Ils n’étaient même pas censés être là. Et pourtant, Bastien Blanqué et Dylan Guichard ont marqué les esprits au Riyadh P1 en réalisant une performance tout simplement historique face aux numéros 1 mondiaux, Agustín Tapia et Arturo Coello.
Défaits 3/6 6/1 6/2, les Français peuvent néanmoins repartir avec bien plus qu’un simple score : ils ont pris un set aux leaders incontestés du padel mondial, numéro 1 mondiaux depuis près de trois ans. Un exploit rare, d’autant plus marquant qu’ils sortaient des qualifications avec le statut de lucky losers.
Un premier set de folie
Dès l’entame, Blanqué et Guichard entrent dans leur match sans complexe. Pas de surjeu, pas de précipitation. Dylan Guichard fait énormément de dégâts par sa prise d’initiative en smash, tandis que Bastien Blanqué impose un gros volume en fond de court, notamment grâce à son revers et sa bajada.
Les Français sont très agressifs à la volée, coupent les trajectoires et mettent constamment la pression. En face, Tapia et Coello semblent manquer de rythme. Peu d’intensité, plusieurs fautes inhabituelles, et un Tapia clairement en dedans. À 4/3, les Français font le break, puis restent solides sur leur mise en jeu pour s’offrir un premier set totalement mérité.
Le réveil des numéros 1 mondiaux
Ce set concédé agit comme un électrochoc. Tapia et Coello comprennent rapidement qu’il ne faudra pas prendre ce match à la légère. L’intensité monte d’un cran, la précision aussi. Les numéros 1 accélèrent, verrouillent le filet, imposent leur schéma de jeu habituel et étouffent progressivement les Français.
Blanqué et Guichard, logiquement, commencent à forcer un peu plus, les fautes directes s’accumulent et les solutions se raréfient. Les deux derniers sets sont à sens unique : 6/1 6/2 pour les leaders mondiaux, qui reprennent le contrôle total de la rencontre.
Une défaite qui vaut de l’or
Malgré le score final, cette rencontre restera comme une immense performance du padel français. La veille déjà, Blanqué et Guichard avaient signé une victoire référence face à Belluati / Domínguez (2 joueurs du top 70 mondial). Prendre ensuite un set à Tapia / Coello, c’est un exploit rare, réalisé sous les yeux de Cristiano Ronaldo, présent en tribunes.

Cette performance rappelle les grands souvenirs du padel français, comme lorsque Benjamin Tison avait pris un set à Galán / Lebrón à ses meilleures heures. Elle prouve surtout que Blanqué et Guichard peuvent rivaliser avec le très haut niveau mondial, y compris face aux meilleurs.
Du positif et des points précieux
Au-delà de la symbolique, cette rencontre rapporte 45 points FIP, précieux pour la suite de la saison. Mais surtout, elle apporte de la confiance, de l’expérience et une certitude : les Français ont le niveau pour bousculer des joueurs du top mondial.
Ils repartent de Riyad avec bien plus qu’un simple seizième de finale : un match référence, un exploit inscrit dans l’histoire récente du padel français, et de belles promesses pour la suite de la saison.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































Bruxelles P2 : Touly et Parmigiani signent une victoire référence face à deux joueuses du top 50 mondial pour se qualifier en tableau final
FIP Tour : un beau contingent français engagé à Kuala Lumpur, Bari et Chypre
Où voir le Bruxelles P2 ?
Maxi Arce sur sa nouvelle association avec Juan Tello : “Cela peut être une paire pour le Mondial”
Soubrié / Majdoubi favorites d’un P1500 dames très ouvert à Agen
Lucas Potel, un jeune espoir de la All In en pleine ascension
Bruxelles P2 : Seurin et Vanbauce stoppés au dernier tour des qualifications par Oria / Gutiérrez
Un P1500 dames très dense au Padel Plus Agen avec plusieurs prétendantes au titre
Casa Padel ouvre un nouveau club d’exception à Croissy-Beaubourg
Claudia Fernández : “Je me vois numéro 1 à 25 ou 26 ans”
Bruxelles P2 : coup d’envoi du tableau principal avec Guichard / Geens en tête d’affiche de cette première journée
Siux verrouille Augsburger jusqu’en 2040 : un contrat inédit dans l’histoire du padel
Les Assises du Padel poseront leurs valises à Marseille pour la troisième édition
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Cédric Carité : 34 ans de padel et toujours la même obsession, mieux former les coachs
P1000 Friendly Padel Club : le rendez-vous des Caraïbes, formation et soirée spécialiste à Saint-Martin
Uprise Padel : un camp d’exception pour entrepreneurs lancé à Marbella avec Amélie Détrivière
Coello / Tapia : une réponse tactique structurée face aux smasheurs de gauche
Le padel : cocktail parfait de réflexe et de stratégie
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
« Tenemos prisa » : la signature Galán / Chingotto
Tournois coachés : accélérateur de progression… ou dérive du padel amateur ?
10 situations que tous les joueurs de padel ont déjà vécues
Combien de joueurs au padel ? Toutes les configurations possibles
Padel et vélo : une complémentarité efficace pour la performance et la santé
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Le Panse Academy se renforce avec une implantation au Béziers Indoor Padel