Le padel évolue vite, et ses outils avec lui. Pour la Coupe internationale des clubs de padel de Málaga, l’AECP a choisi de s’associer à Pango Sports, une plateforme française dédiée au classement et à l’identité des joueurs.

Claude Baigts, président de l’AECP, et Camille Huyghues Despointes, fondatrice de Pango, reviennent sur la naissance de ce partenariat et sur leurs ambitions pour le padel européen.

Une rencontre aux Assises du Padel

La collaboration entre l’AECP et Pango est née lors des Assises du Padel à Paris. Une rencontre qui a rapidement débouché sur des échanges autour des besoins de la Coupe internationale des clubs.

Pour Claude Baigts, l’objectif était clair : faire évoluer les outils utilisés lors de l’événement.

« Le padel évolue énormément, et les outils avec lui. Pour cette édition, nous avions envie de travailler avec des technologies modernes afin de renforcer l’expérience des clubs et des joueurs sur le terrain. »

L’AECP cherchait notamment une solution capable de centraliser plusieurs aspects de la compétition, de la gestion sportive au suivi des participants.

« Pango nous apportait ce dont nous avions besoin, aussi bien pour le joueur que pour l’organisation : un espace ligue pensé de bout en bout, de la carte joueur à la gestion du tournoi. »

Au-delà de la technologie, c’est aussi la philosophie portée par Pango qui a convaincu le président de l’AECP.

« Ce que j’ai vraiment aimé dans cette rencontre avec Camille, c’est sa vision du padel et de la communauté, cette envie de rassembler l’écosystème et d’apporter des solutions à tout le monde du padel. »

Pango, une identité numérique pour les joueurs

Contrairement à la majorité des applications du secteur, Pango ne se concentre pas sur la réservation de terrains. La plateforme veut se placer du côté du joueur, de son niveau, de sa progression et des communautés auxquelles il appartient.

« Pango, c’est la couche joueur du padel : un classement, une identité de joueur et une communauté, construits autour d’un algorithme propriétaire, codéveloppé avec des chercheurs universitaires », explique Camille Huyghues Despointes.

Le projet est né deux ans plus tôt, pendant le Paris Major à Roland-Garros, au cours d’une discussion avec Juanjo Gutiérrez, sélectionneur de l’équipe d’Espagne.

La fondatrice de Pango, déjà passée par plusieurs projets dans la tech, constate alors un manque dans l’écosystème.

« Il existait des milliers d’applications et de groupes WhatsApp pour chercher un terrain ou un joueur afin de compléter une partie, mais aucune application qui recentrait tout le padel d’un joueur au même endroit. »

Pango a donc été pensé comme un espace unique dans lequel un pratiquant peut retrouver son profil, ses résultats, son classement et ses différentes communautés.

Une gestion plus fluide pour la compétition

Lors de la Coupe internationale des clubs de padel de Málaga, chaque joueur disposera d’une carte dédiée, tandis que les résultats et les classements pourront être actualisés en temps réel.

L’AECP pourra également diffuser les actualités de la compétition directement dans le fil de la plateforme.

« Pour cette édition, Pango Sports nous offre un espace dédié : carte joueur, classement en temps réel et possibilité de publier nos actualités sur le feed pour partager ce moment avec toute la communauté du padel », détaille Claude Baigts.

Le changement sera également important du côté de l’organisation. Les outils numériques remplaceront progressivement les méthodes traditionnelles utilisées lors des précédentes éditions.

« La gestion des tournois se fait désormais sur l’application, plutôt qu’à l’ancienne avec nos vieux tableaux Excel et nos feuilles de papier. »

Une évolution accueillie avec humour par celui qui se présente régulièrement comme le « Dinosaure du Padel ».

« Cela me fait entrer dans une nouvelle ère. Je trouve ça formidable de toujours rester à l’affût des nouvelles technologies. »

Rassembler plutôt que remplacer

Pango ne souhaite pas entrer en concurrence avec les plateformes de réservation déjà utilisées par les clubs. L’objectif est plutôt de créer un lien entre les différents environnements dans lesquels évoluent les joueurs.

« On n’a pas voulu aller sur la réservation, parce qu’on veut rassembler, pas diviser le marché. »

Un joueur peut ainsi rejoindre plusieurs communautés au sein de la même application : son club, son école, son entreprise ou encore une compétition particulière.

Il peut également utiliser une carte différente selon la structure dans laquelle il joue, consulter son classement interne et suivre ses statistiques.

« On n’a pas voulu gommer les singularités. On a voulu que tout le monde s’y retrouve. C’est un vrai défi technologique. »

Cette logique commence déjà à dépasser le cadre des clubs traditionnels. À la rentrée, HEC disposera par exemple de sa propre ligue Pango pour l’ensemble de ses étudiants.

Un partenariat appelé à se prolonger

Pour l’AECP, cette collaboration s’inscrit dans un projet plus large autour de la valorisation des clubs.

« L’objectif est de continuer à organiser des événements au sein de l’association afin de promouvoir l’esprit club dans le padel », précise Claude Baigts.

De son côté, Pango souhaite accompagner davantage de joueurs, de clubs et d’associations en France comme en Europe.

« Notre ambition, c’est d’accompagner les joueurs, les clubs et les associations pour qu’ils aient une voix au sein d’une même communauté du padel. »

La Coupe internationale des clubs de padel de Málaga servira donc de première vitrine à grande échelle pour ce partenariat. Un test grandeur nature pour une solution qui entend faire du numérique un outil au service des joueurs, sans perdre le lien avec les clubs et la vie du terrain.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !