L’image de Federico Chingotto soulevant le trophée du Buenos Aires P1 aux côtés d’Alejandro Galán a marqué tout un pays. Mais au-delà du titre, c’est surtout le discours de l’Argentin après la finale qui a touché le public.
Très ému en conférence de presse, le joueur d’Olavarría a livré un témoignage puissant sur son parcours et sur tout ce qu’il a traversé avant de devenir l’un des meilleurs joueurs du monde.
« Tout cela ressemble à un rêve. Depuis que je joue avec Ale, on dirait qu’il a défoncé toutes les portes qui étaient bloquées pour moi », a confié Chingotto.
Des sacrifices énormes avant le succès
Car avant de briller sur les plus grandes pistes du monde, le “Super Ratón” a connu les galères du sport de haut niveau.
Pendant des années, Chingotto traversait l’Argentine pour jouer des tournois, parfois après plus de 1000 kilomètres de route. Pour économiser l’hôtel, il dormait dans la voiture avec son père ou sa mère.
Sa famille se battait pour financer sa carrière :
- organisation de tombolas,
- ventes de pâtes,
- aides de proches,
- commerces locaux qui donnaient de la nourriture pour les déplacements.
Des sacrifices énormes que Chingotto n’a jamais oubliés.
“Qu’ils voient que c’est possible”
Après son titre à Buenos Aires devant son public, le message du joueur argentin allait bien au-delà du simple padel.
« Le message que j’essaie de transmettre est simple : qu’ils me regardent et qu’ils voient que c’est possible. Peu importe les limites physiques, peu importe d’être moins puissant. Il faut croire en ses rêves, travailler, tout donner et profiter du processus. »
Avec son mètre 70, dans un circuit dominé par des joueurs beaucoup plus grands et puissants physiquement, Chingotto est devenu l’exemple parfait qu’il est possible de réussir autrement.
Là où beaucoup dominent par la puissance, lui impose :
- son intelligence tactique,
- son activité permanente,
- sa résilience,
- et une intensité incroyable dans les échanges.
Le symbole du joueur qui n’abandonne jamais
Aujourd’hui numéro 2 mondial avec Alejandro Galán, Chingotto traverse probablement la meilleure période de sa carrière.
Sur la finale du Buenos Aires P1, il a totalement dominé les débats face à Tapia et Coello, au point d’être considéré par beaucoup comme le MVP du match.
Mais ce qui touche autant le public, c’est surtout l’histoire derrière le joueur.
« Parfois les choses prennent plus de temps, ou peut-être qu’elles n’arrivent jamais. Mais l’important est de se surpasser chaque jour et de savoir qu’on a tout donné. C’est ça la plus grande victoire », a conclu l’Argentin.
L’ovation du Parque Roca n’était pas seulement destinée à un champion. Elle était aussi pour ce jeune joueur qui dormait autrefois à l’arrière d’une voiture en poursuivant un rêve devenu aujourd’hui réalité.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


































































































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