Présent au FIP Silver Côte du Midi au Set Padel Narbonne avec Thibaut Pech, Ludovic Cancel revient sur son année 2025, ses multiples partenaires, son positionnement sur le terrain, ses ambitions sportives et son regard sur l’équipe de France.
Une saison en mouvement
Beaucoup de partenaires différents, des résultats irréguliers… Ludovic Cancel explique :
“Il n’y a pas vraiment eu de ligne directrice. J’ai changé de partenaire en fonction des opportunités. J’ai joué aussi bien à gauche qu’à droite, ce qui m’a amené à tourner selon les disponibilités des uns et des autres.”
Sur l’importance de la régularité :
“C’est sûr que pour bien jouer, la stabilité avec un partenaire est importante. Mais je n’ai pas eu cette chance cette année.”
Une collaboration avortée avec Alexis Coulombeau
“Au départ, on devait enchaîner l’année ensemble avec Alexis. Finalement, il a préféré jouer avec Jérémy Garcia. C’est son choix. Il a fait un bon résultat contre Tison/Forcin, peut-être que ça l’a influencé. Résultat : j’ai dû chercher d’autres partenaires pour les autres tournois.”
Polyvalence : atout ou frein ?
“Je sais que ma polyvalence peut faire peur. On ne sait pas toujours si je joue à gauche ou à droite. Mais j’ai toujours défendu cette capacité à jouer des deux côtés. Cette année, je me suis plus entraîné à droite, avec Alain Henry au Club du Mas à Perpignan, pour élever mon niveau dans ce rôle.”
“Oui, le fait de changer souvent de partenaire peut être un handicap, car les automatismes mettent du temps à se créer. Mais ça permet aussi de mieux se connaître, de savoir ce qu’on aime ou non chez un partenaire.”

Le bon profil recherché
“Je cherche un partenaire stable, avec qui je m’entends bien, et avec qui on peut être compétitifs. J’espère que ça pourra se faire après les Championnats de France. Je me vois aujourd’hui évoluer à droite.”
“Il y a de plus en plus de joueurs très puissants à gauche. Moi, je peux être un joueur agressif à droite, tout en gardant mes qualités défensives. J’ai plus de marge de progression dans ce rôle.”
Le padel évolue
“Ça fait 7 ans et demi que je suis sur le circuit. Depuis deux ans, tout va plus vite. Les balles sont plus rapides, les joueurs tapent plus fort, défendent mieux. Avant, on pouvait faire des points faciles sur des vitres, aujourd’hui tout le monde sait défendre.”
FIP et P1000 : deux mondes qui coexistent
“Je suis plus présent qu’avant sur le circuit FIP, mais je reste aussi très actif en France. Gagner un P1000, aujourd’hui, c’est très compliqué. Le niveau est monté. Dès les premiers tours, il faut être à fond. Il n’y a plus de matchs faciles.”
“J’ai gagné entre 7 et 10 P1000, je n’ai pas compté. J’en gagne plus aujourd’hui qu’avant, mais il faut s’accrocher. Tout le monde tape fort, défend bien, le padel français a beaucoup progressé.”
Les axes de travail
“Ce que je dois améliorer, c’est l’explosivité, la vitesse de remontée au filet, l’agressivité sur les volées. Comme je suis parfois trop loin, je tape les balles plus bas. Le travail est essentiellement physique.”
“Je travaille avec Alain Henry. Cette année, je ne faisais qu’un entraînement et demi par semaine à cause de mon travail. Mais l’an prochain, je serai à 50 % et je pourrai m’impliquer davantage. Il y a du boulot, mais je suis prêt.”
Objectif équipe de France ?
“Un stage en équipe de France ? Bien sûr que ce serait un rêve. Je pense que je suis au niveau des remplaçants, mais les titulaires sont quand même au-dessus. Ça ne dépend pas de moi. Ce que je peux contrôler, c’est mon entraînement et mes performances.”
“Si j’ai le niveau, j’y serai. Si j’ai un niveau équivalent à d’autres, alors le choix appartiendra au sélectionneur. Mais je ne suis pas loin.”
Le quiz : la sélection idéale selon Ludovic
À gauche : “Blanqué, Fonteny, Forcin, Vanbauce s’il est rétabli, et pourquoi pas Jérémy Robert pour une première expérience.”
À droite : “Bergeron, Tison, Guichard, Joris. Et peut-être Julien Seurin pour faire tourner. Il n’a pas encore été pris, mais c’est un profil intéressant, même si la présence déjà de deux gauchers peut compliquer son intégration.”
“Il y a aussi Timéo Fonteny, qui est pour moi une évidence. Et pourquoi pas Yoann Boronad ?”
Yoann Boronad : un profil sous-estimé ?
“Avec Timéo, ils forment une paire complémentaire. Timéo brille, Yoan travaille. Il use les adversaires. Ce n’est pas flashy, mais c’est essentiel. Beaucoup de joueurs n’aiment pas l’affronter car la balle revient sans cesse.”
“Moi, j’aime jouer contre des joueurs comme lui. On est un peu dans le même style. Mais pour les joueurs très agressifs, c’est parfois agaçant. Yoan pourrait mériter une première sélection s’il performe fin juillet à Perpignan.”
“Aujourd’hui, je veux me stabiliser, progresser physiquement, et pourquoi pas viser un stage en équipe de France. Le niveau monte partout. Je continue à m’entraîner, à jouer les P1000, à faire des FIP. On verra jusqu’où ça me mène.”
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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