Alejandro Galán est le n°1 mondial, mais il est aussi l’un des joueurs les plus éloquents. Le Madrilène s’exprime pour Padel Magazine sur sa relation parfois critiquée avec Juan Lebron, sa vision du padel du futur et le rôle de la France dans celui-ci.
Pour lire la retranscription sur l’association des joueurs dont il est le président cliquez ici ! Ale Galán :”Un circuit des joueurs pour le futur”
“Les gens doivent comprendre : on joue pour gagner”
Lorenzo Lecci López : Avec Juan Lebron, lorsque vous arrivez à jouer votre jeu, vous semblez quasiment invincibles. As-tu cette sensation quand tu rentres sur le court et que tu sens que c’est un bon jour ?
Ale Galán :“Non, c’est très dur ! Sur le World Padel Tour, dès le premier tour, c’est très difficile de faire un point. On essaye toujours de donner notre meilleure version, mais les rivaux nous compliquent les choses. Par chance cette saison, les résultats continuent d’être bons pour nous.”
Lorenzo Lecci López : Comment gères-tu la pression du n°1, le fait de devoir arriver dans le dernier carré de tous les tournois ?
Ale Galán :“Au-delà de la pression d’être n°1, chaque année je reprends tout de zéro et je me dis que je veux réussir à être de nouveau le n°1. Si tu as ça en tête, c’est la “Race” qui compte. C’est comme un championnat de foot, c’est celui qui fait le plus de points à la fin qui gagne. La pression vient du fait de l’envie de le faire de nouveau. C’est vrai que je suis très exigeant avec moi-même et que si je perds prématurément dans un tournoi, je le prends mal et je m’entraîne plus dur le lendemain.”

Des techniques différentes
Lorenzo Lecci López : Qui tape plus fort entre Juan Lebron et Ale Galán ?
Ale Galán :“Je pense que nous avons des techniques différentes. J’utilise plutôt la puissance. Lui, s’incurve d’une manière particulière (c’est pour cela qu’on l’appelle el Lobo -le Loup-), et c’est une technique différente.”
Lorenzo Lecci López : Il y eu des critiques concernant la manière qu’a Juan Lebron de te reprocher des choses sur le court. Comment c’est de jouer avec Juan Lebron sur le plan mental ?
Ale Galán :“Juan et moi sommes deux personnes très exigeantes sur le court. Ce qu’il se passe sur les réseaux sociaux, nous essayons de ne pas le lire. La différence entre lui et moi c’est qu’il est beaucoup plus expressif que moi. Lorsque l’on communique, il gesticule beaucoup plus. Dans certains cas, il ne me dit rien de mauvais. C’est dommage car il est critiqué de manière injuste. Nous sommes très exigeants, mais nous n’exigeons pas plus de l’autre que de nous-mêmes. Les gens doivent comprendre que nous jouons pour gagner.”
Lorsque les Suédois vont arriver…
Lorenzo Lecci López : Le padel va toujours plus vite et beaucoup disent que c’est par votre influence. Penses-tu qu’il faut jouer toujours plus vite pour gagner ?
Ale Galán :“Non, tous les matchs nous les préparons différemment. Juan et moi avons confiance et nous essayons d’imposer notre rythme. Nous sommes exigeants dans notre quotidien. Nous essayons d’être de vrais athlètes. Si quelqu’un est vraiment préparé, je ne pense pas qu’il va trouver que notre jeu est si rapide.”
“Le padel sera dans quelques années un sport top au niveau international. Je me souviens la demie qu’on a jouée contre Arroyo et Coelho, je disais qu’ils représentaient le padel 3.0. La balle venait encore plus vite. Ce sont des joueurs de grande taille, puissants. Lorsque les Suédois vont arriver, eux qui sont souvent très grands, je pense que c’est le padel du futur. Tout sera plus professionnel, et la balle ira plus vite.”

La France a un gros potentiel
Lorenzo Lecci López : Tu es le n°1 et tu viens en France. Nous avons de bons résultats sur le WPT, notamment avec Alix Collombon. Comment vois-tu le padel français ?
Ale Galán :“Je pense que c’est un pays avec un très gros potentiel. Un pays avec une forte tradition dans les sports de raquettes. Je pense que rapidement nous pourrons avoir des joueurs français dans le tableau masculin qui joueront les derniers tours. Alix fait de très belles choses en ce moment dans le tableau féminin. Le padel est un phénomène inarrêtable, et des grands joueurs sortiront de la France !

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Il est le monsieur international de Padel Magazine. Vous le verrez souvent sur les différentes compétitions internationales, mais aussi sur les grands évènements français. @eyeofpadel sur Instagram pour voir ses meilleures photos de padel !

























































































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