Quand Fernando Belasteguín, la plus grande légende de l’histoire du padel, parle… le circuit écoute forcément.

Et après la démonstration réalisée par Ale Galán et Fede Chingotto au Buenos Aires P1, l’ancien numéro 1 mondial a lâché une phrase qui résume parfaitement la dynamique actuelle du circuit :

“Aujourd’hui, Ale Galán sent qu’avec ce Chingotto, il peut redevenir numéro 1 mondial.”

Une déclaration loin d’être anodine.

Car depuis plusieurs semaines, et encore plus depuis Buenos Aires, une sensation devient de plus en plus claire : Fede Chingotto est peut-être actuellement le joueur le plus en forme du monde.

Un Chingotto monstrueux depuis le début de saison

Depuis le lancement de cette saison 2026, l’Argentin impressionne dans tous les compartiments du jeu.

Physiquement, il semble encore avoir franchi un cap :

  • ultra explosif
  • capable de défendre des zones immenses
  • toujours parfaitement replacé
  • et surtout capable de maintenir une intensité folle pendant tout un match

Mais c’est surtout tactiquement qu’il impressionne.

Chingotto joue juste quasiment en permanence. Très peu de fautes directes, des choix parfaits dans les moments importants, une qualité de relance exceptionnelle… il est devenu un véritable métronome.

La diagonale contre Coello a totalement tourné

Et le plus impressionnant, c’est qu’il semble désormais clairement prendre l’ascendant sur son rival direct dans la diagonale : Arturo Coello.

Pendant longtemps, beaucoup considéraient cette diagonale comme favorable au numéro 1 mondial grâce à sa puissance et sa capacité à terminer les points rapidement.

Mais aujourd’hui, Chingotto arrive totalement à casser ce rythme.

À Buenos Aires, il a constamment :

  • ralenti le jeu quand il le fallait
  • obligé Coello à rejouer une balle supplémentaire
  • parfaitement couvert les zones
  • et surtout créé des conditions idéales pour qu’Ale Galán puisse finir les points

Le MVP total de la finale de Buenos Aires

La finale du Buenos Aires P1 a probablement été l’exemple parfait de cette domination actuelle.

Avec une victoire expéditive 6/2 6/1 face à Tapia / Coello, Chingotto a totalement dominé les débats.

Très agressif en retour, parfait dans les transitions filet/défense, toujours bien placé tactiquement… il a donné l’impression de contrôler totalement le tempo du match.

Et surtout, il a semblé mentalement au-dessus des numéros 1 mondiaux.

Là où Tapia semblait frustré et sans solution, Chingotto dégageait au contraire une sérénité et une confiance énormes.

Galán retrouve une version dominante de lui-même

Évidemment, le niveau retrouvé d’Ale Galán joue aussi énormément dans cette domination actuelle.

Mais justement, c’est probablement là que la phrase de Belasteguín prend tout son sens.

Avec ce niveau de Chingotto :

  • Galán peut jouer plus libéré
  • prendre davantage de risques offensifs
  • et surtout économiser énormément d’énergie mentale et physique

Le duo paraît aujourd’hui parfaitement complémentaire.

Le trône n’a jamais semblé aussi accessible

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 5 titres cette saison
  • 3 victoires consécutives contre les numéros 1 mondiaux
  • aucun set perdu au Buenos Aires P1

Et surtout, une impression visuelle très forte :

  • aujourd’hui, ce sont eux qui contrôlent le rapport de force.

Alors quand Fernando Belasteguín affirme que Galán peut redevenir numéro 1 mondial grâce à cette version de Chingotto, difficile de ne pas lui donner raison.

Car actuellement, le duo hispano-argentin apparaît clairement comme la paire la plus forte du circuit.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !