6/4, puis avec Zia, on a réussi à égaliser en remportant notre match 7/5 6/4.
L’ambiance était incroyable. Toute l’équipe nous encourageait, même les garçons. Ensuite, le double décisif U18 a été plus compliqué et les Suédoises se sont imposées.
Padel Magazine : Vous avez ensuite affronté l’Italie…
Augustine Charpentier : Les U14 ont perdu de très peu au troisième set. Après toute la tension du match contre la Suède, cela nous a un peu affectées.
Avec Zia, on s’incline 6/3 6/3. On n’a pas fait un mauvais match, mais on aurait peut-être pu se libérer davantage. Les U18 ont ensuite perdu également, ce qui nous a sorties de la course aux demi-finales.
Padel Magazine : Comment avez-vous trouvé la motivation pour aller chercher la cinquième place ?
Augustine Charpentier : On s’est dit qu’on restait une équipe et que ce n’était pas parce qu’on ne pouvait plus jouer les demi-finales que le tournoi était terminé.
Cette cinquième place comptait pour le moral et pour terminer sur une bonne note.
On a battu les Pays-Bas 3-0, puis la Belgique 2-1. Les U14 ont apporté un point et, avec Zia, on a remporté un match très serré qui nous a permis de valider cette cinquième place.
Padel Magazine : Que retiens-tu principalement de cette expérience ?
Augustine Charpentier : Les compétitions par équipes sont complètement différentes.
En France, on joue uniquement pour sa paire. Là, toute une équipe est derrière toi. Les émotions sont beaucoup plus fortes parce que tu joues aussi pour les autres.
C’est une expérience vraiment unique et ça donne forcément envie de découvrir un jour les Championnats d’Europe seniors.
Padel Magazine : Est-ce que tu regardes régulièrement le circuit professionnel ?
Augustine Charpentier : Au début de l’année, pas vraiment. Les entraîneurs nous ont demandé de suivre davantage les matchs, notamment ceux de Léa Godallier.
Avec Juan, on a aussi fait plusieurs séances vidéo sur des finales. Il nous expliquait tous les petits détails, les choix tactiques ou les déplacements. Cela nous aide à comprendre pourquoi les meilleures joueuses sont aussi performantes.

Padel Magazine : Y a-t-il une joueuse qui t’inspire particulièrement ?
Augustine Charpentier : J’aime beaucoup Delfi Brea. Je trouve que son jeu est très intelligent. Elle fait toujours les bons choix et je la trouve vraiment très forte.
Padel Magazine : Vous disputerez deux tableaux au FIP Promises Paris. Comment abordez-vous ce défi ?
Augustine Charpentier : Même s’il s’agit de deux catégories différentes, tout se déroule au même endroit. On ne veut donc pas privilégier un tableau plutôt que l’autre.
On jouera chaque match à fond, en U16 comme en U18. On pourrait rapidement affronter la tête de série numéro 1 en U16, mais cela ne change rien à notre approche. Une tête de série reste une équipe qu’il faut affronter sur le terrain.
Padel Magazine : Quels sont tes objectifs pour cette fin de saison ?
Augustine Charpentier : J’aimerais d’abord continuer à gagner des places au classement français. Je suis actuellement 42e et l’objectif serait d’intégrer le top 30 d’ici la fin de l’année.
Ensuite, je veux continuer à progresser avec les entraîneurs du CNE sur les aspects techniques et tactiques où il nous reste encore une marge de progression.
Et enfin, le plus important, c’est de continuer à prendre du plaisir sur le terrain. C’est ce qui me motive au quotidien et ce qui me donne envie de progresser.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !





































































































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