La paire française formée par Justin Lopes et François Authier a réagi à chaud après sa victoire probante sur le score de 6/4 6/4 face à Pedro Garcia Consuegra (264) et Miguel Briega Ramos (279).

Padel Magazine : Qu’est-ce que cela fait d’être la première paire française à gagner un match sur un Open du World Padel Tour en France – et de marquer 5 points au passage ?

Justin Lopes : Eh bien ça fait du bien, ça fait plaisir, surtout que ces derniers temps, avec François, on ne peut pas dire qu’on ait réalisé nos meilleures performances.

Jouer le WPT, ça nous fait du bien, ça nous permet d’affronter d’autres joueurs également, c’est un nouveau bol d’air. Et du coup, on va essayer de se battre cet après-midi lors de notre prochain match (à suivre à partir de 17 h), ce sera contre un joueur qu’on connaît très bien, Aitor García  Bassas (92e au ranking), avec qui j’avais déjà joué un tournoi – et à cette époque il était déjà monstrueux. J’espère que nous sommes devenus un petit peu plus forts qu’il y a trois ou quatre ans. En tout cas j’ai hâte, on joue dans de bonnes conditions, mais le plafond n’est pas très haut : il va falloir bien lober, et en tout cas, on va se battre et s’accrocher.

Parlez-nous du deuxième set, où vous êtes menés 0/40 sur votre service, puis 40/0 sur service adverse, et vous gagnez les deux jeux.

François Authier : Oui, il fallait le faire à ce moment-là, ce qui est bien c’est qu’on s’est battu sur tous les points, on ne voulait lâcher, aucun jeu. On y a cru en étant agressif sur ces jeux et on y est arrivé.

Parlez-nous de ce punto de oro où vous avez changé de côté, sans jouer à l’australienne…

Justin Lopes : C’est vrai qu’avec François, on a une facilité à jouer des deux côtés, même si je ne me sens pas très bien à gauche. Le but, c’était d’obliger le retourneur à réfléchir, sachant qu’il retournait bien long de ligne, il contrait bien et avait une bonne petite main. Alors je me suis dit “allons-y”, je suis monté tout droit, en espérant que ça allait contrarier le relanceur. Ça n’a pas fonctionné aussi bien que j’espérais car je voulais qu’il rate dès le retour, on a dû batailler quand même dans le diagonale et je suis très content de m’en être sorti.

C’est vrai que le punto de oro, c’est quelque chose qu’on a bien connu en France à l’époque. On en gagnait beaucoup, on sait les jouer, on n’a pas peur, on y va. Je pense que ça peut nous avantager pour le prochain match où, a priori, nous seront moins forts que nos adversaires. En tout cas, on va tout donner.

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jérome arnoux journliaste

Après 40 ans de tennis, Jérôme tombe dans la marmite du padel en 2018. Depuis, il y pense tous les matins en se rasant… mais ne se rase jamais pala en main ! Journaliste en Alsace, il n’a d’autre ambition que de partager sa passion avec vous, que vous parliez français, italien, espagnol ou anglais.