Au FIP Bronze de Marnes-la-Coquette, plusieurs Français ont marqué les esprits. Parmi eux, Victor Choppe a sans doute signé l’une des plus belles progressions observées ces derniers mois sur le circuit national. Quart de finaliste aux côtés de l’ancien numéro 5 français Jérôme Inzerillo, le Francilien a réalisé le meilleur résultat international de sa jeune carrière en dominant notamment Guimet / Maria, deux joueurs du Top 200 mondial.
Pour son deuxième tournoi FIP seulement, Choppe n’a pas seulement récolté des points. Il a confirmé une progression constante qui l’a vu intégrer le top 100 français et nourrir désormais des ambitions bien plus élevées. À Marnes, sur les pistes où il a fait ses premiers pas dans le padel, il a surtout démontré qu’il pouvait rivaliser avec des joueurs habitués au circuit international.
À la maison, mais avec de nouvelles ambitions
Le cadre n’était pas anodin pour Victor Choppe. Le FIP Bronze de Marnes se disputait sur des pistes qu’il connaît parfaitement.
« On a commencé le padel ici à Marnes-la-Coquette. C’est cool d’être là, il y a les copains qui viennent voir les matchs, donc forcément c’est spécial. »
Quelques mois plus tôt, il disputait déjà un premier tournoi international lors du FIP Silver de Caen aux côtés d’Armand Darcourt. Une expérience vécue avant tout pour le plaisir mais qui lui avait tout de même permis de récolter six points FIP.
À l’époque, cela semblait anecdotique. Aujourd’hui, il mesure beaucoup mieux leur importance.
« Je commence à réaliser à quel point six points FIP, c’est énorme. »
Ces points lui ont notamment permis d’aborder les qualifications de Marnes avec un statut plus favorable. Associé à Jérôme Inzerillo, il héritait même du statut de tête de série numéro 1 des qualifications.

Une progression construite sur le travail
Lorsqu’on lui demande d’expliquer son ascension récente dans le classement français, Victor Choppe ne parle ni de talent naturel ni de facilité.
Au contraire.
« Franchement, je pense que je suis l’un des mecs les moins talentueux du circuit. »
Une réponse qui surprend au premier abord mais qui résume bien sa philosophie.
Là où d’autres s’appuient principalement sur leurs qualités techniques, lui mise avant tout sur le travail quotidien. Préparation physique, alimentation, récupération, hygiène de vie : tous les détails comptent.
« Je fais très attention à tout ça. J’essaie d’être sérieux dans ma préparation et physiquement je me sens beaucoup mieux sur la piste qu’avant. »
Mais selon lui, la plus grande évolution n’est pas forcément physique.
« J’ai surtout compris qu’il ne fallait pas faire de fautes pour gagner des matchs. »
Une prise de conscience simple en apparence, mais qui a profondément changé sa manière d’aborder les rencontres.
Jouer les meilleurs sans changer son jeu
Comme beaucoup de joueurs en progression, Victor Choppe a longtemps eu tendance à modifier son jeu lorsqu’il affrontait des adversaires mieux classés.
Une erreur qu’il estime avoir corrigée.
« Avant, quand je jouais contre des joueurs plus forts, j’essayais d’en faire plus. Je voulais forcer certaines choses. Aujourd’hui, je ne fais plus du tout ça. »
Sa philosophie est désormais beaucoup plus simple : rester concentré sur son propre niveau de jeu.
« Tout le monde joue bien. Que tu regardes devant ou derrière toi au classement, tout le monde joue bien. Donc il faut surtout être focus sur soi et sur son partenaire. »
Cette approche lui permet aujourd’hui d’aborder les matchs avec davantage de confiance.
« Honnêtement, en dehors des vingt meilleurs Français qui sont vraiment très forts, j’estime que si je fais un bon match, je peux battre beaucoup de monde. »
Une confiance nouvelle qui s’est clairement ressentie durant sa semaine à Marnes.

Bordeaux, l’accélérateur de progression
Pour franchir un cap supplémentaire, Victor Choppe a également choisi de s’entourer d’un environnement plus exigeant.
Même s’il reste basé à Paris, il se rend régulièrement à Bordeaux pour travailler avec JT Peyrou et Dorian De Meyer, au contact de plusieurs des meilleurs joueurs et coachs français.
« Tu t’entraînes dans un environnement où il y a les meilleurs Français. Tu vois leur rigueur, leur manière de travailler et tu apprends énormément. »
Au fil des mois, les liens se sont renforcés avec le staff bordelais.
Concernant JT Peyrou, Victor ne cache pas son admiration.
« Franchement, je l’adore. On s’appelle régulièrement, on débriefe les matchs, parfois on analyse les statistiques ensemble. »
Même constat avec Dorian De Meyer.
« Dodo, c’est un amour. Il joue encore à un très gros niveau et c’est aussi un super coach. »
Plus qu’un simple centre d’entraînement, Bordeaux est devenu pour lui un véritable lieu de progression et d’échanges.
Le top 50 dans le viseur
Malgré cette montée en puissance sur les pistes, Victor Choppe conserve un équilibre important dans sa vie quotidienne.
Contrairement à beaucoup de joueurs, il ne travaille pas dans le padel.
« J’ai mon activité professionnelle à côté et j’adore ce que je fais. Mon premier objectif reste de performer dans mon travail. »
Mais sportivement, les ambitions sont désormais clairement affichées.
Son premier objectif était d’intégrer le top 100 français. Mission accomplie.
La suite est déjà définie.
« Maintenant, c’est le top 50. »
Avant de corriger immédiatement avec un sourire :
« Je voulais dire d’ici la fin de l’année… mais en fait non. Le plus vite possible. »
Après son parcours au FIP Bronze de Marnes et les progrès observés depuis plusieurs mois, cette ambition n’a plus grand-chose d’irréaliste. Au contraire, elle ressemble de plus en plus à la suite logique de son évolution.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !


































































































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