L’édito de Franck Binisti : Il répond aux questions et aux commentaires liés à un sujet d’actualité. Il donne quand cela est possible son avis. Les critiques sont toujours les bienvenues.
La nouvelle réglementation de la FFT autour de l’obligation pour les organisateurs et clubs d’organiser des tournois de padel dames semble ne pas faire l’unanimité.
Je vais essayer de répondre aux commentaires et de vous donner mon opinion sur ce thème.
De quoi parlons-nous ?
D’abord, partons du principe que tout le monde veut promouvoir le padel féminin et d’ailleurs le padel en général… On enfonce donc des portes ouvertes en développant ce thème.
Mettons-nous d’accord sur le fait que les clubs et organisateurs de padel sont les premiers à faire le maximum pour développer le padel féminin depuis plusieurs années.
Les intérêts de la FFT et des clubs sont donc les mêmes.
Le manque de compétitrices n’est pas propre à notre sport, ni à la France. De plus, les intérêts des joueuses sont très différents : on distingue des compétitrices avec des ambitions sur le circuit français et des compétitrices dont l’approche est plus « loisir ».
Enfin, puisque le sujet concerne la compétition, nous parlons d’environ 1500 compétitrices dont une bonne moitié ne semblent pas avoir le souhait de faire plus de tournois que ce qui leur est proposé.

Commencer par le début, une bonne idée ?
Ne devrions-nous pas commencer par le commencement, c’est-à-dire “créer” des joueuses, puis dans un second temps des compétitrices avec une véritable politique de développement autour du padel féminin ?
La compétition, les tournois, c’est un aboutissement à mon sens. Il faut donc d’abord l’environnement pour faire naître des joueuses de padel.
Forcer un club de padel à proposer un tournoi dames crée-t-il un environnement positif autour des joueuses ? Sans trop prendre de risques, il me semble que ce n’est pas le cas ou alors à un degré très marginal.
J’irais même plus loin : obliger les clubs à organiser des tournois dames, n’est-ce pas contreproductif ? En effet, on le sait, il arrive souvent que les tableaux dames soient relativement vides. Parfois, les épreuves sont repoussées ou annulées. En faisant cela, est-ce motivant pour les joueuses, est-ce un signal positif pour le développement du padel féminin ?
Ensuite, qu’est-ce qu’une politique de développement du padel féminin ? Pour l’instant ce sont des mots mais qui ne veulent absolument rien dire car la seule vision que nous ayons à l’heure actuelle, c’est cette petite partie dans le guide de la compétition des tournois de padel.
Ne devrions-nous pas plutôt mettre en place un véritable système de promotion autour du padel dames ? D’abord, essayer de les faire venir au padel, les accrocher à ce sport pour qu’elles deviennent sur le long terme des joueuses régulières, dont certaines compétitrices.

Comment “créer” des joueuses ?
- Les discothèques
- Les sites de rencontres
Il faudrait voir précisément leurs méthodes et essayer de les adapter à notre sport.
Va-t-on créer des joueuses en obligeant les clubs à faire des tournois ?
Poser la question est déjà vexant pour les clubs et organisateurs. N’ont-ils pas déjà prouvé leur travail pour la promotion du padel féminin avec toutes leurs actions réalisées ? Ne pensez-vous pas que l’on peut leur faire confiance pour continuer dans cette voie ?

De nombreux thèmes dans le sujet ont été abordés autour des tournois dames et de l’obligation pour les clubs d’en faire.
1/ Est-ce le bon moment pour le faire ? Maintenant ? Dans les conditions que nous connaissons ?
2/ Est-ce qu’une Fédération peut interférer à ce point dans la vie d’un club ? C’est loin d’être si évident si on en croit de nombreux acteurs directement concernés.
3/ Cette mesure est-elle applicable ? Nous sommes en train de parler de 1500 compétitrices dont les deux tiers font très peu de tournois. Et ces compétitrices sont souvent dans les mêmes régions. Et je ne parle pas du delta énorme en termes de niveau…
4/ Et enfin pour l’avoir vu et subi (comme modeste petit organisateur de quelques tournois dames) : quand on prend du temps à organiser un tournoi dames et qu’au final, comme malheureusement trop souvent, on a un tableau qui n’est pas très fourni, et qu’en plus on se voit confronté à des écarts de niveau très importants entre des paires qui se connaissent très / trop bien, on se retrouve avec des joueuses mécontentes qui ne referont plus de tournois padel dames. C’est frustrant pour tout le monde, et en plus ce n’est pas positif pour l’image du club / organisateur…
Ma conclusion
Cette notion d’obligation me gêne évidemment. Comme si les clubs ne faisaient pas le job.
La promotion du padel dames doit se faire. Mais n’a-t-on trouvé que ça pour promouvoir le padel féminin ?
Pour ma part, je trouve que ce règlement fait porter des responsabilités aux clubs et joue sur leur crédibilité dans les cas où la compétition est annulée. Et l’on sait qu’il arrive fréquemment que des tournois dames soient annulés.
Pour info voici une citation :
Avec cette mesure, on a l’impression que la FFT dit aux clubs qu’on ne joue pas le jeu. Or c’est la FFT qui ne joue pas le jeu en ne lançant pas une réelle politique du développement chez les dames.
Elle reporte ses carences sur les clubs qui en font déjà beaucoup.
On a l’impression par cette mesurette que ça va faire quelque-chose. Qu’on me cite un endroit où des règlements de ce genre ont apporté quelque-chose de bénéfique dans un sport. Et surtout : quelle tristesse de voir que pour développer le padel féminin, on impose aux clubs de suivre une réglementation particulière de ce type.
Le problème de base, c’est qu’il faut déjà créer des joueuses avant de penser compétition. Or comme souvent, la FFT mise tout sur la compétition, les gros clubs, les meilleurs joueurs et jamais sur la base, la création de joueurs.
Affligeant.
Voici une autre citation :
“(…) Aucune concertation, la FFT a dû écouter les gros clubs qui sont dans les grandes villes comme Paris, Toulouse, Lille, Lyon… les autres sont oubliés.”
Ces propos ne sont pas les miens. Je trouve que ce côté jacobin de la FFT est d’une extrême maladresse. Les clubs sont à fleur de peau… Il ne faudrait pas grand chose pour que ça parte.

Enfin encore une fois, c’est le terrain / le back office qui parlera…
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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