Avant de plonger dans le grand bain du Paris Major 2025, Ariana Sánchez et Paula Josemaría, actuelles n°2 mondiales, se sont confiées sans détour sur leur forme actuelle, la montée en puissance des rivales, le développement international du padel, l’importance du tournoi de Roland-Garros et la longévité exceptionnelle de leur duo.
« Notre niveau n’est peut-être pas au maximum, mais les rivales sont très fortes »
Question : On observe de plus en plus de paires capables de gagner des tournois. Est-ce parce que votre niveau a baissé ou parce que vos rivales ont progressé ?
Paula Josemaría : « Je crois que c’est un peu des deux. Notre niveau n’est peut-être pas le meilleur actuellement, mais nous nous accrochons, comme cela a déjà été le cas par le passé. En parallèle, les autres paires jouent à un très haut niveau. C’est donc une combinaison des deux facteurs. »
« Le padel doit devenir international »
Question : Le padel reste dominé par les Espagnols et les Argentins, mais on voit un développement dans beaucoup de pays, dont la France. Comment voyez-vous cette évolution ?
Paula Josemaría : « Oui, aujourd’hui encore le padel est dominé par les Espagnols et les Argentins, mais il y a de plus en plus de joueurs d’autres pays qui montent dans le classement. En France par exemple, on a Alix (Collombon), Léa (Godallier) et beaucoup d’autres joueuses qui progressent. C’est essentiel que ce mouvement continue si l’on veut que le padel devienne un jour olympique. La Fédération française fait un bon travail, mais il faudra du temps. L’important est que les drapeaux de nombreux pays soient représentés dans les tableaux. »
« Retrouver régularité et confiance »
Question : Après cinq ans ensemble, vos rivales connaissent bien votre jeu. Que faut-il travailler pour rester compétitives ?
Ari Sánchez : « Nous devons retrouver notre régularité et notre confiance. Les rivales nous étudient, elles savent ce que nous allons faire. Nous travaillons pour être plus imprévisibles. Cela ne marche pas encore comme on le voudrait, mais nous savons qu’en retrouvant notre base, nous pouvons revenir au plus haut niveau. Nous sommes compétitives et nous voulons à nouveau tout gagner. »
« Cinq ans ensemble, une exception dans le padel »
Question : Dans le padel, les changements de partenaires sont fréquents. Avez-vous parfois évoqué une séparation ?
Sanchez / Josemaría : « La vérité, c’est que changer est devenu la norme : certaines paires durent un tournoi, d’autres trois, d’autres cinq. Nous, nous sommes l’exception. Cela fait déjà cinq ans que nous jouons ensemble. C’est incroyable quand on pense à tout ce que cela implique, s’entraîner chaque jour, partager autant de choses. Nous avons même une base de fans qui ne nous soutiennent pas individuellement mais en tant que duo : Ari et Paula. C’est très spécial. »
« C’est vrai que dans le padel, les changements de partenaires sont constants. Il arrive que des joueuses te contactent pour proposer une association, même dans le Top 10. Cela fait partie du circuit. Dans notre cas, nous sommes une exception car nous jouons ensemble depuis longtemps, mais oui, ces sollicitations existent. »
« On sait que beaucoup de paires se forment et se séparent en coulisses après des appels ou des discussions. Ce n’est pas notre situation actuelle, mais c’est quelque chose de très courant dans le padel professionnel. »
« L’Espagne domine grâce à ses structures »
Question : Quel est le secret de la domination espagnole dans le padel ?
Paula Josemaría : « Le secret, c’est l’entraînement. En Espagne, nous avons une grande concentration d’entraîneurs, de préparateurs physiques, de psychologues du sport… Cela crée un environnement unique. Beaucoup de jeunes d’autres pays viennent s’entraîner en Espagne pour progresser. C’est ce qui maintient notre avance. Mais cela change déjà : on voit des matchs avec quatre nationalités différentes sur la piste. Dans quelques années, ce sera encore plus fréquent. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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