C’est une nouvelle sortie prématurée pour Alix Collombon au P2 d’Asuncion. La numéro 1 française a été éliminée dès les seizièmes de finale par la paire espagnole Marta Talaván / Sofía Saiz sur le score de 6/4 6/1. Une défaite qui confirme les difficultés actuelles de la Française à enchaîner les victoires sur le circuit Premier Padel cette saison.

Mais au-delà du cas Collombon, une autre réalité saute aux yeux : aujourd’hui, la Lyonnaise reste quasiment la seule représentante française régulièrement présente dans les tableaux finaux du circuit majeur. Une situation qui interroge forcément sur la place actuelle des Français et Françaises au plus haut niveau mondial.

Un seul huitième de finale en six tournois pour Collombon et Montes

Depuis sa séparation avec Araceli Martinez la saison dernière — une séparation qui n’était pas réellement anticipée du côté d’Alix Collombon — la Française a dû reconstruire un nouveau projet.

Comme souvent dans sa carrière, elle a choisi de miser sur une jeune joueuse à fort potentiel : Jana Montes.

Les débuts de la paire hispano-française avaient pourtant laissé entrevoir de belles promesses. En fin de saison dernière, plusieurs huitièmes de finale étaient venus valider la progression du duo. Puis surtout, il y avait eu ce titre au FIP Silver de Caen, remporté en début d’année, qui semblait idéal pour lancer leur saison.

Mais depuis, la dynamique peine réellement à décoller.

Sur les six tournois Premier Padel disputés cette saison, Collombon / Montes n’ont atteint qu’une seule fois les huitièmes de finale. C’était à Gijón, en tout début de saison.

Dans un circuit féminin où le niveau ne cesse de grimper, la paire peine encore à trouver sa place parmi les meilleures équipes mondiales. Les performances restent solides sur le circuit FIP, mais l’écart avec les seize meilleures paires du circuit Premier Padel demeure encore important.

Il manque encore un cap à franchir pour permettre à Alix Collombon de retrouver plus régulièrement les fins de semaines des grands tournois.

Godallier confirme chez les dames, les hommes encore loin

Derrière Alix Collombon, les satisfactions françaises restent limitées sur le circuit Premier Padel. Même si tout n’est pas négatif.

Chez les dames, Léa Godallier réalise même un début de saison plutôt convaincant aux côtés de l’Italienne Giorgia Marchetti. La paire s’est hissée en huitième de finale sur quatre des cinq tournois Premier Padel qu’elle a disputés cette saison.

Une vraie régularité pour la Française, qui semble avoir trouvé une certaine stabilité avec sa partenaire italienne. Reste désormais à confirmer sur la durée et à réussir à franchir un nouveau palier face aux toutes meilleures paires du circuit.

Chez les hommes, le constat est plus compliqué.

La meilleure performance française au classement cette saison reste pour l’instant le huitième de finale décroché par Dylan Guichard et le Belge Clément Geens lors du P2 de Bruxelles.

On retiendra également l’exploit signé par Bastien Blanqué et Dylan Guichard à Riyadh, où les Français avaient réussi à prendre un set aux numéros 1 mondiaux Tapia / Coello en début de saison. Une performance marquante, mais qui reste encore trop isolée pour parler d’une réelle installation au plus haut niveau.

Des Français encore en phase de transition

Plusieurs joueurs français sont actuellement dans des périodes charnières de leur progression.

Le retour à la compétition de Thomas Leygue prend un peu plus de temps que prévu, tandis que Johan Bergeron et Timéo Fonteny commencent seulement leur transition vers le circuit Premier Padel.

Les deux Français ont d’ailleurs montré des choses intéressantes récemment avec un seizième de finale au P2 de Newgiza, où ils ont sérieusement bousculé Juan Tello et Edu Alonso avant de s’incliner.

Des performances encourageantes, mais qui illustrent aussi la difficulté du passage entre le circuit FIP et les tableaux principaux Premier Padel.

Aujourd’hui, le padel mondial devient de plus en plus dense, physique et exigeant. Intégrer durablement le top 16 mondial demande désormais une régularité énorme, des projets stables et une capacité à performer presque chaque semaine face aux meilleures paires du monde.

Côté français, certains stagnent, d’autres progressent petit à petit et semblent sur la bonne voie. Mais pour l’instant, il faudra encore patienter avant de voir un Français ou une Française s’installer durablement parmi l’élite mondiale du padel.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !