À quelques jours du FIP Promises Paris by WME Sports, Zia Debroy arrive à Lésigny avec de solides repères. Pensionnaire du Centre National d’Entraînement de Vichy, la jeune Française disputera les tableaux U16 et U18 aux côtés d’Augustine Charpentier. Dans un entretien accordé à Padel Magazine, elle revient sur sa découverte du padel, sa première année au CNE, son expérience aux Championnats d’Europe juniors et ses ambitions pour la fin de saison.

Un coup de cœur qui n’a pas été immédiat

Contrairement à beaucoup de jeunes joueurs, Zia Debroy n’est pas tombée amoureuse du padel dès sa première séance.

Issue du tennis, elle découvre la discipline dans son club, où quelques cours sont proposés.

« Au début, je n’aimais pas trop. J’ai essayé une fois et ce n’était pas vraiment mon truc. »

Le déclic arrive finalement grâce à Augustine Charpentier, qu’elle connaît depuis l’âge de six ans.

Lorsque cette dernière commence à disputer les Championnats de France puis les premiers tournois, Zia accepte de l’accompagner.

« Elle a tout de suite aimé. Elle voulait faire des tournois, alors j’ai dit oui. Et au final, après plusieurs compétitions, j’ai vraiment accroché. »

Ce qui l’a séduite ?

« Je pense que le fait de jouer à deux rend le sport plus plaisant. »

Zia Debroy : « Jouer sans pression et continuer à progresser »

Une première année au CNE de Vichy

Depuis un an, la jeune joueuse fait partie des pensionnaires du Centre National d’Entraînement de Vichy, une étape importante dans sa progression.

Son intégration s’est faite progressivement, après plusieurs échanges entre la Fédération et sa famille.

Les responsables du CNE ont notamment observé ses performances sur les Tournois Nationaux Jeunes avant de proposer son entrée dans la structure.

Aujourd’hui, son quotidien alterne entre enseignement à distance et entraînements.

« On a les cours en visioconférence. En général, on fait deux heures de cours par jour, puis un entraînement padel et une séance physique. »

Sur le terrain, le travail est réparti selon les spécialités des entraîneurs.

« Avec Baptiste Benetoux, on travaille davantage la technique, tandis qu’avec Jérémy Garcia, on est plus sur l’aspect tactique. »

Une cinquième place européenne qui laisse des regrets

Avant de rejoindre Lésigny, Zia Debroy participait aux Championnats d’Europe juniors au Portugal avec l’équipe de France.

Les Bleues avaient parfaitement lancé leur compétition avec une victoire contre l’Estonie.

La rencontre suivante face à la Suède s’est révélée beaucoup plus disputée.

« C’était un match très compliqué, mais nous avons réussi à gagner notre partie. »

En revanche, la suite du tournoi s’est compliquée.

Battues par l’Italie lors du match décisif, les Françaises ont vu leurs espoirs de demi-finales s’envoler.

« Les Italiennes étaient très fortes. Les U14 ont livré un très beau match mais elles n’ont pas réussi à conclure, ce qui nous a mis dans une situation compliquée dès le début de la rencontre. »

Malgré cette déception, le groupe a rapidement retrouvé de la motivation.

« On s’est dit qu’il fallait tout donner pour terminer à la meilleure place possible. »

Les Françaises termineront finalement cinquièmes, avant de soutenir les garçons jusqu’à leur finale.

L’esprit d’équipe comme moteur

Au-delà des résultats, Zia Debroy retient surtout l’ambiance qui régnait au sein de la délégation française.

Habituée aux tournois où chaque paire défend ses propres couleurs, elle a découvert une toute autre dimension avec la compétition par équipes.

« On était toujours là pour les garçons, et eux aussi sentaient que notre soutien les aidait. C’était vraiment une très belle expérience. »

Une aventure qui lui donne naturellement envie de revivre un jour ce type d’événement chez les seniors.

Une montée en puissance sur le circuit français

Parallèlement à ses compétitions internationales, Zia Debroy poursuit sa progression sur le circuit français avec Augustine Charpentier.

Les deux joueuses enchaînent désormais les tableaux principaux des grands tournois nationaux, après avoir longtemps dû passer par les qualifications.

« En début d’année, c’était compliqué d’intégrer directement les tableaux. Aujourd’hui, on bénéficie parfois de wild cards, ce qui nous permet de gagner des points et de continuer à progresser. »

Le duo s’est notamment illustré avec une belle cinquième place sur un P1500, avant de poursuivre son apprentissage sur les P2000.

Delfi Brea, une source d’inspiration

Si son emploi du temps lui laisse peu de temps pour suivre le circuit professionnel, une joueuse retient particulièrement son attention : Delfi Brea.

« Pour moi, c’est la plus complète. Quand je la regarde jouer, je me dis toujours : “Waouh”. »

Une admiration nourrie autant par la qualité de son jeu que par sa solidité mentale.

Un FIP Promises à jouer sans complexe

À Lésigny, Zia Debroy et Augustine Charpentier auront la particularité d’être engagées dans deux catégories, les U16 et les U18.

Un programme chargé qu’elle connaît déjà.

« Je l’avais déjà fait l’année dernière. On avait enchaîné beaucoup de matchs, mais ça s’était bien passé. »

Le premier gros test pourrait rapidement arriver face à la tête de série n°1 du tableau U16. Pour autant, la Française refuse de se mettre une pression excessive.

« On se dit qu’on n’a rien à perdre. On sait qu’il faudra tout donner sur ce match-là et on y va. »

Des objectifs ambitieux pour la fin de saison

Interrogée sur ses ambitions d’ici la fin de l’année, la pensionnaire du CNE affiche des objectifs clairs.

Le premier est de décrocher le titre de championne de France fin août.

Sur le plan individuel, elle vise également une progression au classement national.

« Un top 30, ce serait bien. »

Enfin, elle espère franchir un nouveau cap sur le circuit français.

« Gagner un P1000, ce serait vraiment bien. »

Avant cela, toute son attention est désormais tournée vers le FIP Promises Paris, où elle tentera, avec Augustine Charpentier, de confirmer les progrès réalisés ces derniers mois et de poursuivre son ascension parmi les meilleures jeunes joueuses françaises.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !