Lors du Madrid P1 et du Summit Padel organisé par ASICS, nous avons eu l’occasion de rencontrer Victor Stjern, joueur suédois et membre historique de l’équipe nationale de padel de Suède. Victor revient avec nous sur l’évolution du padel en Suède, ses défis en tant que joueur semi-professionnel, et son souhait de voir la Suède rivaliser avec les grandes nations du padel, notamment la France.
On peut dire que les joueurs suédois d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’il y a six ans. Qu’est-ce qui a changé ?
Victor Stjern : C’est vrai, il y a six ans, pour nous, le padel était un hobby. On jouait deux fois par semaine, c’était pour s’amuser. Aujourd’hui, c’est devenu un véritable sport. À l’époque de Marbella, c’était toujours un hobby, mais maintenant, avec des tournois comme à Sardaigne et ici à Madrid, c’est à la fois un hobby et un travail pour nous.
Tu veux dire que c’est devenu ton métier ?
Victor Stjern : Oui, en quelque sorte. Mais j’ai aussi un emploi classique en bureau, car actuellement, il est impossible de vivre exclusivement du padel.
Tu es proche de pouvoir vivre du padel, mais tu préfères garder ton emploi ?
Victor Stjern : Pour l’instant, c’est impossible. Les sponsors ne suffisent pas, et comme tu le sais, les prix des tournois ne sont pas assez élevés. Si tu n’es pas dans les tournois Premier Padel, c’est compliqué de s’en sortir financièrement.
On entend dire que le padel est en plein essor en Suède, avec environ un million de joueurs. Tu confirmes ce chiffre ?
Victor Stjern : Oui, c’est vrai. Cela représente environ 10 % de la population.

Comment expliques-tu ce phénomène en Suède ?
Victor Stjern : Le padel a explosé en Suède, mais il y a encore des difficultés. Par exemple, même si le sport se développe, il est difficile pour nous, les joueurs, de vraiment percer et d’en vivre. Nous avons une nouvelle génération de joueurs qui arrive, mais pour le moment, seuls Windal et moi sommes toujours présents dans l’équipe depuis Marbella, il y a trois ans.
Tu penses que ton avenir dans l’équipe nationale est compté ?
Victor Stjern : Oui, peut-être. Mais je soutiens toujours la Suède et j’espère que nous pourrons battre la France.
Est-ce ton rêve de jouer contre la France et de les battre ?
Victor Stjern : Bien sûr ! Nous avons toujours en tête cette défaite contre la France lors du match pour la médaille de bronze à Marbella. Les joueurs français ont dansé pour célébrer leur victoire pendant que nous pleurions. Depuis, nous poursuivons la France, l’Italie, et le Portugal.
La Suède est souvent juste derrière ces équipes, non ?
Victor Stjern : Oui, on est toujours un pas en arrière. La France, l’Italie, et le Portugal sont légèrement devant nous. La Suède et la Belgique viennent ensuite, mais nous avons des jeunes joueurs de 18 à 20 ans qui montent et pourront peut-être changer la donne.
Et après l’équipe nationale, ton objectif est de continuer sur le circuit FIP ?
Victor Stjern : Non, je ne jouerai plus sur le circuit FIP. Je suis frustré par le système actuel. Ils ne prennent pas assez en compte les joueurs qui ne sont pas dans Premier Padel. Je pense que le système actuel néglige la nouvelle génération.
Que faudrait-il changer selon toi ?
Victor Stjern : Il faudrait imposer des règles. Par exemple, interdire aux joueurs du top 100 de participer aux tournois FIP Rise. Il faut structurer les catégories pour donner des chances aux jeunes joueurs de progresser. Le système actuel ne permet pas de monter rapidement dans le classement.
Tu penses donc que les joueurs du top 100 devraient être exclus de certains tournois FIP ?
Victor Stjern : Oui, exactement. Le FIP Promotion devrait être réservé à certains joueurs, tout comme le FIP Rise et le FIP Star. Il faut plus de catégories intermédiaires, avec des points et des cash-prizes adaptés.
En Suède, vous avez beaucoup de tournois, donc tu n’as pas besoin de voyager autant que dans d’autres pays, non ?
Victor Stjern : C’est vrai, mais cela reste une question de financement. Même si on a des tournois en Suède, les meilleurs joueurs viennent souvent dans les FIP Rise, et cela rend la compétition très relevée. Il faudrait plus de tournois locaux avec moins de joueurs bien classés.
Tu viens du tennis, comment as-tu découvert le padel ?
Victor Stjern : En Suède, la plupart des joueurs de padel viennent du tennis. Moi, j’ai joué au tennis jusqu’à mes 21 ans, avec le rêve de participer à Roland-Garros. Quand j’ai réalisé que je n’avais pas le niveau pour percer, j’ai commencé à travailler et j’ai découvert le padel en 2017.
Jouer à Roland-Garros en padel, ce serait un rêve pour toi ?
Victor Stjern : Oui, ce serait incroyable, mais pour l’instant je n’ai pas assez de points pour cela.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































Josemaría et González se font peur mais retrouvent le chemin de la finale à Valladolid
Coello et Tapia : une mécanique parfaitement huilée sur les pistes rapides, Lebrón et Augsburger, le vrai test ?
Championnat de Martinique 2026 : le programme des phases finales
Coki Nieto : “Dans quelques années, je me vois jouer à droite” Une évolution qui aurait du sens ?
Maxime Joris : « Si Bastien Blanqué ne m’avait pas appelé, j’aurais terminé l’année avec Jérémy Robert »
Diego Garcia et Teri Groll : du tennis au padel, un parcours commun vers la victoire
Maxi Sánchez : « Les joueurs doivent apprendre à protéger leur gagne-pain »
FIP Tour : Guichard et Geens en demi-finale du FIP Gold Abidjan, les filles entrent en lice au FIP Silver Giulianova
Wiltord et Malbranque remportent la première édition de la 4PADEL Football Cup
Casa Padel poursuit son développement avec l’ouverture d’un nouveau club à Croissy-Beaubourg
Quart Valladolid P2 : Chingotto quitte la piste pour vomir… puis revient avec le sourire
Où voir les demi-finales du Valladolid Premier Padel P2 ?
Business – City Padel s’associe à Pierre & Vacances, Work and Padel et Padel Génération pour ouvrir trois nouveaux centres
Groupement Padel Reference – Une nouvelle vision pour accompagner les clubs de padel
Allure : le business club 100% féminin qui mise sur le padel
Pourquoi le marché du padel français est devenu la référence mondiale de la croissance maîtrisée
Au plus haut niveau, les coachs font-ils désormais gagner autant de matchs que les joueurs ?
Araújo au-dessus du lot : les statistiques des meilleures smasheuses de 2026
Réforme 2027 de la FIP et de Premier Padel : beaucoup de communication… pour des changements finalement limités
Premier Padel et la FIP préparent une réforme majeure pour 2027 : ce qui va changer pour les joueurs
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
Chingotto et Galán ont aussi gagné le match des bancs face à Libaak et Chozas
Pourquoi la progression au padel passe d’abord par la compréhension du jeu
Galan face à sa plus grande difficulté : accepter l’imperfection contre Coello et Tapia
Le mythe du partenaire parfait existe-t-il vraiment au padel ?
Comment les circuits professionnels de Padel fonctionnent-ils ?
Premier Padel supprimera-t-il les têtes de série ? L’idée de Chingotto relance un vrai débat
FIP Promises Paris by WME Sports : prévention, récupération, blessures… les médecins (Mani et Clédassou) alertent sur les enjeux du padel chez les jeunes
Italy Major : Javi Leal toujours à la recherche d’un déclic en 2026
Le padel professionnel devient-il un sport de plus en plus physique ?
Galán et Chingotto sont-ils en train de prendre définitivement l’ascendant sur Tapia et Coello ?
Le P1000 de Reichstett de retour du 17 au 19 juillet
Comment se forment les jeunes Espagnols en padel et en tennis à Barcelone ?